‹ La course dans l'auroreChapitre 31 sur 39 · QUAND TU SAURAS · texte numérisé non relu

QUAND TU SAURAS

Ami, quand tu sauras que mon cœur a fini Sa course aventureuse au pays de douleur, Ayant tout désiré, tout aimé, tout béni, S’étant épanoui comme le lis en fleur.

Ami, quand tu sauras qu’on a fermé mes yeux Aux beautés de la terre, à l’amour, au soleil; Que jamais, jamais plus, il ne verra les cieux, Ce regard lumineux à l’aurore pareil;

Et lorsque tu sauras que mon âme, jamais Ne s’étonnera plus ayant enfin compris,

Ne pleure pas pour moi, même si tu m’aimais, Pleure sur ce qu’on m’aura pris.

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