‹ La course dans l'auroreChapitre 35 sur 39 · AUTOMNALE · texte numérisé non relu

AUTOMNALE

Lentement, un par un, les jours qu’on a vécus

Descendent dans l’oubli, cercueil de toutes choses; Les yeux se ferment sur les bonheurs entrevus,

Et le cœur parle mieux quand les lèvres sont closes.

La vie a ses douleurs qu’on frôle à tout moment,

Les douleurs ont des mots très durs qu’il faut entendre; Parfois on se sent las et triste infiniment,

Mais c’est pourtant ainsi que le cœur se fait tendre.

Les amours d’autrefois, ceux qu’on a reniés, Reviennent nous hanter et frapper à nos portes; Et l’on pleure, devant leurs attraits oubliés,

Le vide amer et lourd de ses tendresses mortes.

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