‹ La créationChapitre 76 sur 113 · LIVRE DIXTËUÉ · texte numérisé non relu

LIVRE DIXTËUÉ

Les lys ne aient pas, ils ne tissent pas» ils ne labourent pas; c'est aussi pourquoi il n*y a place que pour un siombre déterminé de lys dans k: même terre inculte. S'ils la cultivaient, ils pourraient y être en plus grand nombre ;* c'est là justement la lot de l'homme^

Les populations végétales et animales engraissent la terre de leurs débris; c'est là tout ce qu'elles savent faire. Elles ajoutent peu aux richesses acquises. II s'ensuit que pour elles, le trésor commun n'augmente plus ; d'où îa conséquence, qu'il n'y a de place que pour un certain nombre d'espèces, de genres, de familles, de types. S'il en paraît un^nouveau, il est nécessaire que de plus anciens périssent.- Loi de destruction et de renaissance, que les poètes ont entrevue sous la figure de Saturne qui dévore ses enfants.

Hommes, nous ' protei^ns contre la dure loi de la bataille de la vie, où le plus faible laisse in* f ailliblement la placé au pliis fort, où le vaincu a toujours tort, où le progrès se forme de Textinction de l'inférieur par le supérieur. Dans le reste de la nature, cette loi est subie sans murmure. Mais ce qui est la règle de l'univers, com-

Page 1