‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 26 sur 88 · Voir, pour le genre Pccten, page 34, note · texte numérisé non relu

Voir, pour le genre Pccten, page 34, note

20. Le Pecfen Pleuronectcs (grec, z/.tujw., côté ; vT./Toi, qui nage ou peut nager). Le pleuronectcs nage donc sur le côté. Ce MolUisquc abonde dans la Mollasse et se continue dans la période suivante.

(JÉOLOGIE ET l'ALÉONTOMXilK Lafamillo Limnée et tous les Pulmonés^", Dans le sable et le gr^s partout disséminés.

Cependant, sur un sol d'origine lacustre, Le Chara des marais^', vulgrairement le Lustre, De la flore des eaux indice précurseur. Dégage tout à coup sa repoussante odeur.

L'aspect se modifie, et bientôt la Mollasse Sous un terrain nouveau disparait et s'eflFace.

Ce terrain semble avoir deux centres principaux, Par l'âge rapprocliés, mais de fonds inégaux. L'un se constitua de dépôts maritimes; L'autre dut emprunter ses éléments intimes A des entassements que, par l'érosion, L'eau douce accumula sur cette région.

Ici, sur des galets un sable fin se presse, Et nous reconnaissons le terrain de la Bresse '^^

30. « Les Pulmonés ou Pulmobranrhes constituent le premier ordre des Gastéropodes. « Seuls, entre tous les Mollusques, ces animaux ont la faculté de respirer l'air en na- « tare. Les Pulmonés qui vivent dans l'eau sont obligés de venir de temps en temps à « la surface pour chercher l'air nécessaire à leur respiration.

« Les Pulmonés terrestres sans coquille apparente ont pour type le genre Limace <( (latin, limax).

<( Los Pulmonés terrestres, « coquille complète et apparente ont pour type le grand

genre Escargot ou Hélice (latin, hélix), lequel renferme plus de 500 espèces. Les es- « cargots proprement dits ou colimaçons ont à peu près les mêmes mœurs que les «1 limaces. Ils sont très voraces en été. Pendant l'hiver, ils restent retirés dans un trou, « après avoir bouché avec une matière calcaire qu'ils sécrètent l'ouverture de leur coci quille, dans laquelle ils restent engourdis jusqu'au printemps. Les escargots ont la « faculté de pouvoir reproduire les parties de leur corps qu'on a mutilées ou coupées, « comme les tentacules, la mâchoire et la lèvre supérieure, et même la masse buccale « tout entière, le cerveau et la partie antérieure du pied.

« Les Pulmonés terrestres ont en général sur la tête quatre tentacules.

« Les Pulmonés aquatiques, comme les Planorbes et les Limnées, n'ont que deux « tentacules. Ils viennent toujours à la surface pour respirer, en sorte qu'ils ne peuvent « habiter des eaux bien profondes...

H Les meulières coquiÛères sont remplies de Planorbes et de Limnées. »

D. V., passim.

31. <( Les C/iaras, Chnragnes ou Lustres d'eau se trouvent dans les eaux stagnantes « d'Europe, d'Asie et d'Amérique ; mais elles sont surtout communes dans les régions « tempérées. L'odeur fétide que ces plantes exhalent est regardée comme très insalubre « et comme l'une des sources principales des ûèvrcs paludéennes ou maVaria de la « campagne de Rome...

La tige des Charas ou Characées est souvent incrustée do matière calcaire à

« l'état de carbonate, suivant les uns, de phosphate, suivant les autres... Ces plantes ■■< aquatiques, ou du moins leurs graines se trouvent en grande quantité dans les meu- « Hères coquillères... Leur apparition signale le passage de la couche des terrains de " Mollasse à la couche des terrains Subapennins. » D. V., passim.

32. La Bresse, ancienne province de France, répond à peu près au département de l'Ain. Elle comprenait le Bugey, le pays de Gex et la principauté tle Donibes... C'est

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Mais c'est en Italie, aux entours de Turin, Qu'est le centre réel de ce nouveau terrain. Oes bords que bat la mer jusqu'au pied de la chaîne, Du nord au sud, partout sa présence est certaine : Aussi l'a-t-on nommé terrain Suhapennin^'^ . De sa formation l;i marne est le lien, Qui rattache le sable aux cailloux, aux coquilles Dont, de nos jours encor, nous voyons les familles De l'immense Océan peupler la profondeur.

Que si, des gisements mesurant l'épaisseur. On met à découvert leurs substances intimes, A nos yeux paraîtront, fossiles maritimes, Des êtres que nos mers depuis longtemps n'ont plus. Barbares sont les noms, mais non pas supeitlus, Puisqu'en eux et par eux de l'âge tertiaire Se trouve précisé le dernier caractère.

C'est le Pleurotoma que l'on dit Rotata (Ce nom, le dieu des vers jamais ne l'inventa); Puis, le Prismaticum, simple buccinoïde.

Que le sable et le temps, sous forme rhomboïde, En un prisme grossier ont enfin converti El laissé près du test Voluld Liwiherti^'*.

dans la Bombes, vaste plateau parsemé d'étangs, sillonné de petits cours d'eau, qu'on peut se rendre compte des alluvions d'où se formèrent les terrains dits de la Bresse.

i( On aurait pu croire que les étangs de la Bombes occupent des cavités réparties

(, au hasard à la surface du plateau. Il n'en est rien : l'examen de la carte montre qu'ils K ont pour la plupart la forme de rectangles allongés et qu'ils divergent d'un centre <i commun situé au sud-est du plateau. Les rivières qui traversent la Bombes ont la .1 même direction générale que celle des chaînes d'étangs et coulent à l'ouest, au nord- « ouest, au nord, précisément en sens inverse de la Saône et de l'Ain, dont le cours (( limite des deux côtés la haute plaine des Etangs. La pente générale de la contrée est <( aussi du sud au nord, et c'est précisément au-dessus de la vallée du Rhône que se Il trouve le bord élevé de la terrasse. Tous ces faits confirment ce qu'indiquait déjà la <( nature des alluvions anciennes de la Bresse : le plateau de débris a été déposé .<;ous « forme de cône de déjection par les torrents glaciaires. En outre, la faible pente du <c sol appuie l'opinion des géologues, qui voient dans la Bresse le fond d'un ancien lac « où s'étalaient les eaux avant d'avoir brisé leur barrage de roches au-dessus de « Lyon. » Elisée Reclds, Nouvelle Géographie , tome II, pages 304 et .Sti.'i.

Voir, pour la rupture du barrage dont parle M. Reclus, le chapitre XII de cette première partie : Effets du Biluvium. — Alluvions anciennes.

33. « Les terrains marins qui constituent principalement les collines Subapenninos n depuis Turin jusqu'à l'extrémité de l'Italie, sont formés par des matières sableuses et « des marnes plus ou moins caloarifères. La moitié des coquilles qu'on y rencontre sont « identiques avec celles de la Méditerranée. » B. V.

34. « l'armi les fossiles maritimes qui ne se montrent pas an-dessous de l'étage que « nous étudions, on signale partirulièremcnt le Pleurntoma rotata, le Dnccimtm pris- « maticum et la Voluta Lnmherti.

" Le genre ricurotonia (grec, r.'Kvj-.i., coté ; To^r,, incision, de -i-i/,.,, fonin'r) est de la

ÉOlAtOIH lîT l'ALÉONTOLOGIlï

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