‹ La création de VersaillesChapitre 50 sur 118 · L’origine du nom de Versailles reste entièrement · texte numérisé non relu

L’origine du nom de Versailles reste entièrement

incertaine. Une charte du onzième siècle, d’Odon, comte de Chartres, mentionne un Hugo de Versaliis. Le dernier du nom, un Jean de Versailles, meurt en 1464. (Voir Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris , t. VII. Paris, 1757, p. 307-313, et Ad. Maquel, Versailles aux temps féodaux. Recherches historiques et généalogiques sur la seigneurie, les seigneurs et l'ancien domaine de Versailles. Paris, 1889, p. 49 et 110.) Il est fâcheux qu’on ne puisse se servir de renseignements réunis par Soulié, qui ont été cités avec inexactitude ou sans référence précise par M. Philippe Gille, dans Versailles et les deux Trianons, t. I. Tours, 1900. Cet ouvrage est, d’ailleurs, négligeable au point de vue historique.

4. Cette mention figure dans les fragments mis à tort sous le nom de Pierre de l’Estoile, dans l’édition de Cologne, 1719 : Mémoires pour servir à l'histoire de France, t. I, p. 26. On a un témoignage bien plus autorisé dans le récit de la Saint-Barthélemy par J. -A. de Thou : Lomenius régi ab epistolis, cum incolumitatem pactus in carcerem a Joanne Parisiensi lalrunculatore trusus adversario Versalium fundurn, de quo cum eo lis illi erat , vili pretio vendidisset, munere etiam publico in alterius gratiam ejeralo , postea jussu eorumdem, cum quibus transegerat, interfectus est. ( Jac . Augusti Thuani historiarum sui temporis libri CXXXVIII. Londres, 1733, t. III, p. 134.)

La tradition relative à la mort tragique de Martial de Loménie, provoquée par le désir qu’avait Gondi de s’approprier sa terre de Versailles, est acceptée par Félibien, sous Louis XIV, comme parfaitement sûre. On la trouve, tout au moins, dans l’édition suivante, parue sans le nom de l’auteur : La Description du Chasteau de Versailles . Paris, Vilette, 1685, p. 3. M. E. Caron a publié les pièces relatives à l’héritage de Loménie, dans la Revue de l’histoire de Versailles, année 1901, p. 126-129.

Page 19. — 1. Procès-verbaux du Conseil général de Seine-et-Oise. Versailles, 1889, p. 548. Rapport de M. Coüard, archiviste du département. Ce rapport contient des détails nouveaux, tirés de pièces d’archives, sur le bourg de Versailles au temps de Louis XIII. D’après des pièces de 1627, il y avait des bâtiments judiciaires, un auditoire et une geôle; mais les voyages du Roi et la construction de sa maison avaient déjà pu contribuer à l’accroissement du bourg.

2. Ce plan, extrêmement rare et sans date, reproduit p. 18, parait daté par la publication de la plaquette suivante : Itinéraire ou tableau alphabétique contenant les noms et situations des choses plus considérables descriples sur le plan ou carte de la Ville, Citée, Université, fauxbourgs et banlieue de Paris, dressée par le commandement

NOTES

du Roy par Iean Boisseau , enlumineur de Sa Majesté... A Paris , chez ledit Boisseau... 1643. (Bibl. Nat., L K7 5994.)

3. Le chemin qui sortait de Saint-Cloud par Villed’Avray et se dirigeait vers les grands pâturages du pays d’Alençon, est rappelé par le nom du hameau de Choisyaux-Bœufs. Ce hameau, qui était situé auprès de Saint- Cyr, sur la lisière du premier Grand Parc, fut démoli par Louis XIV, qui le trouvait sans doute trop près de Versailles. Aucun pont n’existant alors à Sèvres, la route principale de Paris en Bretagne passait par Saint-Cloud, Vaucresson, Rocquencourt et Villepreux pour se rendre à Montfort-l’Amaury (J. -P. Jacob, le Cicérone de Versailles. Versailles, an VII, 1804, p. 2). Sur l’histoire du Val-de-Galie, on consultera l’abbé Lebeuf, l. c., t. VII, p. 329.

4. Saint-Simon, Mémoires , éd. Chéruel et Régnier, t. XII, p. 81. Il y a un autre texte de Saint-Simon, dans ses additions au journal de Dangeau, sur les origines de Versailles, « qui était alors un petit château de cartes bâti par Louis XI II, ennuyé, et sa suite encore plus que lui, d’y avoir souvent couché dans un méchant cabaret à rouliers et dans un moulin à vent, excédé de ses longues chasses dans la forêt de Saint-Léger, et plus loin encore de ces temps réservés à son fils, où les routes, la vitesse des chiens et le nombre des piqueurs et de chasseurs gagés à cheval a rendu les chasses si faciles et si courtes. Louis XIII n’y couchait presque jamais qu’une nuit et par nécessité... » ( Journal du marquis de Dangeau, éd. Soulié et Dussicux, avec les Additions inédites de Saint-Simon, éd. Feuillet de Conches. Paris, 1854-1860, t. XVI, p. 41.) — - Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV, publiés par le comte de Cosnac, A. Bertrand, et Ed. Pontal. Paris, 1882-1893, t. I, p. 78. — Journal de ma vie; Mémoires du maréchal de Bassompicrre, éd. de la Société de l’histoire de France, publiée par le marquis de Chantérac. Paris, 1870-1877, l. III, p. 286. Les autres éditions de Bassompierre sont incorrectes pour le passage sur Versailles.

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