L'ENFAKT AU NOUVEL AN ET AUX ROIS
P1TI8WE onblier cette époque chérie 9
Dont tant de yœux appelaient le retour?
Bose, Fanfan, TOtre attente est remplie :
Du nouvel an briUe le premier jour.
Enfants heureux! le plaisir yous réveille.
Au grand papa le couple présenté ,
Lui vient ofibir, dans son zélé excité.
Un compliment bien appris dés la veille.
Fanfan hasarde un début inquiet...
Mais^ au milieu de sa brillante phrase.
Sur des joujous son regard en extase
Va s'égarer... Impatient, distrait.
Il s'embarrasse, il va rester muet;
Prés id^accuser sa mémoire coupable ,
Déjà son front se couvre de rougeur;
Il baisse ToeiL Le vieillard respectable
Lui tend la main, et d'un souris aimable
Ecnd la parole au timide orateur.
Four DOS enfants un déjeuner s'apprête;
De mets friands, de bonbons régalés »
De beaux présents » de caresses comblés.
En joyeux cercle ils achèvent la fête.
Le jour cinq fois éclaire l'horizon ,
L'usage encor, par un signal aimable,
A des ^mis les réunit à table.
L'ample gâteau, tribut de la saison.
Qu'en longues parts les convives saisissent,
Va du hasard déterminer les lois...
De tous lea cœurs le sort prévient le choix :
Fanfan est roi : tous les cœurs applaudissent.
Un c A s'élève, et de Sa Majesté
En mille vœux on porte la santé.
Le peuple avide attend sa souveraine.
Et duns sa sœur Fanfan choisit sa reine;
Nouveaux éclats, nouveau ravissement...
MaÎB d^abdiquer Fanfan voit le moment;
L'heure s'avance, et le sceptre éphémère Va s'échapper de sa main débonnaire :
Aux coups du sort il se soumet galmeut; Et , dcjwsant l'autorité suprême , Sur Idfcuvet il va tranquillement Se délasser du poids du diadème.
M. Raboteau.