LORSQUE MON ŒIL SE VOILE
Lorsque mon œil se voile et que seule je pleure, Lorsque je vais errer loin de toute demeure, Passant! ne me dis rien. Tu ne saurais guérir Mon cœur trop tôt blessé; tu ne saurais comprendre Pourquoi, si jeune, il est couvert de tant de cendre.
Non, laisse-moi! Je sais depuis longtemps souffrir.
Mais pourtant, dans tes yeux, s’il y avait des larmes,
Et si ton cœur avait, lui aussi, ses alarmes!
Peut-être souffre-t-il tout autant que le mien ?... Vois-tu, j’allais encore être trop égoïste Comme autrefois. Mais viens . . . Pourquoi donc Mon mal?... N’en parlons plus... [es-tu triste ?...
Frère, dis-moi le tien.
Avril 1923.