‹ La création de VersaillesChapitre 51 sur 118 · Journal de Jean Héroard, 24 août 1607, t. I, p · texte numérisé non relu

Journal de Jean Héroard, 24 août 1607, t. I, p

Page 20. — 1. Journal de Jean Héroard , t. II, p. 291, 295 à 298, 307, etc. Sur les chasses de Louis XIII, voir les Mémoires du duc de Saint-Simon , éd. A. de Boislisle, t. I. Paris, 1879, p. 143.

Page 21. — 1. Les actes de ces acquisitions sont conservés dans les papiers des Bâtiments du Roi, Archives nationales, O1 1762. On trouve dans Dussieux l’analyse de l’ensemble de ce carton, qu’avait vu Soulié et que j’ai consulté à mon tour. Au reste, sur les points essentiels, Jacques-François Blondel, renseigné par les bureaux des Bâtiments, avait déjà tiré parti du môme dossier dans l'introduction historique mise en tête de son beau travail d’architecte sur Versailles, Architecture françoise , t. IV. Paris, 1756, p. 93. II y a d’autres renseignements à chercher dans les archives particulières du Domaine de la Couronne, qui contiennent l’inventaire général des titres de Versailles, Marly et dépendances (O1 3871-3880), les baux et acquisitions pour le parc de Versailles (O1 3881- 3882), les titres des seigneuries dépendant du domaine de Versailles (O1 3915-3947). Je signale cet ordre de documents à l’historien qui devra un jour reprendre la question.

2. La date de la démolition de cette habitation, qui était encore debout en 1632, est incertaine. L’emplacement ne l’est pas moins. L’indication au sud-est du château nouveau et les nombreux travaux de terrassement survenus depuis me font penser que l’hypothèse doit chercher aujourd’hui la place du château féodal vers cette partie de l’aile du midi vôisine de l’escalier des Princes.

3. Coiiard, l. c.,‘p. 547. Louis XIII établit à Versailles trois foires franches et un marché franc par lettres patentes du mois de novembre 1634, dont quelques mots méritent d’être cités : « Louis, par la grâce de Dieu, etc. Désirant l’accroissement, et décoration de notre Château et bourg de Versailles, où nous faisons souvent séjour, nous avons estimé qu’il était nécessaire d’y établir trois foires franches et un marché franc, afin de le rendre plus fréquent, et que nos sujets, tant marchands que autres, dudit lieu et des environs, même de notre bonne ville de Paris, en puissent recevoir la commodité, profit et utilité, que le trafic et débit de bétail, graines et autres marchandises, qui s’y fera, pourra apporter aux uns et aux autres. ..Nous voulons qu’il soit fait, construit et édifié audit bourg de Versailles..., halles, bancs, étaux et autres choses nécessaires pour loger les marchands... » ( Journal des règnes de Louis XIV et Louis XV, de 1101 à 11 44, par Pierre Narbonne, premier commissaire de police de la ville de Versailles , édité par J. -A. Le Roi. Paris et Versailles, 1866, p. 115-116.) Louis XIV confirme, par lettres patentes de mars 1669, l’établissement fait par son père des foires et marchés de Versailles. Ces foires existent encore de nos jours, avec un léger déplacement de date du 28 août, jour de la Saint- Julien, au 25 août, jour de la Saint-Louis (Cf. Lebeuf, l. c., p. 318); et un marché se tient à Versailles le mardi, jour de la semaine désigné à cet effet par Louis XIII.

4. « Le Roi partit de Toulouse, et, dans l’impatience où il était de se rendre à Versailles, il passa par le Limousin... » ( Mémoires du comte de Brienne, collection Petitot, t. XXXVI, p. 12.)

5. J’emprunte les principaux renseignements aux gazettes suivantes : 1632, p. 82, 462, 470; 1634, p. 168,476; 1635, p. 195. Des mentions moins notables sont continuelles. Tallemant des Réaux raconte que Louis XIII fit une épreuve de boulets explosifs à Versailles, « où exprès on fit construire une demi-lune de terre » ( Historiettes , éd. Monmerqué, t. II, p. 36). Pierre Narbonne a recueilli aussi quelques souvenirs sur cette époque : « Le premier gouverneur de Versailles, fut le sieur Arnault, valet de chambre du roi Louis XIII, qui fut nommé en 1632 à la recommandation du P. Joseph, capucin, son parent. Les gages du concierge et du jardinier de Versailles étaient alors fixés à 600 livres. » {Journal cité, p. 132.)

Page 22. — 1. Gazette, 1637, p. 346.

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