‹ La course du flambeau: pie?ce en quatre actesChapitre 32 sur 83 · ACTE I, SCÈNE XVn · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XVn

ïjà\fis;"vous Wvez été impatiente de vous marier avec mon nèru, est-ce que cela vous fit cesser de chérir les êtres qui rvous avaient élevée? Ne restiez- vous pas, quand même, la fille bien aimante de grand'mère?

Sabine. Oui, à cette heure, tu me fais revivre la fille 5 que je fus. Je la comprends par la fille que j'ai. . . C'est juste !

Marie- Jeanne. De grâce, mère, ne me repoussez pas. Vous aurez un enfant de plus, pour vous adorer, pour vous bénir. Ah ! permettez que Didier soit bientôt votre 10 fils ! Dites-moi que vous consentez, je vous en prie ! Je vous en supplie!

Sabine, à bout de résistance. Mes nerfs sont usés. Mon cœur ne veut plus te garder malgré toi.

Marie- Jeanne. Vous ne dites plus non?... C'est 15 vrai? c'est bien vrai? (Sabine fait un signe affirmait/.) Oh ! mère chérie, quelle joie vous m'accordez ! Je ne sais comment vous l'exprimer ! Je ne vous embrasserai jamais assezl

Sabine. Ne me remercie pas trop, pas tant ! . . . Sois ao bien contente, mais plus bas. . . tout bas I . . .

Madame Fontenais. Allons, Sabine, secoue-toi ! Quand ta fille t'aura quittée, pense que tu ne seras pas lyieule, pense que ta mère te reste !

Sabine. Oui 1 35

Marie-Jeanne, à Mme Fontenais. Oh ! n'est-ce pas? grand'mère, vous serez là, pour être, tout le temps, bien bonne pour elle.

Sabine. Toi mariée, ma petite ! . . . Marie- Jeanne mat . ot» t ~ me semble si. . . si comique ! (Elle fond 30

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