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PROJET POUR LA FONTAINE DE BACCHUS

DESSIN DE CHARLES LE BRUN

huit jets d’eau s’élèvent ; des fleurs peintes au naturel ornent les bords de ce bassin, le plus surchargé, comme on le voit, d’ouvrages d’art, pour lesquels Tubi avait eu à fournir plus de travail ornemental que ses confrères. Personne ne peut s’étonner que ces accessoires délicats, qui tentaient la cupidité et l’esprit de destruction, aient assez promptement disparu ; ils étaient plus difficiles à défendre que ceux qui se trouvaient dans les bosquets fermés de grilles, et on ne les retrouve plus sur aucun document de la fin du règne de Louis XIV.

C’est tout autour du Château, sous les fenêtres du Roi et de la Reine, que se produisent les transformations les plus fréquentes et que l’imagination et le goût des artistes chargés des jardins trouvent le plus d’avantages à se montrer. Il semble, en même temps, que Louis XIV ne soit jamais satisfait des formes diverses adoptées pour le Grand Parterre devant la principale façade, et plusieurs systèmes y sont successivement essayés, jusqu’au jour où se fixe, pour venir jusqu’à nous, la noble et grandiose simplicité de son dessin définitif.

LA TRANSFORMATION DES JARDINS

Le nom du Parterre d’eau ne paraît pas avant 1672; mais l’idée d’où il est sorti est sans doute plus ancienne. Elle doit remonter au moment même des constructions de Le Vau, lorsque l’élargissement de l’habitation parut exiger une modification complète du parterre à compartiments et à « broderies » placé devant la petite construction qui disparaissait. L’abondance nouvelle des eaux, qu’on élevait à présent bien au-dessus du niveau de l’ancienne butte de Versailles, put donner la pensée de les étaler abondamment à l’endroit où il était le plus surprenant de les rencontrer. Les plans divers semblent n’avoir point manqué, et tout d’abord parut le moins compliqué celui d’un bassin unique destiné à prendre simplement la place du parterre1. Dans un tableau de cette époque, exposé au musée de Versailles et où la façade de Le Vau est donnée dans ses parties essentielles, on voit, au devant, un simple bassin muni de jets d’eau et de plombs dorés et flanqué de quatre très petits bassins, sans aucune plantation2. Deux autres projets, qui se trouvent gravés dans l’œuvre de Pérelle, posent beaucoup mieux le principe d’un « parterre des eaux» : au centre, un bassin circulaire isolé, quatre grands bassins formant carré tout autour et découpés diversement au milieu de bordures de gazon ; dans un de ces projets, huit bassins plus petits complètent la surface disponible, et deux fontaines à jets multiples sont à l’entrée de la descente de Latone3. Malgré la précision de ces divers documents, tout porte à penser que ces essais n’ont pas été faits, et que la première forme réalisée du Parterre d’eau a bien été celle que porte le plan de 1674. André Félibien le décrit un peu confusément, comme « composé de cinq grandes pièces d’eau et de deux autres, qui toutes ensemble font un compartiment de figures extraordinaires. Lorsqu’il sera achevé, l’on y verra une infinité de différents jets d’eau, avec quantité de figures, qui feront une des plus grandes beautés de cette maison royale ». Les cinq pièces d’eau, à vrai dire, se réunissent pour n’en faire qu’une, et ce dessin très découpé est complété par deux pièces fort petites ; mais c’est peut-être ainsi qu’il faut comprendre le texte de Félibien, qui écrit, du reste, alors que ce grand travail est encore en exécution et au moment où il n’est pas sûr que le Roi lui-même soit entièrement décidé sur le détail.

