Voyez plus haut, notes 34 et
37. « C'est à partir du Grès vert que les Squales (Requins, Lamentins, Cjtaeés de « toutes sortes) qui s'étaient montrés dès le Silurien inférieur, commencent à se multi- « plier sensiblement, et ils tendent à remplacer les Poissons sauroïdes et les Saimens « nageurs (voir page 36, note 23 et page 52, note 16; voir aussi la page 9, note 41), « dont la voracité semblait destinée à poser des limites à l'accroissement trop rapide « des autres animaux. Les Squales sont chargés de ce rôle depuis l'époque de la Craie « jusqu'à nos jours; mais leur taille a dû être, dans le principe, bien supérieure à rc « qu'elle est aujourd'hui. »
(Alfred Mauhy, la Terre et l'Homme.)
38. Un seul grand Saurien fossile a été rencontré dans le terrain crétacé : c'est le Mosasaure (Saurien de la Meuse) découvert dans la craie sableuse des environs de Maëstricht. ..
39. L'Exogyre est un ostracé (voir page 38, note 31), et l'Exom/re ralombr est caractéristique de la Craie tuffeau.
5S r.A CRÉATION ET f/HUMANlTE
En faisceaux arrondis sur le tlanc des Coraux*"? Et le Criocéras ou le Bélier des eaux ? Et l'Actéonella"? les Huîtres carénées?
Les Nucules enfin à spires pectinées*^-?
Oui, tout semble en ce temps nous prêter un apjMii Pour montrer cpie la craie et le sol d'aujourd'hui Se sont développés dans des rapports intimes. La terre en ses forêts, la mer en ses abîmes, A l'observation offrent maint spécimen ; Mais l'air pourrait aussi fournir à l'examen Mille sujets nouveaux... Tels sont les Névroptères*^ Qui viennent s'ajouter à ces Coléoptères Qu'à nos yeux le Trias a déjà présentés : Et, s'il faut se servir de noms plus usités, , Mouches et papillons *''^ aux ailes diaprées, Insectes rayonnants dans leurs robes nacrées. Et les oiseaux coureurs'*^, dont la puissante voix
40. .1 La Térébratule est un brachiopode (voir page 8, note 33), et les Brachiopotles « forment la cinquième rlassc de l'embranchement des Mollusques dans la méthode de « Cuvier. Les trois genres de cette classe sont : les Lingules, les Térébratules, les Or- « biculcs. Les Térébratules ont cela de particulier que leurs valves inégales sont jointes « par une charnièi'e, et que le sommet de la valve la plus longue est percée d'une ou- « verture par laquelle passe le pédicule charnu qui attache la coquille aux rochers, aux 1. madrépores, etc.
« Les Spirifères sont des Térébratules fossiles, et la Tcrcbratide à huit plis est caru^- « téristique des terrains crétacés. » D. V.
41. Les Criocéras ou Béliers des eaux (grec, -/f.o,-, liélier; ■/£{,«;, corne) et l'Actéo- « nella sont des Ammonites dont les formes génériques sont spéciales à la période cré- « tacée. .. L'Actéonella a la forme d'une amande. . . »
(Voir page 26, note 15.)
42. « L'Huître carénée, c'est-à-dire à la forme d'une carène, et la Nucule pectinée, « c'est-à-dire à la forme de peigne, sont aussi caractéristiques des terrains crétacés... »
(Voir, pour le mot Ostracé, page 38, note 31.) D. V.
43. Voir, pour les Névroptères et les Coléoptères, page 31. note 30.
44. (( Les mouches sont des insectes diptères (grec, Ji;, deux: tctsjiov, aile)... Les « papillons ou lépidoptères (grec, Xe-i;, écaille; uteçov, aile) forment le dixième ordre « de la classe (les Insectes. Un sait que leurs ailes, au nombre de quatre, sont recou- « vertes sur les deux faces de petites écailles colorées, semblables à une poussière fari- « neuse, lesquelles s'enlèvent au contact des doigts... » D. V.
45. Les oiseaux, que nous avons déjà vus paraître sur le terrain conchylien du Trias, (voir page 32, note 37), peuplaient, à l'âge de la Craie, les rivages des vastes mers qui s'étendaient sur le globe. . .
<c C'étaient des Palmipèdes et des Echassiers (Palœornis, Cimoliornis)... Remarquons « que la classe des oiseaux ne nous présente qu'un petit nombre de genres éteints, et « que le nombre des espèces fossiles appartenant à des genres encore existants est « également fort limité. Ainsi, les ordres des Rapaces, des Passereaux, des Grimpeurs, « ne renferment chacun qu'ini seul génie perdu : le Lithnrnis, voisin du grand vautour
GEOLOUIE ET P ALE 0 i\TO LO U I E 59
Faisait enfin cesser le silence des bois '^^.
