‹ La création de VersaillesChapitre 3 sur 118 · PREMIÈRE PENSÉE DES STATDES DE VERSAILLES. DESSIN DE CHARLES LE BRUN · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PENSÉE DES STATDES DE VERSAILLES. DESSIN DE CHARLES LE BRUN

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telle impulsion, il aurait pu suffire d’avoir du métier. Le Château et ses jardins sont remplis de leurs chefs-d’œuvre, auxquels l’âge suivant a retranché beaucoup, mais pour y ajouter plus encore. On peut regretter que l’école académique, où se figea plus tard l’inspiration de nos artistes, ait trouvé dans Versailles quelques éléments de son esthétique ; il est plus équitable de se demander ce qui manquerait aux témoignages que notre race rend d’elle-même et au patrimoine d’art de la nation, si Versailles avait disparu.

Les observations sur l’art de Versailles se présenteront, au long de cette histoire, avec des conséquences diverses. On verra, par exemple, sous cette unité d’aspect qu’embrasse le premier regard, apparaître les variations de style du dix-septième siècle et, grâce aux dates précises qui seront fournies, on distinguera des époques très différentes dans les créations de ce long règne, qu’on est trop habitué à juger d’ensemble. Le style de la maison de chasse de Louis XIII, dont il reste beaucoup moins qu’on ne l’a dit, a déterminé cependant le caractère des plus anciennes constructions de Louis XIV. Elles se rattachent par là étroitement aux traditions de la Renaissance française. Le premier château

INTRODUCTION

du jeune Roi, celui ou il vient donner la comédie à Mademoiselle de la Vallière et que La Fontaine décrit en poète dans les Amours de Psyché , qu’est-ce autre chose qu’un des plus jolis châteaux de la Renaissance? Ce Versailles des célébrés fêtes, tel qu’il existait en 1668, après les premiers ouvrages de Louis Le Vau, et dont la partie principale était encore la construction même de Louis XIII, montre un art qui n est point dégagé des formules anciennes. De même, le règne n’a pas reçu l’ampleur et la force que le traite d Aix-la-Chapelle et les années qui suivront vont lui apporter.

G est un palais de féerie qui se dresse alors sur la butte encore étroite, avec son architecture toute de couleur joyeuse, ses façades de brique rouge, ses balcons de fer ouvragé, ses hautes cheminées blanches, les pinacles et les plombs dorés de ses combles aigus. Il n’y a d’abord, il est vrai, autour

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