Denis le fontainier, dans les vers qu’on va lire, décrit à son tour le Parterre d’eau, non tel qu’il est sous ses yeux, mais tel qu’il sera un jour. La fin du passage indiquerait l’existence d’un petit bassin au midi du Château, exigé par la symétrie des plans et que je trouve, en effet, sur un ancien projet manuscrit. Ce bassin, « fait en ovale », devait être, du côté du Parterre de fleurs, l’exact pendant de l’ancien bassin de la Sirène, du côté de la Grotte, et recevoir une décoration analogue de métal doré. Il paraît avoir été décidé et même entrepris; mais, en admettant qu’il ait été achevé, il dut disparaître très vite, comme bientôt la Sirène elle-même, lorsque le goût s’achemina vers la simplification des lignes :

Ayant considéré des spectacles si beaux,

Passons par cette voie au Parterre des eaux.

Là cinq gros bouillons d’eau paraissent à la vue Et dans leur passion de raison dépourvue Ils semblent en vouloir à l’empire de l’air Et comme des titans jusques au ciel aller.

Mais cette région, par leurs jets assaillie,

Repousse leur effort, arrête leur saillie Et les oblige enfin, après quelques combats,

D’abandonner ce poste et retomber en bas.

Deux autres grands bassins témoins de cette guerre,

En forme de coquille, aux côtés du Parterre,

Reçoivent dans leur sein des bouillons de cristal,

Dont chacun fait paraître un mouvement égal.

Sur deux autres bassins qui sont faits en ovale,

Dont la rare beauté semble être sans égale,

LA TRANSFORMATION DES JARDINS

Paraissent deux amours, avecque deux tritons

Qui pressent tellement dans leurs mains des poissons.

Qu’ils les font et vomir et répandre des larmes Qui pour leurs spectateurs sont d’agréables charmes,

Et sans qu’on ait horreur de leur vomissement,

Ils font de nostre Roy le divertissement.

Sur les mêmes bassins on voit une Sirène,

Qui les veut seconder et qui, dans cette peine,

Pour faire de ses eaux un admirable jet,

Se sert d’une coquille en forme de cornet1.

Le défoncement du terrain devant le Château a eu lieu en 1671, car on y a creusé alors trois grands réservoirs souterrains, ouvrage considérable pour lequel ont été dépensées 12156 livres en fouilles de terre, 21 500 livres de toiles mastiquées appliquées aux voûtes et 132 000 livres de maçonnerie2, sans parler des conduites et des travaux accessoires. En 1672, le choix est fait par Louis XIV entre les divers plans que nous possédons; on lui a même mis sous les yeux un ou plusieurs modèles sculptés, suivant un usage qui paraît avoir été employé pour toutes nos créations importantes. De bons artistes, tels qu’Anguier, Tubi, Cucci et Caffiéri, reçoivent ensemble 550 livres « pour le modèle qu’ils ont fait du Parterre d’eau », et Sibrayque, 800 livres, pour un objet semblable3. Les murs de soutènement sont construits alors et les réservoirs mis en état de recevoir l’eau, dè(s le mois de juillet 1672. En 1673, on essaye les nouvelles pompes destinées principalement à alimenter les effets du parterre. Enfin Colbert, par les lettres de qui nous avons ces indications, annonce au Roi, le 21 juin 1674, qu’il fait paver le Parterre d’eau, ce qui ne pourra être achevé que le 10 du mois suivant4. Voilà fixées les dates extrêmes de ce grand ouvrage. Il subsistera, avec des modifications de détail et de pur jardinage, jusqu’en 1683 ; cette année-là, se rencontre au 12 décembre un paiement ainsi conçu : « A Pitre, terrassier, sur les démolitions du Parterre d’eau, 1 400 livres5. » A ce moment, Louis XIV est fixé à Versailles et la Grande Galerie est terminée. La façade de Le Vau étant modifiée, le parterre qui a été refait pour l’accompagner va naturellement changer de forme une fois de plus. Mais les deux grands bassins qui le vont remplacer et qui garderont le nom de « Parterre d’eau » seraient très injustement dénommés de cette façon sans le souvenir du véritable parterre créé jadis à cette place par le groupement savant des dessins de jardinage et des pièces d’eau.

