QUAND TU SAURAS
Ami, quand tu sauras que mon cœur a fini Sa course aventureuse au pays de douleur, Ayant tout désiré, tout aimé, tout béni, S’étant épanoui comme le lis en fleur.
Ami, quand tu sauras qu’on a fermé mes yeux Aux beautés de la terre, à l’amour, au soleil; Que jamais, jamais plus, il ne verra les cieux, Ce regard lumineux à l’aurore pareil;
Et lorsque tu sauras que mon âme, jamais Ne s’étonnera plus ayant enfin compris,
Ne pleure pas pour moi, même si tu m’aimais, Pleure sur ce qu’on m’aura pris.