VERS DORÉS
Nal ne te fail psiler, du! ne p«ut avant l'heure
OuTrir ta froide Bain, fantdme muet, ô notre ombre, d DOtre hôle, Spectre toajoun masqué qai nous suiicûte à cûle '
Et qo'oa Domme demain I
Ne va pas, d'une maia acharnée k vieillir, loterroger le Voile où se dot l'Avenir.
Derrière le rideau, gardien du Mystère, La Face redoutable a l'ordre de se taire.
D'un sortilËg'e impie, insensé qui voudrait.
Seul, k la Destinée arracher son secret 1 A quoi bon fatiguer l'oracle taciturne ?
Tu trouveraa toujours la lie au fond de l'Umq.
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Joie et Deuil, tout alteroe et tout passe à la fin,
Et ton sort est ioscrit dans celui du Voisin.
Quand l'Orgueil nous égure ou que l'Ennui nous presse,
Quand la folie, Amour, chez nous règne en maîtresse,
Souvent on forme un vœu qu'on rétracte aussitôt.
Il est trop tard. Un dieu vient de nous prendre au mot.
La parole imprudente, enfant, que tu profères.
Sans pouvoir s'arrêter, roule & travers les sphères,
Et s'eoilant k mesure, avec un bruit d'airain,
Comme une offense arrive au maître souverain.
Le mot n'est pas qu'un jeu futile de la bouche,
Un simple écho de l'air vibrant quand on le touche.
Un inutile bruit aussitôt né qu'éteint,
C'est un Etre vivant qui porte son Destin I
C'est un soufQe qui crée, un germe qui féconde
Les larves de l'Idée en suspens par le Monde ;
Qui donne le pouvoir de la Cbair et du Sang
Aux fantdmes qu'il a suscités du Néant;
Ce n'est point, pour tout dire, une chose qui passe.
C'est UD geste éternel en marche dans l'Espace.
Si tu veux l'épargner le poids du repentir,
N'énonce rien qui puisse enchaîner l'Avenirl
Tel qui s'était flatté d'une éternelle fête,
Voit souvent par contraste arriver la défaite,
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Tant le Sort, tour à tour, îmployable, iDdul^nt, Met une Apre malice à confondre les gens; A la première épreuve j céder sans courage, C'est inviter là foudre à redoubler de rage.
C'est creuser en soi-même UDe pente où le Mal Trouve pour se répandre un facile canal.
Saturne ennemi cède à quiconque entre en lutte Avec lui. Sa constance à la fin se rebute.
Grains la Magic. Elle est, aux mains de l'Etourdi,
Une arme qui se tourne aisément contre lui.
L'Univers a ses lois et ie Ciel n'est pas libre,
Pour le profit d'un seul, d'en rompre l'équilibre.
Le meilleur, sans vouloir s'embarrasser de rien.
C'est de prendre le Temps, bonnement conune il vient.
Si l'heure, en souriant, t'apporte quelque joie,
Ne va pas t'y jeter comme sur une proie ;
Avec ménagement, il la faut accueillir.
Sachant qu'elle est fragile et peut s'évanouir ;
Mais aussi, pour parer à l'attaque brutale,
Consolide ton coeur, arme ton âme égale !
Si vers toi le Malheur, en subtil ennemi,
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Se glisse, il ne faut pas qu'il te trouve endormi. Regarde-le venir sans trembler, face & face, La prudence prot^e autant qu'une cuirasse :
Ët^dis-toi [ton courag^e en deviendra meilleur A pur^r de la rouille étrangère ton cœur) Que celui qui sera, par sa noble coutraiatâ, Affranchi du^Désir^le sera do la Crainte I
A M. Albert Méral.
Commandez un habit de couleur changeante, c votre coBor cet une véritable ojMle.
SHÂiisPE&iiB (la Naît dtf Roiê).
Tout ce que j'aima est rréle et meurt I
TaoUt je porte en moi l'âme de la cigale, TanUt de la fourmi appliquée au labeur, Et tu es le portrait de ma vie inégale, Opale variable, aux fuyantes lueurs 1
Comme tu es livrée à deux flammes rivales.
Je vais du doute impie aux élans de ferveur, Mais je n'écoute poiot ce qu'à tort nous sigoale La ]é(i;ende qui dit que tu portes malheur.
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k cotmoinra DES roona
Eau mobile, inquiète atnaate de la lune,
Si changeante toi-même, hé! comment saurais- tu
Fixer en quelque endroit la mauvaise fortune?
Viens, captive dans l'or, t^iascrire k mon doigt nu, Pour témoin qu'en mon sang Aphrodite importune Paralyse le noble effort de U Vertu 1
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LA KOUVEIXS ARCAtlIS