PAKFUMS ET COLORIS DES FLEURS
Quel feu de coloris ! quelle touche ! quelle variété de couleurs! quelle richesse! les unes fîères et animées^ les autres tendres et douces; je crois voir le rubis avec ses rayons de feu , le saphir avec son bleu d'a«ur : partout des nuances délicates et sensibles; la nature, l'art et le goût semblent concourir pour faire de ces déserts un palais de délices. Quel pinceau délicat a su composer- cette variété de teintes? quelle main habile a su ménager ces couleurs? là^ elles semblent jetées au hasard et con- * fondues : ici , elles sont placées avec tout te soin de l'art. Partout brillent le choix et la profusion : la fleur, la verdure et les ombres, habilement mélangées, adoucies, offrent un contraste parfait et un accord plein tiè charmes. Que le tissu sur lequel la nature déploie ses trésors est fin et délicat!
{ t54 ) Quelle leçon de confiance nous donne ce spectacle! Si la Providence conserve ces êtres siibal« ternes avec un soin continuel, si elle daigge tq* vélir ces créatures insensibles d'une paMresi brillante ^ conEera-t-elle à des mains négligentes le soin de ses enfants chéi'is 7
Que ma situation est heureuse et séduisante!
la mélancolie peut-elle éniousser le sentiment du plaisir lorsque je suis étendu sur un tapis de ver-* dure?- ces couleurs vives , ces odeurs délicieuses pénpètrent mes sens , et portent dans mon >ame une douceur qui passe dans mes pensées.
. G>mbien de fois un beau soir de printemps a dissipé mes idées tristes et mélancoliques*, et donné de nouvelles forces à moi^ esprit abattu ! Je ne m'étonne point de voir les rois descendre de leurs trdnes j se4érober au faste et à la pompe des cours , pour venir s'égarer dans un jardin; de voit les grands abandonner leurs équipages ennuyeux et mornes, et leurs appartements dorés, pour respirer la fraîcheur d'une riante campagne. Mais si le seul aspect de la nature est si noble et si touchant , quel plaisir inspirera la présence de son jiuteur ! oh ! quelles délices inconnues aux nnortels inoiaderont no3 âmes, quand nous serons couverts des rayons de ^ gloire r
• t'ESPÉRANCE.
La plupart des hommes parlent d'un avenii; meilleur. C'est le sujet. de leurs rêveries; c'est '}e but auquel tendent.tousjieu^^ejQ^rts, Le monde vieil li^
(i55) et se TénouveUe ) l'homme espère toujours un sort plus heureux* ^
' L^espëraneé l'introduit dans la vie ;. elle Voltige autour de Teiifant joyeux ; ses charmes séduisent le jeune homme } le vieillard .la conserve sous les glaces de Tâge : il plante e^ipore au bord de la tombe l'arbre de Tespërance. '
Ce n'est pas nue vaine et chimérique pensée née dans un cerVeau malade.... Notre cœur nous crie à haute voix que noûs sommes faits pour quelque chose de meilleur ^tt la voix du Cœur n'est pas trompeuse.
Ttad. de SchiIlêIi.