‹ La couronne littéraireChapitre 44 sur 108 · L'ENFAKT AU NOUVEL AN ET AUX ROIS · texte numérisé non relu

L'ENFAKT AU NOUVEL AN ET AUX ROIS

P1TI8WE onblier cette époque chérie 9

Dont tant de yœux appelaient le retour?

Bose, Fanfan, TOtre attente est remplie :

Du nouvel an briUe le premier jour.

Enfants heureux! le plaisir yous réveille.

Au grand papa le couple présenté ,

Lui vient ofibir, dans son zélé excité.

Un compliment bien appris dés la veille.

Fanfan hasarde un début inquiet...

Mais^ au milieu de sa brillante phrase.

Sur des joujous son regard en extase

Va s'égarer... Impatient, distrait.

Il s'embarrasse, il va rester muet;

Prés id^accuser sa mémoire coupable ,

Déjà son front se couvre de rougeur;

Il baisse ToeiL Le vieillard respectable

Lui tend la main, et d'un souris aimable

Ecnd la parole au timide orateur.

Four DOS enfants un déjeuner s'apprête;

De mets friands, de bonbons régalés »

De beaux présents » de caresses comblés.

En joyeux cercle ils achèvent la fête.

Le jour cinq fois éclaire l'horizon ,

L'usage encor, par un signal aimable,

A des ^mis les réunit à table.

L'ample gâteau, tribut de la saison.

Qu'en longues parts les convives saisissent,

Va du hasard déterminer les lois...

De tous lea cœurs le sort prévient le choix :

Fanfan est roi : tous les cœurs applaudissent.

Un c A s'élève, et de Sa Majesté

En mille vœux on porte la santé.

Le peuple avide attend sa souveraine.

Et duns sa sœur Fanfan choisit sa reine;

Nouveaux éclats, nouveau ravissement...

MaÎB d^abdiquer Fanfan voit le moment;

L'heure s'avance, et le sceptre éphémère Va s'échapper de sa main débonnaire :

Aux coups du sort il se soumet galmeut; Et , dcjwsant l'autorité suprême , Sur Idfcuvet il va tranquillement Se délasser du poids du diadème.

M. Raboteau.

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