L’eau n’était qu’une partie du décor rêvé par le Roi devant sa maison. Le miroir découpé par Le Nôtre devait refléter des statues conçues par Le Brun, et de nombreuses figures de marbre devaient être amenées sur ses bords. Ces statues furent faites, et le parc les possède encore; mais le Parterre d’eau passe pour ne les avoir jamais vues, et le récit de leurs vicissitudes peut faire une page assez curieuse de l’histoire artistique de Versailles. On voit d’abord le projet germer dans l’esprit du premier peintre, qui trace le dessin de ces figures en son lavis précis et rapide 6 ; il y intéresse l’esprit du Roi, et tous les sculpteurs des Bâtiments, ou peu s’en faut, parmi ceux qui sont capables de traiter en grand une figure de marbre, reçoivent une part de cette admirable commande. Les principaux morceaux, d’après le texte qu’on lira plus loin, sont destinés aux quatre angles extérieurs du Parterre d’eau ; ce sont des enlèvements mythologiques, celui d’Orythie par Borée, celui de Coronis par Neptune, celui de Cybèle par Saturne, et celui de Proserpine par Pluton. De ces groupes, qui doivent avoir chacun trois figures, trois seulement paraissent avoir été achevés. Le Ravissement d’Orythie, commencé par Gaspard Marsy et fini par Flamen, et celui de Cybèle, sculpté par Regnaudin, furent placés dans le parterre de l’Orangerie de Mansart et sont aujourd’hui au jardin des Tuileries7. Le Ravissement de Proserpine par Girardon, très tardivement livre par 1 artiste, resta à Versailles, mais il fut transporté après la mort de Le Brun au milieu du bosquet de la Colonnade. Ces divers ouvrages ont donc reçu une destination toute différente de celle pour laquelle ils avaient été commandés.

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Les simples figures s’en écarteront beaucoup moins et resteront dans le voisinage du Château. Elles sont au nombre de vingt-quatre, qui doivent être mises autour du Parterre d’eau et présenter, quatre par quatre, un groupe distinct de symboles. Il y aura les quatre Eléments, les quatre Saisons, les quatre Parties du Jour, les quatre Parties du Monde, les quatre Poèmes et les quatre Tempéraments ou Complexions de 1 Homme. C’est un vaste programme et qui sera long à exécuter. Une somme de 20 000 livres, en effet, est prévue à la recette des Batiments de l’année 1674 « pour commencer les figures de marbre blanc du Parterre d’eau » et, chaque année suivante, une prévision plus ou moins considérable est réservée à cet objet, qui comprend aussi les quatre groupes. Le total finit par monter à 150 000 livres1. Pendant vingt ans, les Comptes se trouvent remplis, au chapitre de la sculpture, de paiements partiels faits aux auteurs de toutes ces figures. Les derniers règlements ont lieu de 1694 à 1696, années où beaucoup des anciens comptes de Versailles sont définitivement apurés; mais, à une date aussi tardive, il n’est pas étonnant que certains paiements soient faits, non plus à l’artiste, mais à sa veuve ou à ses héritiers. Pour la même raison, il se trouve que plus d’une statue, commencée par un sculpteur, a été achevée par un autre. La plupart des figures sont payées 4 500 livres , chiffre qui semble être une moyenne. Le service des Batiments fait, au reste, une différence entre les artistes ; pour des marbres de même importance, on n’attribue que 3 050 livres à Michel La Perdrix, alors qu’on paye 5 000 livres à des maîtres comme Buyster, Le Hongre ou Gilles Guérin.

