L’étang de Clagny
3. Félibien, p. 265-268. A la fêle de septembre, le feu fut tiré dans l’ile de Clagny, et le Roi le vit du haut de la Tour d’eau. (Rapport à Colbert, du 20 septembre 1668. Mil. Colbert, vol. 148 bis, fol. 718.) C'est ce feu, et non le précédent, pour lequel on a les propres instructions de Colbert en minute autographe. { Lettres , t. V, p- 273.)
Page 67. — Ce tableau porte le n° 765 au Catalogue du Musée de Versailles, où il est anonyme, et avec une date inexacte. Les travaux d’art de la Pyramide et do l’Allée d’eau, qui s’y trouvent indiqués, n'étaient pas en place, je crois,’ lorsqu’il fut dessiné; pour tout le reste, la concordance avec les documents écrits est parfaite.
2. Notons que Patel peint Versailles au cours de 1668, et qu’il y a un paiement à « Cailler » (Ph. Cafïieri) de bordures « pour poser deux tableaux représentant des vues de Versailles » (Comptes, t. 1, 194, 263). C’est à celle époque qu’appartiennent aussi les premières vues de Van der Meulen, ainsi que son minutieux dessin reproduit p. 37.
Page 69. — 1. Les Amours de Psyché et de Cupidou par M. de La Fontaine. Paris, 1669. Le privilège est du 2 mai 1668 ; l’achevé d’imprimer, du 31 janvier 1669. Je cite l’édition des Grands Écrivains, t. VIII des Œuvres. Paris, 1892. Le récit abrégé dans notre texte est aux pages 27-30. A propos de la visite de l’Orangerie, La Fontaine, quoi qu'on en ait dit, laisse entendre clairement que les vers de Racine n’ont point été inspirés par les jardins de Versailles.
2. «... Notre monarque se divertit à faire bâtir des palais ; cela est digne d’un roi. Il y a même une utilité générale; car, par ce moyen, les sujets peuvent prendre part aux plaisirs du Prince et voir avec admiration ce qui n’est pas fait pour eux. Tant de beaux jardins et de somptueux édifices sont la gloire de leur pays. Et que ne disent point les étrangers 1 que ne dira point la postérité, quand elle verra ces chefs-d’œuvre de tous les arts ! » Qu’aurait pu dire La Fontaine lui-même quinze ans plus tard !
3. Une des estampes de Pérelle montre à quel genre de surprises, usitées dans la plupart des grottes, notre poète fait allusion. Des curieux s’y trouvent surpris par les jets d’eau sortant de terre, à l’endroit qu’indique Mademoiselle de Scudéry : « Quand on veut faire voir tous ces aimables objets d’un peu plus loin et qu’on a fait retirer la compagnie, mille petits jets d’eau croisés sortent a six pas de là, et ne s’élèvent qu’autant qu’il faut pour en défendre l’entrée et non pas pour en ôter la vue. » A l’intérieur encore, des jets montant jusqu’à la voûte pouvaient
NOTES
sortir, dit Félibien, « d’entre les petits cailloux qui servent de pavé et par mille trous imperceptibles ». C’est de ces derniers jets que parle La Fontaine.