LA CHAH ION E
AM. Lucat Madratsi,
Le reste est iiii mystère ignora de la foule.
L'ombre a noyé la vieille place aux noirs piliers, Où Jeanae fut brdlée autrefois toute vive ; Les quais dorment et la détresse des chantiers S'atteste au bras levé de leur ^rue inactive.
Mais voici que, soudaïne, à travers les quartiers, Une angoisse s'étend de l'une à l'autre rive, Et l'heure du sabbat (c'est jour de Pftque juive) Sonne à la cathédrale appelant tes sorciers<
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L* GOtmOHNE t
Oa seot dans l'air pesant qu'une menace couve Le bouc tette la nuit aux mamelles de louve.
La malédiction pèse sur le damoé.
Ivresse, tu sévis chez les filles de joie.
Déchaînée, et l'écho retentit de la proie Qu'entame la rigueur du centaure aviné.
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LA CBARSOH DM V
A M. Adrien Mitkoaard.
Au «iach«r dn aoleil, 1« soir d'un TCidndi 1
O cité rocailleuse, ancien nid à c Où est le temps qae, prompte à conquérir les flots. Par le bras d'un Surcouf, effroi des matelots, Tu donnais k retordre & la vieille Angleterre ?
Te voilà devenue un attrait balnéaire ; Au pied de tes remparts flamboie un casinc L'étran^r au café feuillette les journaux, Et se prélasse à la musique militaire.
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LÀ COUIIOHNI D
Dinard t'envoie uo bruit de fâte, et Paramé 5 relents d'un bouquet parfumé, Dcber à jour emplit l'air de ses cloches,
irdes toujours, malgré ces bruits joyeux,
e de René gtt vivace en tes roches,
quoi d'âpre et de triste au fond des jeux.
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L CBIKSÙN OH VlLLSS
ROSœFF A M. Jales Cougnard.
AUu, Intlu, Tirants 1 puines /Mars BqodeUMl
Roscôff en pleine mer pousse son éperon.
L'héroïque passé respire eocore aux pierres; SoD vieux clocher païen s'étag^ à sa manière; L'image des Stuart y passe une ombre au froat.
Plus d'un mur écroulé porte un lierre en affront; La lune, découpant lea croiz du cimetiËrei Nous avertit combien l'homme est chose éphémère; La pauvre lie de Batz promène son feu rond.
34 1^ cotmoMHB Dsa jotms
On veille au Clos-Marie. Une alerte fraîcheur VieDt du lar^ où somnole un falot de pécheur. L'Heure à la Rérerie offi« une coupe pleine.
Je défaille, écrasé du poids de l'InBni,
Tandis que, par contraste à la faiblesse humaine.
Je sens croître, à l'entour, la force du g^ranit.
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IJk CHANSON Bia VtLLU
A M. Alexandre Séon.
Un bois de marronniers et de platanes lourds Crée nne autre Idalie aux portes de la Ville ; 11 j vibre toujours vos ailerons. Amours !
Et l'haleine j survit des rosiers de Sicile.
L'extinclion des feux a sonné dans les cours. I<û, la volupté baig'ne dans l'air tranquille, L'ombre poudroie avec une force fébrile, Là-bas, la cathédrale éploîe un vol de tours.
dyce, appuyée k l'anse d'une amphore,
1 l'avenue épie un éperon sonore,
beau front pftle en prend un pli d'anxiété.
lis qu'un chËvre-cuisse, armé de ses dents blanches,
Lant le fruit qui ploie avec avidité,
16 boucha ToracD en soulage les branches.
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l CBANSON 0KB V
VISION FORAINE A M. René Aaber/.
Me tente les fleuri de peur de l'y blsuer.
Un jralop de lumière emporte l'esplanade; Une écnme s'ébroue aux éperons d'arg«nt; Tandis que les drapeaux crépitent dans le vent. Une ardeur chevelue ondule en cavalcades.
Minuit sonne. Eraldo tire un cri des verrous.
Deux yeux postés dans l'ombre, aux bosquets solitaires,
Méditent l'incendie où va fondre, du coup.
Le ch&teaa d'Innocence aux belles vitres claires.
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hi. GOUItOMNI I
Aux mailles de l'azur un feu rose a tremblé.
Fathma danse et Lola jette un vibrant <r Oilé ». Les athlëlfis rués sonnent comme <lu bronze.
L'An^ Renoncement passe as fond du décor,
Et le vieux banc, rongé de mousses, des quinconces,
Défaille au Souvenir du beau soir casqué d'or.
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LÀ CHANIOH D