Quelques-unes de ces statues paraissent ne pas s’être trouvées finies, au moment de la destruction du Parterre

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auquel on les destinait. Mais elles étaient toutes au complet sur les emplacements qu’elles occupent aujourd’hui, lors de la visite des ambassadeurs de Siam, en 4686. Ils virent, raconte le Mercure galant, « les figures de marbre qui sont le long des palissades du Parterre du nord et celles qui sont en remontant jusques à l’endroit appelé Fer-à-cheval, qui regarde l’Allée Royale... Toutes ces figures ont été faites sur les dessins de M. Le Brun. Ils admirèrent la figure de Y Air, faite par M. Le Hongre, qui est du nombre de ces vingt-quatre et qui est beaucoup estimée pour la délicatesse du travail et la correction du dessin ». La figure de Y Air, qui soulève ses voiles d’un si beau geste, auprès de l’aigle qui lui sert de symbole, était déjà voisine de la svelte Diane au lévrier, de Desjardins, représentant le Soir, et l’une et l’autre, d'après l’attestation des Comptes, avaient été posées en 1684 à l’angle nord-ouest du nouveau Parterre d’eau 1 . Toutes les autres furent sans doute transportées à la même époque sur leurs piédestaux actuels, et nous en dresserons la liste complète quand nous exposerons la décoration sculpturale des jardins.

Ces statues si justement célèbres ont-elles été placées, à un moment quelconque, dans l’ancien Parterre d’eau, et y en a-t-il eu d’autres qui l’aient été ? La question existe et mérite d’être résolue. La vue de Pérelle de 4681, imitée par d’autres graveurs et prise du milieu de la pièce d’eau, avec la galerie de Mansart en face du spectateur, parait indiquer assez exactement la façon dont la décoration était alors distribuée. Des ifs sont plantés dans les langues de terre découpant les bassins; sur le gazon qui entoure et dessine la margelle, des « vases de chaudronnerie », comme disent les Comptes, portent de petits buis en boule; les jets sortant du milieu de l’eau sont assez nombreux; enfin, quatre statues, parmi lesquelles on peut reconnaître une Cérès, apparaissent sur des piédestaux au bord extérieur du Parterre. Est-ce là, par avance, l’indication des marbres qui doivent être placés? n’est-ce pas plutôt la représentation de plâtres déjà existants ? On lit dans les ordres de Colbert du 24 octobre 4674 : « Mettre les deux figures de plâtre sur le Parterre d’eau et donner deux couches de blanc. Achever le globe de marbre, le mettre au bout du Parterre d’eau en symétrie avec les deux Sphinx, en même ligne droite2. » Le globe géographique de marbre blanc, où le mathématicien Buot a marqué les parties du monde, est indiqué dans la vue d’Israël Silvestre mentionnée plus loin ; on le voit posé sur un socle de trois marches, dans l’axe central du Parterre et du Château3. Quant aux plâtres, qu’on expose après les avoir peints pour leur donner de la résistance aux intempéries, ils soulèvent un problème plus compliqué. On peut se demander, en effet, si ce sont les modèles de statues destinées au Parterre. Cela n’est pas sûr, car seul Baptiste Tubi reçoit 774 livres et 3 sols, le 4 mai de l’année suivante, « pour quatre figures de plâtre faites et posées sur le bord du Parterre d’eau », et, en 4679, 300 livres, « sur les trois figures de plâtre qu’il a faites et posées sur des piédestaux de bois au Parterre d’eau 4 » . Quoi qu’il en soit, il reste acquis que des plâtres ont été provisoirement posés au Parterre d’eau, en attendant les vingt-quatre marbres commandés par Colbert.

