Mél. Colbert , vol. 148 bis, fol. 718; 149, fol
Page 58. — 1. Comptes, t. I, 134, 193.
2. Le Bassin de la Sirène, décrit par Mlle de Scudéry et mentionné pour réparations dans les Comptes de 1678, a dû disparaître, peu après cette date, par suite des remaniements du Parterre d’eau. (Voir Pératé, l. c., p. 31.) On ne connaît plus les groupes de Marsy que par la gravure de Le Pautre datée de 1679. Le dessin original de Le Pautre, recueilli dans la collection du marquis de Chennevières, vient d’être acquis par les Musées nationaux.
3. Je crois pouvoir identifier cet Amour de Lerambert avec la figure de l’estampe gravée par Le Pautre, en 1667, et qui nous montre le Parterre de fleurs au-dessus de
NOTES
l’Orangerie de Le Vau (p. 59). Ce parterre est appelé, dans la légende manuscrite du croquis de Pérelle, le « Parterre d’Amour ».
4. Le premier paiement pour les « Sphinxes » de marbre, que Lerambert fait pour Versailles, est du 29 juillet 1667 ; le dernier est du 28 avril 1668. Il reçoit pour les marbres seuls, 3 000 livres. Jacques Houzeau touche aussi, en 1668, 1 200 livres en « à-compte des sphinx de marbre qu’il fait pour Versailles » ; ceux-ci ne semblent pas s’être conservés (Comptes, t. 1, 193, 253). Sur la fonte des deux enfants de bronze, dont les modèles n’étaient pas de Lerambert, mais de Sarrazin, voir la note 2 de la p. 70.
5. Rapport à Colbert du 17 juillet 1665 : « J’ai fait fermer une partie de la place au-dessous du grand réservoir pour enfermer les rocailles et ustensiles dont le sieur De Laulnay aura besoin pour faire la Grotte. Il a commencé à travailler. » 11 août : « Le sieur De Laulnay a sept rocailleurs et quatre manœuvres qui travaillent avec lui dans la Grotte. » 30 octobre : « M. Perrault a eu grand soin de m’envoyer l’ordre pour faire continuer le travail du sieur De Laulnay, dont le Roi fut fort satisfait à son dernier voyage. » (Mél. Colbert , vol. |130 bis, fol. 793; 131, fol. 330; 132 bis, fol. 668.)
6. Rapport du 25 février 1666 : « Le sieur De Laulnay travaille dans la Grotte, qui va assez bien. Il serait nécessaire de faire transporter promptement les orgues qui sont à Montmorency, pour ne perdre point de temps et y faire travailler le sieur Jolly. ». ( Mél. Colbert, vol. 136, fol. 469.)
7. Le réservoir au-dessus de la Grotte est visible dans le tableau n° 765 du Musée, à côté du grand réservoir en deux parties construit à côté. On lit dans un rapport de Petit, du 17 août 1666 : « Je fais emplir d’eau les bassins, afin que, le Roi étant arrivé, Sa Majesté ait le contentement de voir aller les fontaines. Avant que de faire aller l’eau dans le grand réservoir, il faut que lesdits bassins et le réservoir au-dessus de la Grotte soient remplis. » [Mél. Colbert, vol. 139, fol. 252. )
8. Mél. Colbert, vol. 138 bis, fol. 648; 140, fol. 441. Ces appareils appartenaient à un simple particulier; les Comptes mentionnent le « transport des orgues du sieur Desnots de sa maison de Montmorency » (t. 1, 138). Voici enfin, pour la date de l’achèvement, le rapport du 9 décembre : « M. Bontemps a vu l’état de toutes choses, dont il pourra informer Monseigneur, tant de la Grotte que des orgues, qu’il a entendu résonner, et des jets d’eau au pourtour du bassin du nouveau parterre [Latone]. Je donnerai demain avis à M. Perrault pour nous envoyer deux marbriers pour asseoir le pavé de la Grotte, où je ferai travailler, de sorte que cet ouvrage sera fort bien fait, et aurai soin de le faire couvrir aussitôt que le pavé et le cailloutage seront posés, qui sera un ouvrage solide. Nous avons ici de la terre de Hollande pour faire ce travail. » (Mél. Colbert , vol. 142 bis, fol. 555.)
