‹ La créationChapitre 98 sur 113 · AVEC LES RÂONES DE LA NATURE · texte numérisé non relu

AVEC LES RÂONES DE LA NATURE

Si Descartes, Leibnitz avaient eu quelque connaissance de ces âges successifs de la nature vivante, assurément leurs vues en eussent été profondément modifiées. Us auraient fait entrer ces époques dans leurs systèmes. En voyant le monde se continuer sous leurs yeux, étage par étage, ils auraient eux-mêmes construit, sur un plan analogue, l'édifice de leurs philosophies.

Que n'eussent pas enseigné les travaux patients, presque éternel? des imperceptibles, les bryozoaires, les foraminifères, les nummulites, à

LlVlifi D(3CZIȻE. 371

YMêhr ^eà^mémàmn^ tttf â celùr Se la' T9l'^o'- (f^Mf •m'txrihtô'iïvàTits (jùi- eh^eildrent-^ërpétùeliemëaf'-dës' "lij^nes éÉ' dès ' stïrfaices- conlîneiitàlës eussent 'à5ci'iitiê"iinê-^omèlrié- viVante atli Imatiéiii^i^ës afâtkiïés! ' "^ ..:•.. i ' ,

H 'à iïi;âiAiué'à"Sirfntoi à Pâsëal, aë'vdr"à rtfetittlé •l'inflUiiiitent -pëtlf^tSàii» îà^ CÉfllùîe' dii rhi2oif>od^,' dé l'itlfiteëiite'. Gë (JiWJn-qué*!Pa^l'a

n'eût pas été pour lui seulement nn-raecourci d'ài6niè';1l ëût-ptfteâ'iiacôQtôr les'Histbires et les actibriè. Câf'il efltXi cetiùvMH'é'élèif^r mieux que léstîtaiis, Ossà'Sùr (Eta','conistrtiire'l^ate se lasser lès'BlôbS' dfes'pytamMeis! d'É^y^té/ bâiîf de sa shMiiàcë'leii' dègréëm-'VnimAU^a; Wï' s'àssMpdttt ^^litt'''tàrd'' dék' ieùf'iiiaîssaiïéè/'lfe^ ^nds diiécft véaiqûësïlè Cafflemifë et dii Bèii-

> Leibiiî=ti"'pffessënMit'%é-'WàTis- "ï'MiVèrs 'la' pàlJlife- T^rëim&m'iikti' Qàelfe-'cohWffiia^ion léï'èitf'offéK-ie moiiaëj-ii^ii ettt'puv conitifë'iiotls,' vbî^l'at'éhiWéïdtë sfttfcesàlve-^m ëi'àtîiïéiife se réfléchir dans la constitution des êïrë^ ofgdiiisééf Sans dtttttei' 'P^^krtïibii" d'îlraè ës^èc^ nouvelle n«è!ùt 8t«"^6ur"fôi que lë"àttéau dti"ùi<mdë 's'iii-

primant à une certaine époque sur la nature vivante. Ce qu'il y a de vrai dans sa philosophie, eût élé ainsi démontré par l'avènement des êtres qui portent en eux l'empreinte d'un certain état de l'univers. Il n'eût pu expliquer comment cette empreinte a été tirée ; mais il aurait vu les espèces se succéder conformément à l'image changeante du monde. L'idée de l'harmonie à laquelle il s'était élevé par l'ahstraction aurait pris un corps à ses yeux.

Le reptile aurait été conforme à la nature insulaire, le mammifère à la nature continentale ; l'homme aurait apparu comme l'expression vivante du monde entier. Ce qui n'était qu'âne formule, un pressentiment, serait devenu une vérité naturelle. Leibnitz l'eût suivie dans le détail ; et avec cette pensée tombée dans son esprit : « Que la partie représente le tout, » il eût pu reconstruire la nature entière depuis ses premiers âges, et retrouver dans le mollusque, dans le reptile, le mammifère et dans l'homme, la figure du tout changeant que nous appelons aujourd'hui l'histoire de la terre.

Il y a ainsi des pensées qui naissent dans l'esprit des grands hommes et sont comme des

pierres d'attente pour un édifice à venir. 'Elles manquent de soutien et l'on ne sait à quoi elles

V répondent; elles semblent jetées témérairement,

^suspendues dans le vide.

' Mais que des faits nouveaux se révèlent au jour. Tout ce qu'il y a de vrai dans ces pensées se manifeste en môme temps; l'édifice de l'esprit humain qui n'était que suspendu, interrompu, s'achève. Les grandes voûtes hardies qui penchaient sur.rabîme, rencontrent inopinément des colonnes d'airain qui surgissent de terre pour les soutenir et les éterniser.

Je ne puis ici faire comparaître toutes les grandes idées qui ont surgi dans l'esprit humain et rechercher comment elles se concilient avec cette histoire de la nature nouvellement découverte. Il me suffit d'avoir indiqué cette voie. Je suis convaincu qu'en y entrant davantage, on trouverait d'étonnants rapports entre ce qu'il y a de solide dans les conceptions des grands hommes et le secret du monde souterrain qui vient de se révéler au jour. C'est là une pierre de touche à laquelle il ferait beau soumettre les constructions des diverses philosophies qui se sont succédé dans le monde.

^74 ..LA.€;fl£ÂmOK.

. il^ idée. 4e la p]^Qgres^ioû.Qt4a)4â]9^oi)pema^ 4çp. choses q^ait .entrée, djms,l>SBritribBfflft}fb f pEJa. TW)ie.4eÉi sçie^i^e^^^tw^les^îsa^^ que Gondorcet la tirât clH,9p^pt««jl!9^ ^4»ii<mrf piôri^ïU5e»desckose%bum^in«9»j j) tjin ji;j/a

• i:Hii 'ij:''';ii-, 'jn> ij'ii- H' ini if jfiii-n l* fc

l i\\ ' . :• il •.(.; \" • j:l . .-;J .Pi ; .-Juid-. fji i l''i ilj • iji: ' )i.i' ;:i rji f?* :.:•'•: î] .'? .- nm'';:!

.. ' : "li'f'i" f.. :! Ji î?) i îjI'.'Jlh):J j îJi'.JJfiJ ;])

Page 1