Scène II f.\ Stanûy, Sabine, sortant du chalet par une autre porte
■ a ;. Vous ici? ... Je me demande si je suis réelleéveillée? ... si votre apparition n'est pas une péri- *onge où je marche?
Stangy, gêné. C'est bien moi. Votre émotion, je la partage. Puisque vous aurez eu le temps de m'accuser d'une grossière négligence envers votre cri d'appel, permettez, tout d'abord, que je me disculpe.
s Sabine. J'ai entendu votre explication.
Stangy. Alors, il me reste à vous dire que, pour la coopération dont vous avez besoin, je suis entièrement à vos ordres.
Sablne. Ah ! que c'est noble à vous !
io Stangy. Ne me remerciez pas. Je n'ai même pas le mérite que votre demande me gêne. Je dispose de beaucoup d'argent, qui n'a pas d'rrcrrfciêV. Et, telle que je vous connais, je ne me flatte pas, d'ailleurs, que mon prêt courra le risque généreux de n'être pas remboursé.
15 Sabine. Oh ! si ! vous êtes la générosité même ! . . . Croyez-moi: ce sont les larmes de ma fille, ce sont ses instances qui, seules, m'ont décidée à m'adresser à vous. . . Ne vous étais-je pas devenue une étrangère?
Stangy. On a été de tels amis !
ao Sabine. Ah 1 cela,, oui ! . . . Voyez-vous, Stangy, il est évident qu'un ni mystérieux n'avait point cessé de me relier à vous. Car, dans le désespoir que Marie- Jeanne se consumât sous l'adversité subie par son ménage, je n'avais pas craint d'assurer, à elle et à son mari, que vous m'aviez
25 déjà favorablement répondu Il ne faudra pas que vous
les détrompiez ! . . . C'était donc vrai que vous veniez vers moi, quand, à travers d'affreuses ténèbres de mon Ame, j'ai eu la divination de le déclarer. . . II. n'était dori pas Dieu permis que ce ne fût point cela qui vint I .
30 Grâce à ce que votre affection m'accorde, ma fille 1 sauvée!... (A part.) Et ce n'est pas tout direL Vous arrivez à temps. Ah ! vous ne savez '