Page 59. — 1. Une grande publication fut faite en 1679, à Paris, par l’Imprimerie Royale, comprenant vingt planches et un texte de onze pages de Félibien, in-folio. On trouve, au chapitre suivant, les descriptions principales de la Grotte.
2. Livre cl’ Architecture contenant plusieurs portiques de différentes inventions, par Alexandre Francine Florentin, ingénieur ordinaire du Roi. Dédié à Sa Majesté. Paris, chez Tavernier, graveur du Roi, 1631, in-folio (avec un beau portrait de Bosse). Les planches dans le style décoratif de la Grotte de Téthys sont les 6e, 14", 17°, 18" et 19°. Elles sont gravées par Tavernier. L’auteur dit lui-même que les portails qu’il compose, dont les ornements sont « taillés en rochers et bossages », peuvent servir pour des grottes. Les seuls spécimens conservés, dans la région de l’Ile-de-France, de ces grottes qui ornaient alors tous les jardins, sont celle d’Issy, aujourd’hui dans les jardins du Grand Séminaire (Bouillet, Contribution à V histoire de l’art des rocailleurs , dans les Comptes rendus de la réunion des Sociétés des Beaux-Arts de 1893, p. 330), et celle du château de Wideville, dont une partie de la décoration a échappé à la ruine et dont les grilles de fer forgé portent la date de 1643.
Page 60. — 1. Rapport de Colbert à Louis XIV, du 17 juillet 1672 : « ... Girardon fait le modèle en plâtre sur le lieu du socle ou piédestal du groupe des figures du milieu; et les Marsy et Guérin vont aussi faire en plâtre le modèle sur le lieu du piédestal de leur groupe. » (Mél. Colbert, vol. 160, fol. 858). L’étude des premiers modèles avait dû être assez longue : des « figures faites pour la grande niche » sont payées à Girardon et Regnaudin, dès 1666. Leur parfait paiement, pour les marbres, ainsi que celui de G. Marsy et de Tubi, est seulement de 1677 ; celui de Gilles Guérin parait être de 1675 (Comptes, t. I, 963, 964, 830). Le rocailleur, au contraire, dont le compte s’élève à 20619 livres, est achevé de payer en 1668.
2. Mémoires, édition citée, p. 79. Je cite dans la suite les Mémoires de Perrault, d’après le texte autographe conservé à la Bibliothèque nationale, Fonds fr. 23991, et où le passage sur la Grotte est au fol. 64.
3. Le détail des dépenses de la fête de 1668 est dans les Comptes des Bâtiments, t. I, p. 302-308; il est assez difficile d’en dégager ce qui revient à une seconde fête, donnée au mois de septembre de la même année. Le total est de 117 033 livres, 2 sols, 9 deniers.
4. Le texte de Félibien est d’une précision moins technique et écrit à l’usage des gens de qualité (dans ses opuscules, p. 197-270); celui de Mlle de Scudéry forme [l’avantdernière partie de la Promenade de Versailles, p. 574-606. Il y a une relation espagnole de Pedro de la Rosa, imprimée à Paris, en 1668, in-4, et on en cite une autre, conservée manuscrite à la Bibliothèque de l’Arsenal, au t. IX in-fol. des papiers de Conrarl. Elle est de l’abbé de Montigny, et a été écrite par ordre de la Reine pour être envoyée à Madrid. Quant aux estampes de Le Pautre, numérotées de I à V et munies de légendes latines, elles ne sont datées que de 1678-1679. On voit que les souvenirs de cette journée demeurèrent chers à Louis XIV après bien des années. La paix d’Aix-la-Chapelle avait été signée le 2 mai 1668. Du 21 au 30 avril, avait eu lieu un séjour du Roi, la troupe de Molière avait représenté Amphitryon , le Médecin malgré lui, le Mariage forcé, l'École des femmes et une tragédie.
Page 62. — 1. La Promenade de Versailles, p. 576. Le reste vient de Félibien. L’espèce de labyrinthe, dont il est
NOTES
question ensuite, est le bosquet de l’Étoile, qui n’a presque pas changé de dessin.