SCÈNE X
LES MEMES,/to/'jM'"» ALBERT, SUZON, M. COQUARD.
SfzON ( annonçant ).
Monsieur Coquard.
Monsieur Jobin.
Qu'il entre. ( Suzon sort ,)
Dorville.
Ah I chez vous on amiouce.
( 'iO )
Monsieur Jobi^t.
Madame Albert le veut, et dès qu'elle prononce.... '"
DORVILLE
Mais sied-il qu'un bourgeois affiche un pareil ton.
Madame Jobin, Elle le veut.
Monsieur Coquard ( à Suzon en entrant ).
Ici, comment se porte-t-on? \
Suzon.
Bien, sitôt qu'on vous voit ( Elle sort. ) ^
Monsieur Jobin.
Arrivez donc mon gendre I Monsieur Coquard.
Est-ce que par hasard je me suis fait attendre?
Monsieur Jobin.
A demain le grand jour.
Madame Jotbin.
C'est l'heure du berger.
Monsieur Coquard ( regardant autour de lui ), Oui , mais madame Albert n'est pas là, pour changer.
DoRviLLE ( bas à son frère).
Pour «Ranger ? j )ia
Monsieur Jobw (basa son Jrère).
C'est son tic. [haut) Vous l'estimez en somme ? Monsieur Coquard (prenant du tabac ). Infiniment.
DoRviLLE (lui frappe sur l'épaule et lui fait renverser sa boîte).
Voilà ce qui s'appelle un homme.
Monsieur Coquard ( bas à M. Jobin ). t
Quel est ce Monsieur là ? j
Monsieur Jobin. ]
C'est mon frère.
Monsieur Coquard.
Fort bien !
Monsieur Jobin.
A table, vous pourrez entamer l'entretien. Monsieur (Toquard.
Avec plaisir.
DoRVILLE.
Et moi de même , je vous jure.
Monsieur Coquard.
A propos de plaisir, où donc est ma future ?
Madame Jobin.
Vous l'allez voir.
Monsieur Coquard.
Bientôt ?
Monsieur Jobin.
Venez, le temps se perd.
Que trop! dans quel endroit a-l-on mis le couvert ?
Monsieur Jobin.
Dans ma chambre.
Monsieur Coqubrd.
J'entends , pour causer eu cachette.
Le repas est soigné? sans doute, à la fourchette.
Monsieur Jobin.
Oui.
Monsieur Coquard.
Combien serons-nous ?
Madame Jobin.
Eh I venez toujours, Monsieur Coquard ( offrant la main à madame Jobin et sortant avec elle ),
soit.
Madame.,..
Madame Jobin ( bas a son frère ).
Il est profond.
DORVILLE
Mais on s'en aperçoit.
Monsieur Jobin.
Je ne le quitte pas et vous montre la route.
Dorville [seul).
Dussé-je feindre encor, sauvons quoi qu'il en coûte, D'un lien méprisable et d'un complot obscur, IVia nièce j ma famille, et l'estimable Arthur,