Comptes, t. I
9. Le nom du faïencier Morin, qui aurait dirigé la première manufacture de Saint-Cloud (Dussieux, t. II, p. 313), n’existe pas dans les Comptes des Bâtiments ; mais une mention de 1670 confirme l’existence de cette industrie : « A Révérend, fayancier, pour des vases de fayance à mettre des orangers et des fleurs, lesdits vases de la manufacture de Saint-Cloud, qu’il a fournis à Versailles, 3319 livres. » (Comptes, t. I, 472.) Saint-Cloud imitait les décors bleus de Rouen, à lambrequins et à bordures (Édouard Garnier, Catalogue du Musée céramique de Sèvres. IV, Faïences. Paris, 1897, p. 218). Dès 1664, les fournitures de carreaux, vases et pots de faïence, « vases
NOTES
faconde porcelaine », abondent dans les Comptes. (Voir la table dressée par M. Guiffrey, aux mots faïence et vases.)
Page 189. — 1. Mil. Colbert, toI. 160, fol. 859. Le mimstre mentionne aussi la construction des fontaines que font voir les premières estampes : « Le massif des deux fontaines nouvelles est fort avancé. Le plomb du dedans des bassins est sur le lieu. Les vases et les bassins qu’ils portent sont fondus; on achève de les réparer et on les posera aussitôt que les bassins dans lesquels ils doivent être mis seront achevés. Les bords d’un des deux bassins du parterre haut sont recouverts de plomb. On travaille à recouvrir l’autre. » Une somme de 8 000 livres avait été prévue pour construire ces deux fontaines.
2. Comptes, t. I, 635. Le chapitre de la sculpture en 1672 monte à 24311 livres.