Voyez page lo, note
l:.\ CRÉATION ET L'HUMANITE
Prêles'*- et zaniias-''', et tous les végétaux
Que nous avons notés aux différents niveaux,
Se monlreronl encore aux couches crétacées ;
Mais le chêne orgueilleux et les Corylacées^^
Le noisetier touffu, l'opulent chàtaijsnier,
Le juglans regia, vulgairement noyer,
Arbres aux fruits charnus, qui pour nous sont encore
De précieux trésors légués par cette flore ^î^;
Hêtres et peupliers, les trembles dont le vent
Fait miroiter aux yeux le feuillage d'argent ;
32. Les Prèles sont de la famille des Equisétacées (voir page 32, note 33)... Ce sont des plantes rameuses, à tige fistuleuse, habitant les endroits humides ou inondés, les ruisseaux et les rivières.
33. « Les zamias sont de la famille des Cycadacées... Ce sont de petits arbre- ou u arbustes dont le port offre quelque ressemblance avec les palmiers. Cependant il en « est une espèce, le Macrozamia spiralis, qui, sur les côtes de l'Australie, s'élève à la ic hauteur de 9 à 10 mètres... "
(Voir page 30, note 35). • I). V.
34. « Le mot Corylacée dérive du latin Corylus, coudrier... C'est une famille «le « végétaux exogènes, suivant de CandoUe, c'est-à-dire de végétaux chez qui, tant qu'ils (i continuent de croître, de nouvelles couches ligneuses viennent s'ajouter extérieure- « ment aux couches formées les années précédentes, tandis que l'augmentation du bois « chez les endogènes résulte d'une formation successive de fibres à l'intérieur de la u tige.
<c Les végétaux exoqhies correspondent exactement à ceux que Laurent de Jussieu « avait nommés Dicotylédones ou Dicotylédones.
« Parmi les genres que renferme cette famille sont : le chêne (Quercus) ; le chàtai- « gnier (Castanea) ; le coudrier (Corylus) ; le hêtre [Fagus) ; le charme-bouleau {Carpi- « nus betulus) ; le Noisetier ou Avelinier {Corylus avellana)... Rattachons ù cette K famille des Coryiacées les Salicinées (lat. Salix, saule)... Le saule, le peuplier et « le tremble sont les individus les plus remarquables de la famille des Salicinées... « Enfin, parmi les végétaux exogènes et dicotylédones, se rangent les Juç/landces, i< dont l'eEpèce la plus connue est le noyer... Tous ces arbres ont des fleurs à chatons « ou monochlamydées... » D. 'V.
33. « Est-il nécessaire de rappeler l'utilité de la plupart des végétaux dicotylédones <c viu point de vue de l'industrie et de l'économie domestique? En dehors du bois « excellent en général pour le chauffage, et dont on ne peut se passer pour les con- « structions, est-il quelqu'un qui n'apprécie le mérite de leurs fruits? Les glands du « chêne furent la première nourriture des hommes, et on s'en sert encore pour « engraisser les porcs; il en est qui, torréfiés, sont encore un bon aliment pour nousic mêmes. La châtaigne est partout recherchée encore pour l'alimentation domestique. « La noisette ou aveline est partout estimée à l'égal de l'amande. Les faînes du hêtre « sont particulièrement appréciées par les animaux frugivores, et par les porcs notam- « ment. A quoi bon enfin parler de l'excellence du fruit du noyer, soit pour le manger, « soit pour l'huile qu'il donne, soit pour toutes les autres ressources qu'il fournit « à l'industrie et même à la médecine?... »
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Le ('harme aux loo),:;s rameaux, cl lanl d'aulri-'s es'^enoes, Pareilles en beautés, distinctes en subslanres. Sont les produits saillauls qui resteront riioiiiu'iir Des terrains crétacés d'ordre supérieur.
Poursuivons sous les ilôts cette étude attenlivo. La nature en progrès n'y fut pas moins active. Quel profond changement! quelle évolution! La faune y trouve aussi sa transformation, Et, par des faits précis et de même importance. Prouve que terre et mers sont sous même influeni'c.
D'une part, il fallait des aliments nouveaux A ces êtres prévus qu'en immenses troupeaux La nature, toujours de son œuvre certaine, Ménage en ses desseins à la couche prochaine. Et voilà que soudain parurent en tous lieux Le Dicotylédone^'' et ses fruits savoureux.
D'autre part, l'Océan ofi le germe de vie Plus que sur terre encor s'affirme et multiplie, L'océan, menacé dans sa faune et ses biens Par la voi'acité des géants Sauriens, Rejette ces gloutons^'', dont la mâchoire avide Est la terreur des mers et partout fait le vide. De la craie en tous sens fouillez les gisements : Le monstre en peu d'endroits laissa ses ossements. Un seul s'est rencontré, qu'on nomme Mosasaure^^, Et que, vers Maëstricht, le sable couvre encore. Les autres ne sont plus, et par les Cétacés Dauphins, Squales, Requins, se sont vus remplacés.
A quoi bon rappeler TExogyre Colombe ^'J Et la Térébratule à huit plis, qui retombe