De la Création si la force était telle, A l'âge de la Oaie, où donc s'exerça-t-elle ?
— Eh bien ! qui ne le voit ? l'unité de climat Fit qu'à la fois partout ce grand fait s'affirma. En Europe, en Asie, et jusqu'en Amérique, Au travers de l'Atlas", dans les sables d'Afrique, En France, en Angleterre, au-dessous des détroits, Le principe crayeux sut établir ses droits. Au sein des flots mouvants, et le long du rivage. Il s'élève, il grossit, incessamment s'étage; Et, par l'accroissement des bancs accumulés. Les caps sont élargis et les golfes comblés.
La carte sous les yeux, du cours de la Vilaine ** Reportez-vous vers l'est jusqu'aux monts de Lorraine : La basse Normandie, et le Maine, et l'Anjou, Le Berry, la Touraine et le nord du Poitou, La Champagne et la'Brie avec l'Ile-de-France Et tout rOrléanais formaient un golfe immense, Oti la Craie a depuis pris la place de l'eau '*'. ";
Au midi, nous avons la plaine de la Crau^",
n dans l'étage parisien ; le Protornis, de l'étage supercrétacé ; V Halcyornis, de 1 efag « parisien... Toutes les espèces fossiles dans l'ordre des Gallinacés appartiennent à « des genres vivants... Dans les Echassiers de Cuvier on ne trouvequ'une espèce éteinte, « le Palœornis. . . Enfin les Palmipèdes renferment un genre éteint, le Cimoliornis. . . « La première section des Echassiers, celle qui renferme les oiseaux appelés par Cuvier « brévipcnnes (oiseaux aux courtes ailes), et coureurs par d'autres naturalistes, est « plus largement représentée dans l'ornithologie paléontologique. Cette section qui renie ferme les plus grands oiseaux vivants, avait, dans l'époque qui a précédé la nôtre, « des représentants bien plus gigantesques encore que les Casoars et les Autruches... : « le Dinornis, qui avait au moins 4 mètres de hauteur : VEpyornis, dont le Rluséum « d'histoire naturelle de Paris possède des œufs qui mesurent S.ï centimètres.... »
40. « L'oiseau, en se faisant entendre d'une lieuo (comme les cigognes, les oies, les « canards) du haut des airs, et produisant des sons dans un milieu qui en diminue « l'intensité et en raccourcit de plus en plus la propagation, a, par conséquent, la voix (c quatre fois plus forte que l'homme ou les quadrupèdes, qui ne peuvent se faire en- « tendre h. une demi-lieue à la surface de la terre... » Buifon.
47. L'Atlas, chaîne de montagne du Nord de l'Afrique, était fort connu di's Anciens. Ils le regardaient comme la montagne la plus élevée de la Terre; et, le peisonnitiant, Us disaient qu'Atlas, Titan, Ois de la Terre, portait le ciel sue ses épaules.
48. La Vilaine, grossie de l'IUe, donne son nom au département d'IUe-et-Vilaine : elle court d'abord dj nord au sud, se dirige ensuite vers l'ouest, et va se jeter dans l'océan Atlantii|ue.
40. Voir, pour la formation des terrains crétacés dans la mer, ce qui est dit plus loin du Foraminifàre, page 04, note 59. — Voir aussi page 05, note 02.
50. La Crau [Lapidei Campi, les champs de pierres) est une vaste plaine du département des Bouches-du-Rhône, sur les confins du département du Gard, entre le Kliône
,-,u I.A CUKATIOX 1:T l/IIUMANiTK
Ti'islc iiuii','!' de iiiori entre le Rhône et Barre, Dont le nom dit assez le fonds élémentaire D'où procède ce sol miroitant, onduleux, Qui, comme un long glacis, se déploie à nos yeux. Des poudingues"* crayeux en ont fixé la base ; Mais sur tout ce bassin qui vaguement s'évase, On ne voit que cailloux, agglomérations Qu'y portèrent jadis les inondations^-.
Le pays plantureux et d'abrupte structure Fut d'abord occupé par le peuple Ligure" :
et rétang de' Beriv. Elle a 'JSIJ kilomètres de s.ipeifieio et e^t traversée par le eaiial de Craponne, qui l'a rendue en partie à l'agriculture.
Ce canal de Graponne fut creusé en 1558 par Adaui de Ciapoiine, habile ingénieur, que des jaloux firent empoisonner à Nantes, à l'âge de quarante ans.