‹ La couronne littéraireChapitre 96 sur 108 · X. Boif.FiVCE SA'STJHE · texte numérisé non relu

X. Boif.FiVCE SA'STJHE

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SU» LA NÉCESSITÉ DE CULTIVER ININTELLIGENCE DE L'HOMME POUR EN FAIRE UN CHRÉTIEN.

Qest Dieu qmr dispense la sagesse -j il esi la source même de rintelligence et delà raison.

L HOMME reçoit en naissant le don cëleste de Tinteîligence^ qui rëlèvB au-dessus de la brute, et le rapproche de son Créateur; mais c'est à lai qu'il appartient de cultiver, par l'éducation , cette précieuse jfaculté. Les animaux, dont l'instinct c^t si merveilleux^ n'ofit'point d'intelligence; ils jouissent de l'univers, et n'en connaissent pas le divin auteur; la terre suffit à leurs besoins comme à leurs plaisirs; ils ne cherchent point par-delà cg monde ub avenir rayonnauLde bonheur et d'immortalité; ils ignorent tout ce qui ne frappe pas leurs sens : tandis que l'homme ; doué de raisodl passe du visible à Tinconnu; plein des beautés de la* nature, dont il a étudié les secrets, il franchit .avec les ailes de la pensée l'espace imn^Ulpse qui le sépare d^ rËlerncl ; il pénètre sous les parvis sacrés, et^ le cœur palpitant d'émotion, il dépose son tribut d'amour et de reconnaissance aux pieds de celui qui le créa pour le connaître et pour l'aimer

Loin que la vraie religion soit ennemie de l'étude, qui cultive et développe l'intelligence ^ elle l'appelle à son aide pour former le véritable chrétien. Ce n'est qu'en comprenant bien toute la sublimité du christianisme qu'on peut en remplir les devoirs sacrés. Les trois vertus sur lesquelles il se fonde exigent de vastes et fortes idées , une g|ynde élévation dans l'aiHe; et beaucoup d'énergie dans l'esprit. "*

Comme cMëtiens, nous devons caltiver notrer intelligence, la dévolopper et Texercer. L'ingratitude la plus grande envers un père commun est de négliger les dons qk'il nous a faits.

Comment donc dédaigner Te plus précieux de tous, celui qui nous^aide à concevoir, quoique imparfaitement, sa nature divine; qui nous rapproche.de lui ; qui , à mesure que nous avançons vers le terme de notre carrière, semble s'élever et s'agrandir comme it l'approche de la patrie céleste ; le seul en^n que Dieu *ait mis en notre pouvoir? En effet, rien ne peut nous rendre la santé «i les forces^ lors^ que les dangers ou la maladie les ont épuisées; la vie nous échappe malgré no» efforts pour la retenir : les chosçs mêmes qui paraissent être le plus^ immédiatement en notre puissance* sont renversées par des circonstances imprévues. Mais, au cft trftire^ le développement de Bot|p intelligence ne dépend presque toujours que de nous 3 c'est par elle que nous élevons nos âmes' j^usqii'k la contemplation de la vertu; elle nous aide à y aMundref elle illumine les murs d'une prison comme ceux d'un palaia; compagne de l'homme, elle adoucit ses peines en lui rappelant tout ce que son origine a de divin : unie à la religion , dont elle^ui a foit connaître tous les trésors, eUe l'escorte jusqu'aux cieos, où elle Ta rendue digoe de pénétrera

Louise Sw. Bslloc*

MON SOtTHAIT.

Quand poorrai-je yiyrS au village?

Quand 8erai-)e le possesseur OW cidKipétre réduit , asile du bonitear.

Qu'un bois de cerisiers ombrage ?

Tout auprès serait un jardin Où croîtrait la laitue, où ydtlirait Poseille, Parmi de yerts festons de lavande et de tbym ; Les murs seraient epuyerts d^une fleùble treille y

Où pendrait la grappe vermeille ^ La figue y mûrirait à côté du raisin, £t la fraise odorante aux pieds de la groseille. Bordé de noisetiers^ un limpide ruisseau

Environnerait mon empire,

Et mes désirs , j^ose le dire , Ne passeraient jamais le cristal de son eau.

Plus satisfait que ceux que ]^ fortune enivre , Et dont Favide coeur ne saurait se borner i

Avec peu j^aurais de quoi vivre,

J'aurais encor de quoi donner.

\ Jacqubmàkd.

LA MORT DU GfiîlÉTlEN.

' Qu'il est heureul teloi qui, pendant s^ vie, à. su connaître et servir un Dieu' infiiyment grand , celui qui a préfété des richesses immoifelles aux biens périssables de ce monde! il voit arriver sd dernière heui'e avec calme et tranquillitë. Quelles peines pourrait- il avoir 2 quelle crainte pourrait le troubler? Il quitte un lieu d'exil pour aller dans sa véritable patrie } il n'a famais été séduit par les illusions du monde; it n'a pas la douleur de se voir détrompé. Ses^parentSySes amis, dont il est tendrement

aiinë , rentourent à son dernier moment , et font éclater leur douleur. Le passé ne lui cause aucun remords; l'avenir n*a rien qui l'effraie j il est au contraire le sujet de sa joie : t'est là qu'il doit recevoir une récompense immortelle. Pour quelques années d'épreuve»^ il va jouir d'une éternité de Bonheur. Ce Dieu, qu'il a toujours 'servi fidèlement, le regarde d'un œil débouté, et l'appelle auprès de lui. La sé^ rénité est peinte sur son front, et le calme est dans son coeur; il s'applaudit alors d'avoir préféré un Dieu de bonté à un monde trompeur^ et s'endort en paix du sommeil des justes. 9

• Pauline.

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