‹ La création de VersaillesChapitre 33 sur 118 · ESTAMPES DE LECLERC, DE LA SUITE DU LABYRINTHE · texte numérisé non relu

ESTAMPES DE LECLERC, DE LA SUITE DU LABYRINTHE

et pour plusieurs autres fontaines ; Laurent Magnier a fait « deux Loups de métal d’une grandeur naturelle, chacun à un coté du hérisson, dont le sujet est tiré des fables d’Esope » [le Loup et le Porc-épic3). La dernière fontaine, dite « le Gouffre » ou « le Dôme », qui fut ornée par Houzeau et Mazeline, représentait les Canes et le Barbet 4. Au reste, les plombs coloriés du Labyrinthe ont été détruits, après avoir charmé de nombreuses générations, et on n’en possède plus que des débris. Ils suffisent cependant pour montrer le talent de nos sculpteurs d’animaux à cette époque et sont dignes d’être un jour mis sous les yeux du public5. Deux figures isolées s’y trouvent déjà, qui proviennent des mêmes reliques de I ensemble anéanti; ce sont, dans le bosquet moderne qui occupe la place de l’ancien Arc-de-Triomphe, 1 Amour tenant le peloton du fil d’Ariane et Ésope le Phrygien, dont les apologues avaient inspiré, après

LA TRANSFORMATION DES JARDINS

tant de siècles, les artistes du Labyrinthe. Tubi et Le Gros avaient lait ces deux statues pour l’entrée placée du côté qui regardait l’Orangerie1. Elles accueillaient le visiteur dès qu’il franchissait la grille, comme pour lui indiquer qu’on rencontrait dans les lacis du Labyrinthe des abris propices à la tendre promenade, en même temps que les leçons figurées de la Sagesse.

De tous côtés, d’ailleurs, à l’occasion des nouvelles fontaines, les sculpteurs multiplient leurs travaux. Les principaux d’entre eux, ceux qui semblent avoir eu la faveur des grandes commandes, viennent à peine de livrer celles qu’ils ont reçues ensemble, quelques années auparavant. C’est,

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