CANDIDE, MARIANNE
(Au lever du rideau , Candide est couchée adroite sur le banc de gazon. Elle est endormie.) MARIANNE. Là, v'Ià q'^'elle dort maintenant!. Ce que c'est que d' courir comme ça dès 1' malin!., elle marche, que nous avons déjà perdu de vue la maison, et, qu' nous avons passé sans y songer dans 1' champ d' ce baron qu'est lâché avec sa maman...
Air des C/nq Codes.
On dit que 1' pcr' de son grand-père ,
Avec sa cousin' se brouilla,
Et que la beU'-mèr' de sa mère
Avec deux frères se fâcha.
Le tils d'un' lill' d'une autre fille
D' les unir voulut essayer;
Mais y a tant d' mond' dans c'te famille ,^ • x
Qu'on ne peut plus la débrouiller. ^
Sa maman m'avait bien recommandé pourtant de nepas toucher du bout du pied seulement, un cail- Jou appartenante son ennemi éternel... comme elle j'appelle... Je croyais qu'il n'y avait d'éternel
que celui qui est là-haut!.. Ekirmez, allez, j' vas lui chercher ces belles fleurs .. (Apercevant l'oranger.) Oh!., des oranges!., si j'en cueillais une... on m'a défendu d'y toucher... Mais qu'est-ce qui peut me voir? Mademoiselle Candide est endormie, y n'y a.ura que moi qui en saura quelque chose... (Elle cueille une orange et là mange.) Mademoiselle Candide fait un petit somme, allons-y cueillir son bouquet. (Elle sort d gauche.)
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