Scène V
Maravon, Sabine. Elle entre, ayant un air égaré, en tenue de ville, avec son chapeau, ses gants.
s Maravon. Ah ! chère amie, j'ai hâte que vous me confirmiez ce que Didier vient de m'annoncer.
Sabine. Quoi? . . . Que vous a-t-il annoncé?
Maravon. Vous l'aviez réduit aux hypothèses. Mais j'ai admis, comme nos enfants, que vous eussiez reçu 10 d'Amérique la réponse en retard depuis deux mois Sabine. Stangy ne m'a pas répondu.
Maravon. Alors quel est l'événement nouveau qui est intervenu ?
Sabine. Tout en est au même point. Rien n'est 15 changé.
Maravon. Qu'est-ce que tout cela signifie? Pour quel motif avez-vous cette mine défaite? . . . D'où venez-vous, dans cet état? .
Sabine. N'abusez pas du trouble où vous me voyez. 30 Ne m'interrogez pas, laissez-moi me remettre, me taire. . a (Elle se laisse tomber sur un siège, d'où elle se relève noement.) Nod ! Étourdissez-moi, plutôt ! Causons. . . Puisque vous avez vu Didier, vous savez le dernier refus de ma mère ?
35 Maravon. Je le sais.
Sabine. A ce propos, j'ai quelque chose que je '■
pas fâchée d'avoir à vous dire, oui, à vous I ; . . Au ot l'implacable querelle où, il y a quelques heures, no