‹ La course dans l'auroreChapitre 18 sur 39 · EN CHEMIN · texte numérisé non relu

EN CHEMIN

Voyons, pourquoi tendre la main ? . . . Aurai-je toujours en chemin

Une présence qui soutienne,

Une main qui serre la mienne?

Toujours ce charme de vos yeux, L’aurai-je à mon cœur douloureux?

Suivrez-vous, près de moi, la route Où mon âme faiblira toute,

Où mon frêle cœur saignera,

Pauvre cœur qu’on dédaignera?

Vous aurai-je, quand ma faiblesse Ira, comme l’oiseau qu’on blesse,

Traînant l’aile, craintivement,

Quand j’irai, pleine de tourment,

Au long de la route gravie,

Pleurer le vide de ma vie ?

Vous aurai-je, à la fin du jour,

Quand mon cœur criera vers l’amour,

Et que mes languissantes plaintes,

Au néant des clameurs éteintes,

Descendront?. . . Vous aurai-je, ami, Quand dans la nuit j’aurai gémi?. . .

Non!. . . Vous oublierez en une heure, Mon sage amour qui ne se leurre!

Quand vous suivrez votre destin,

Que vous importera le mien ?...

l’offrande

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