II
organique, obéissent à la môme loi. Le principe de l'une est le principe de l'antre.
La bataille de la vie s'étend à tout ce qui végète ou respire ; et la loi qui préside à la formation de la richesse, préside aussi à la formation des espèces végétales ou animales.
Si la navette cède au métier, la pirogue au bateau à voile, celui-ci au bateau à vapeur, ou le canal au chemin de fer, c'est par la même raison que les êtres organisés d'une époqae cèdent la place à ceux de la période suivante, les mollusques aux reptiles, les reptiles aux mammifères, les didelphes aux monodelphes, les quadrupèdes du monde tertiaire aux quadrupèdes actuels.
Je dois pourtant montrer en quoi la loi do Malthus, qui est de droit strict pour la nature, a besoin d'être corrigée quand il s'agit de l'homme. Il n'y a place ici que pour un certain nombre de créatures humaines tant que l'état du monde reste le même. Fort bien. Rien de plus vrai.
Mais j'ajoute que l'homme, par so^ trai^ail, peut changer le monde, augmenter les choses, créer, pour ainsi dire, un ordre nouveau. Voil^ ce qui le distingue des populations végétales ou amiuales.