EN CHEMIN
Voyons, pourquoi tendre la main ? . . . Aurai-je toujours en chemin
Une présence qui soutienne,
Une main qui serre la mienne?
Toujours ce charme de vos yeux, L’aurai-je à mon cœur douloureux?
Suivrez-vous, près de moi, la route Où mon âme faiblira toute,
Où mon frêle cœur saignera,
Pauvre cœur qu’on dédaignera?
Vous aurai-je, quand ma faiblesse Ira, comme l’oiseau qu’on blesse,
Traînant l’aile, craintivement,
Quand j’irai, pleine de tourment,
Au long de la route gravie,
Pleurer le vide de ma vie ?
Vous aurai-je, à la fin du jour,
Quand mon cœur criera vers l’amour,
Et que mes languissantes plaintes,
Au néant des clameurs éteintes,
Descendront?. . . Vous aurai-je, ami, Quand dans la nuit j’aurai gémi?. . .
Non!. . . Vous oublierez en une heure, Mon sage amour qui ne se leurre!
Quand vous suivrez votre destin,
Que vous importera le mien ?...
l’offrande
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