‹ La création de VersaillesChapitre 30 sur 118 · ESTAMPE DE PÉRELLE · texte numérisé non relu

ESTAMPE DE PÉRELLE

pieds furent fondus en bronze et sont aujourd’hui les seuls morceaux de ce métal, au milieu de tous les ouvrages de plomb. Cette transformation de matière ne remonte qu’aux travaux de 1684. On paraît alors avoir pris l’ensemble des moules de la Cascade pour la fondre tout entière en bronze, comme on faisait a ce moment même pour les groupes de l’Allée d’eau; mais ce projet n’eut pas de suite, non plus que celui qui regardait la Pyramide elle-même2. On se borna, pour la Pyramide, à remplacer l’ancien bassin au contour découpé par un bassin circulaire, formé d’énormes blocs de marbre, dont le transport de Paris à Sèvres par eau, et de Sèvres à Versailles, coûta plus de 4 000 livres3. La transformation des plombs en bronze, qu il était intéressant de noter ici, paraît avoir été suspendue par la détresse financière qui accompagna la guerre de la Ligue d’Augsbourg et interrompit tant d’autres entreprises de Louis XIV.

La perspective de 1 Allée d’eau, qu’on admirait d’ordinaire du Bassin de la Sirène, c’est-à-dire de la

LA TRANSFORMATION DES JARDINS

terrasse du Château, se prolongeait dans la campagne, au delà du Dragon, grâce à un grillage qui remplaçait en cet endroit le mur du Petit Parc. Peut-être pense-t-on déjà à y utiliser la descente des eaux vers 1 étang de Clagny, pour créer cette grande pièce d’eau, devenue célèbre sous le nom de Neptune, qui doit un jour transformer à nouveau ce coin du Parc. Pour le moment, les massifs de chaque côté de l’allée viennent d être aménagés, en 1671 et 1672, mais d’une façon qui doit durer à peine cinq ou six ans. Du côté des réservoirs qui occupent l’emplacement de la future aile du Nord, est la Fontaine du Pavillon , « ainsi nommée à cause de quatre jets d’eau qui sortent de la gueule de quatre dauphins de bronze, qui sont aux quatre angles d’un grand bassin et qui, venant à se rassembler par le haut au gros jet du milieu,

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