Au commencement de 4682, ceux-ci n’y sont point encore, et ceux-là n’y sont déjà plus. Il existe une grande vue de la façade, dessinée par Israël Silvestre et portant ce millésime sur la gravure 5 ; ce document, dont le dessin original est mis sous les yeux du lecteur, et où l’Aile du nord est par avance indiquée, ne marque plus aucune statue devant le Château; les plâtres ont évidemment disparu à ce moment; seuls les anciens jets d’eau et, sur le premier plan, les Sphinx aux enfants animent la perspective un peu plate et monotone du Parterre. Mais voici qu’au printemps de 4682, on a voituré de Paris à Versailles au moins « dix-sept figures de marbre posées au Parterre d'eau et à la Renommée », et que des piédestaux « de pierre de liais » ont été bâtis au Parterre pour les recevoir6; en même temps, des plantations nouvelles y ont été faites et qualre-vingt-un vases de cuivre posés sur des socles neufs7. Tout cet ensemble de travaux et ce remaniement évident du Parterre semblent établir que la plus grande partie de nos statues ont été en place devant le Château et que Louis XIV s’est donné, pendant quelque temps, le plaisir de les y voir, dans la disposition qu’il avait décidée dix ans auparavant. En tout cas, la démolition du premier Parterre d’eau, attestée dès la fin de 4683, montre qu’une telle installation fut de courte

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durée ; c est à ce moment, coïncidant avec la mort de Colbert, que les marbres reçurent les emplacements où nous les voyons aujourd’hui.

Malgré 1 intérêt de ces souvenirs, l’histoire du premier Parterre d’eau serait incomplète, si l’on se bornait aux détails qui viennent d’être rappelés. Le projet primitif du décor de sculptures était bien plus vaste qu il n’a été dit et d’un symbolisme encore plus compliqué. 11 n’y a pas de meilleure façon de le faire connaître que de citer la page de la vie inédite de Charles Le Brun, par Claude Nivelon, où se trouve exposée, avec tous les éclaircissements utiles, une des imaginations les plus grandioses du Premier Peintre :

Il fit un dessin dans ce temps d’un parterre nommé d’eau, composé de manière que l’on pourrait aller partout entre les jardins et les fleurs qui l’environnent dans tous les retours composés de quatre grandes pièces d’eau ou bassins répondant aux pavillons du Palais et d’un grand rond dans le milieu, le tout lié ensemble par leurs angles droits et de retour.

Ce parterre est une représentation de toute la masse ou construction universelle. Les quatre éléments étaient placés aux angles du parterre, représentés sous la figure de quatre enlèvements..., celui de Rliée par Saturne, d’Orythiepar Borée,

Coronis par Neptune et Proserpine par Pluton. Ces groupes sont exécutés de marbre des plus habiles sculpteurs. De plus, vingtquatre figures, qui ont été placées depuis dans le tour d’un autre parterre [Parterre du nord], sont lès quatre représentations des Eléments simples, les quatre Parties de l 'Année , les quatre Parties du Jour, les quatre Parties du Monde, les quatre Poèmes, les quatre Compl exions de l’Homme, le tout avec leurs attributs èn général, par lesquels est dépeint et figuré, comme est dit, l’union ou l’enchaînement de ce qui compose l’Univers.

Dans le milieu de la grande pièce d’eau devait être un rocher percé de quatre côtés, sur lequel devaient être placées les neuf Muses en marbre blanc nommées, au rang des fontaines, celles des Arts et des Muses. D un coté, sur le haut du rocher, se voient Apollon et toutes ses Filles de Mémoire, disposées selon leur élévation et degré, et de l’autre côté le cheval Pégase qui s’élève en faisant sortir du rocher la fontaine Ilippocrène, dont l’eau, tombant entre les fentes de ce rocher et au devant des quatre ouvertures comme une glace ou cristal, laisse voir au travers de ce miroir le fleuve Hélicon accompagné de ses nymphes assises ensemble sous le rocher. Plusieurs enfants y sont mêlés, jouant avec des cygnes jetant de l’eau et des dragons, dans le bas et les fentes du rocher. Quelques nymphes reçoivent de l’eau de cette fontaine, pour figurer les savantes personnes, telles que Sapho qui s est rendue recommandable par ses ouvrages poétiques. Cette masse ainsi représentée est une figure en corps des effets et des vertus du Soleil, lequel préside et domine sur les neuf cercles figurés par les neuf Muses, et par ces jets d eau la distribution ou influxion qui se fait de leurs influences dans toute la masse universelle.

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