‹ La course du flambeau: pie?ce en quatre actesChapitre 75 sur 83 · Scène VI Makie- Jeanne, Sabine · texte numérisé non relu

Scène VI Makie- Jeanne, Sabine

Sabine, revenant du Palace. Tu es dehors ? . . . Tu n'as pas froid ? . . . Ton air est étrange. Tu souris, et en même temps ton front est grave et plissé.

Marie- Jeanne. M. Stangy, avec la libéralité que vous 5 lui connaissez, se charge de faire une position à Didier. Il a pris l'engagement de l'enrichir promptement, à condition que mon mari aille le suppléer en Amérique d'ici huit jours.

Sabine. Ah! bah!

10 Marie- Jeanne. Vous êtes bien d'avis que cela ne pouvait se refuser?

Sabine. Certes! C'est une aubaine inespérée 1 Didier aurait eu bien de la difficulté dans nos alentours à retrouver un emploi important. Tandis qu'il aura grand béné- 15 âce et l'approbation unanime, en s'imposant, pendant un certain délai, de s'expatrier. . . Mais toi, ma chérie, es-tu de force à supporter cette séparation?

Makie- Jeanne. Moi? Je ne me séparerai pas de Didier.

Sabine. Que dis-tu?

ao Marie- Jeanne. Je dis que j'accompagnerai mon mari.

Sabine. C'est de la divagation ! Comment ! tu n'es

pas seulement convalescente, et tu prétendrais te mettre

à naviguer par delà les Antilles, vers des cotes où les

rayons d'un soleil nouveau minent les plus robustes I . . .

»S Allons ! tu n'y songes pas !

Marie- Jeanne. Vous savez bien que ce qui m'a rendue malade, c'est de voir Didier aux prises avec l'adversité, vaincu, terrassé par le découragement I Je serai guérie

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