‹ La couronne littéraireChapitre 29 sur 108 · IL ITEST RIEN DE VRAI QUE LE CIEL · texte numérisé non relu

IL ITEST RIEN DE VRAI QUE LE CIEL

Ce monde entier n*esl qu'une ombre fugitive où les illusions se succèdent rapidement; les sourires de la joie, les larmes de la douleur sont de faux sQioiblants qui brillent aux yeux de l'homme pour le tromper^ poiy: l'attendrir» Il n'est rien de vrai que le ciel.

L'éclat des ailes de la gloire est faux et passager comme les teintes pâlissantes du soir; les fleurs de l'amour, de l'espérance^ de la beauté, s'épanouissent pour la tombe. Il n'est rien de brillant que le ciel.

Pauvres voyageurs d'un jour orageux y chassés de Tague en vague, l'éclair de l'imagination, le rayon plus calme de la raison , «e font que nous montrer les dangers de la route. Il n'est rien de calme que le ciel.

trad. de Th. Moore , par M™ Sw. B.

NÉGESSrrÉ^E LA RELIGION.

L'ordre qid préside à l'univers est un grand mo* dèle offert par là Divinité aux faibles humains. L'homme le plus parfait, le plus religieux, est celui qui sait le mieux dominer ses passions, diriger celles des autres , égaler ses besoins à ses ressources , placer son bonheur dans celui des siens, de ses semblables, et contribuer, par l'ordre particulier qu'il établit dans sa famille, à l'ordre, à la félicité générale : car la religion est le traité d'alliance universelle, le lien d'amour qui unit l'homme à son Dieu, l'épouse à son époux, le fils à son père, et tous les hommes entre eux.

(*3îi ) La religion embellit la vie^ et réchauffe la mort; Tame religieuse remonte avec confiance vers la source divine d'où découlent tous les plaisirs purs de ce monde; elle ose croire que le Dieu qui fit de l'amour -sa plus sublime vertu sur la terre, en fera aussi sa céleste récompense. La religion est la garantie de toutes les vertus ; elle efface les fautes par le repentir, et place l'espérance à côté du malheur. L'homme faible devient fort en s'appuyant sur Dieu; l'homme de génie étonne par sa puissance, lorsqu'il cherche une gloire immortelle , et non les biens , les honneurs périssables de ce monde. Les sentiments religieux rendent une femme aussi belle , aussi bonne que la nature le comporte; il semble que le Créateur baisse ses regards avec complaisance sur la jeune mère , sur la jeu«e épouse qui prie avec ferveur pour son fils et pour son bien-aimé. Honneur et bonheur h la fenune qui aime, croit et espère!

M"' SlREY.

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