AUTOMNALE
Lentement, un par un, les jours qu’on a vécus
Descendent dans l’oubli, cercueil de toutes choses; Les yeux se ferment sur les bonheurs entrevus,
Et le cœur parle mieux quand les lèvres sont closes.
La vie a ses douleurs qu’on frôle à tout moment,
Les douleurs ont des mots très durs qu’il faut entendre; Parfois on se sent las et triste infiniment,
Mais c’est pourtant ainsi que le cœur se fait tendre.
Les amours d’autrefois, ceux qu’on a reniés, Reviennent nous hanter et frapper à nos portes; Et l’on pleure, devant leurs attraits oubliés,
Le vide amer et lourd de ses tendresses mortes.