SCÈNE VI Les Mêmes, MADAME GRAINDOU
MADAME GKAI.XDOR
Allons, Graindor, te voilà encore après cet enfant. Tu ne peux pas le laisser tranquille une minute.
GBAINDOU
C'est trop fort! Tu vas prendre son parti, à
pi'i'sent.
Qu'est-ce qu'il y a?
AUGUSTE
C'est papa qui veut me supprimer mon mois et qui veut que je l'appelle monsieur.
MADAME GRAINDOR, à HOU mari-
Tu es un peu toqué, voyons.
AUGUSTE
Oui, il veut que j'aie peur de lui.
GRAINDOR
C'est lui qui s'est commandé des bottes,
MADAME GRAINDOR
Il ne peut pas aller pieds nus, cet enfant !
AUGUSTE, à son père.
Ah! tu vois bien, maman le dit, elle : je no puis pas aller pieds nus.
GRAINDOR
J'en ai assez, moi, de tout ça. [A AwjusLc.) Tu marcheras droit. On verra bien si je suis le maître ici.
MADAME GRAINDOR
Yeux-tu que je te dise? Tuas pris cet enfant-là en grippe. Tu ne l'aimes plus.
GRAINDOR
Ah! par exemple! Tu le défends... Alors, élève-le à ta guise, moi, je ne me mêle plus de rien. Il veut de l'argent... voilà les clefs... les voilà... Quand vous m'aurez mis sur la paille.
MADAME GRAINDOR
Tiens, je ne te reconnais pas.
GRAINDOR
D'abord, rends-moi mes clefs... Et arrnngezvous tous les deux comme vous voudrez... puisque je ne suis qu'un zéro dans la maison... Au revoir, je vais payer ce buttier. (// sort.)