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au LA CRÉATION.

ellds Les époques de l'espèce homaine sont rom- Qua. Noas ne connaissons, dans cette mer da passé, que certains points qai surnagent; le reste a été enseveli pour toujours; il n'en est pas autrement des espèces organisées dont quelquesunes seulement ont laissé des vestiges.

Chaïque société qui s'est immortalisée dans Eladstûire recouvre et suppose une multitude de SDciétés antérieures moins fortes, dont elle a dévoré, non-seulement l'existence, mais le souvenir. Elle s'est emparée des vies moins résistantes qui l'entouraient, et les a fait passer dans aa propre substance.

Cherchez^ sous ces noms éclatants, . Perse, %ypte, Grèce, Rome ; vous serez obligé de supposer des multitudes de petits États transitoires que l'histoire ne connaît pas et qui ont servi à aUmenter les vastes organisations sociales dont le aottveair a survécu* Les Dorions se sont abîmés dans le grand nom de Sparte, les Minyens dans celui de Thèbes, les Osques, les Ombriens dans caliB de Rome, comme les premiers carnassiers, h» premiers grands chats de caverne, ont été se pordre dans les lions du monde actuel.

Dûs ^'elle se montre, Garthage apparaît

toute formée et adulte dans l'histoire. Ses commeDcements et son enfance se dérobent encore. Bactres, Persépolis, Meœphis, Jérusalem, Athènes nous semblent se succéder l'une à Tau* tre, dans l'ordre des temps; en réalité, nombre de formes intermédiaires se sont éteintes sans nous laisser un seul monument. Ces grands Etats seuls figurent dans l'histoire, comme le paléothérium, le mégathérium, le mastodonte, le dinothérium, se dressent pour nous, à l'extrémité des temps dans les âges géologiques. Les populations intermédiaires qui les rattachaient à leurs ancêtres ont disparu.

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