‹ La couronne littéraireChapitre 43 sur 108 · DE LA RELIGION · texte numérisé non relu

DE LA RELIGION

Cepeudant , à mesure que Thumme s'avance dans la vie et qu'il s'écarte de sa mère, les passions le tourmentent, la douleur lui arrache des larmes, de sombres pensées s'emparent de son ame; ses semblables ne peuvent plus le consoler, sa mère n'a point de paroles assez douces pour le rendre à la vertu. Un appui plus fort lui devient nécessaire : il cherche un être qui veuille le défendre de ses propres passions : s'il ne le trouve il périra , car Dieu seul connaît les profondes misères de notre cœur.

Ce sont donc des idées religieuses qui empêchent notre perte; je dis plus, qui nous élèvent et nous foDt hommes. Bien différent des autres animaux qui ont reçu des armes et un instinct, l'homme ne peut vivre ni s'élever sans la morale et la religion ; son intelligence et son cœur lui apprennent qu'il est un Dieu; et, à mesure qu'il veut s'écarler de cette pensée, il perd sa force et sa grandeur. M'est-ce pas au moment où l'impiété régnait parmi les nations, qu'Athènes, Rome et Babylone ont vu le terme de leur puissance? Elles se sont écroulées comme des corps usés de débauches , comme ces anges dégradés^ dont parle l'Écriture, qui^ n'étant plus soutenus par le Tout-Puissant , tombèrent tout-à-coup dans l'abime éternel. Dieu a voulu être la seule défense de son œuvre la plus parfaite^ il a rattaché l'homme à lui par les besoins de son cœur et la grandeur de sa pensée ; il l'a fait fort par la religion, et il l'a relevé de l'abaissement où il se trouve sur la terre, en lui donnant la faculté de vivre dans les cieax par resj>érance et par la foi.

Aimé Martin.

PLAISIBS DE L'ENFANCE.

Sur ses progrés Taimable uonriiasoii Appelle ici Poeil de la bienveillance. Voyez, amis, dans ce vaste salon, Voyez errer sa jeune impatience.

Un char étroit forme et soutient ses pas Sur des rouleaux que son poids précipite :

Il croit courir ^ il s^eSbrce , il s^agite^

I( obéit et ne s'en doute pas.

Nouvel appui de sa marche timide, Le seul secours d^une main qui le guide Va lui suffire^ et bientôt enhardi, Fier de sentir ime force ignorée, Nous allons voir le petit étourdi Nous alarmer sur sa trace égarée.

Son œil contemple un trésor de jpujous; Il les admire, il les dévore tous : ' *' Bruyant tambour et trompette perçante.

Ballons, volants, bilboquets^ cavaliers.

Ce moulinet, cette maison roulante, De ces bosquets la verdiu-e ambulante,.

De ce magot les traits irréguliers, Tont le séduit, tout Tanime et Penchante; Il confond tout, il ne sait point choisir, Et, sans languir dans une vaine attente.

Bien plus heureux , il ne sait que jouir.

Une substance écumante et légère B emplit ce vase à Fan fan préparé :

D'un- souiSe égal un tube pénétré

Dilate Tonde et maint globe doré

De ses couleurs embellit Tatmosphére, Et se dérobe à des vœux >uperflus :

Enfant de Fair, enfant de la lumière.

Il monte, il briUe, il voltige, il n^est pluaC

M. Rabotbait.

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