RÉSULTATS OBTENUS
Les Rayonnes
RÈGNE JIINÉIUL — HKfiNE VÉGÉTAL — RÈGNE ANIMAL \ LeS Articulés.
Les Vertébrés.
Reprenons, au travers des âges disparus, Avant d'aller plus loin, les chemins parcourus. Ce retour au passé ne peut être inutile. De la Création l'œuvre immense, mobile.
Dont l'effet, toujours sûr, est souvent indistinct. Apparaîtra plus nette en un tableau succinct.
Ainsi, bolide en feu, c'est du fond d'un cratère Que la Terre tira sa substance première. Les schistes, les granits et tous les minéraux. De cet ardent travail produits primordiaux, De leur masse lui font un robuste squelette ^
Mais bientôt la vapeur qui couronne le faîte De ces rocs nuageux se condense, et les eaux, S'épanchant en torrents, entraînent par monceaux Des roches, des cailloux, qui sont réduits en poudre Préparant l'élément où. devra se résoudre Le problème incompris, par qui le minéral S'anime au chaud contact du principe vital-.
Sous ce souftle fécond le corps brute fermente. Et de son sein gonflé se dégage la plante.
De la nature enfin le but est précisé : L'être inerte est suivi de l'être organisé. Et, sur le monde ému, celte auguste naissance Comme un rayon d'amour fait briller l'espérance.
" E.-t un souffre qui rôde, affamé pn " Assouvi par hasard. >l. |,:ir in^tiin « Aveugle exécuteur du II mil .ii,|r.,, ■< Chaque vivant prnméiii.\ nTil >ni •< L'arrêt de mort d'un aulic. exiLr.'
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Le règne végétal, en son expansion, Désormais au progrès imprime une action Qui partout, cliaque jour, de plus en plus augmente. La marche de la vie invincible, constante. Par mille ellels nouveaux se confirme et s'étend. Mais où l'arbre naît, vit, il meurt indiirérent : L'air, la terre avec l'eau, tout élément conspire A porter jusqu'à lui la sève qu'il aspire. S'il n'en était ainsi, n'ayant en son pouvoir Ni la main pour saisir, ni rien pour se mouvoir. Insensible aux besoin^, sans désir, sans envie, Il perdrait en un jour et la force et la vie.
La natm*e a marqué l'époque, le moment. Où la sensation aura son instrument, Oîi, suivant des moyens ignorés des profanes, Les êtres, pour agir, recevront des organes '^
C'est dans la vaste mer, loin des bords agités, Sous des rocs que les vents ont toujours respectés. Au milieu des fucus'*, dont souvent sui" nos plages Les vagues en courroux font d'impurs assemblages,
3. Il n'est p.-.s possible. qiMnd on examine re qui existe, de ne pas voir deux soi'tes d'objets bien distinets : les corps inertes ou bruts et les êtres organisés. En conséquence, tous les naturalistes admettent aujourd'hui, avec Pallas, commedivisionla plus générale : 1° un Empire inorr/nnigue ou Einpirp minéral, qui comprend tous les corps non organisés et soumis exclusivement aux lois physiques et chimiques, tels que les minéraux, les liquides et les gaz: 2° un Empire organique qui comprend tous les êtres organisés et doués de la vie à un degré quelconque. Mais, comme les êtres de la vie organique présentent entre eux des différences fondamentales, on les partage en deux règnes : le règne végétal et le règne animal... En outre, M. de Quatrefages, observ.ant avec raison que l'homme, en dehors des lois qui lui sont communes avec les animaux, obéit à des lois intellectuelles et morales dont il a conscience, propose d'ériger l'espèce humaine en un règne particulier qui serait le Règne humain. (Voir de QiiATnEFAGEs, Dc l'cspèce humaine.)
Nous n'avons pas à indiquer ici, du moins en détail, les phénomènes (|ui caractérisent l'empire minéral ou inorganique, pas plus que ceux qui caractérisent l'empire organique, ni à marquer en quoi se distinguent le règne végétal et le règne animal ; nous voulons simplement fixer l'ordre de succession dans les êtres créés... .\insi, d'abord parurent les Minéraux, puis les Végétaux, puis les Animaux, et, parmi les .\niniaux, nous trouvons en premier lieu, les Rayonnes; en second lieu, les Articulés, et en troisième lieu les Vertébrés, c'est-à-dire les Poissons, les Reptiles, les Oiseaux, les Mammifères. C'est là l'unique objet que nous nous proposons dans le présent chapitre. Rappelons toutefois la manière aussi énergique que pittoresque par laquelle Linné a formulé les caractères essentiels des minéraux, des végétaux et des animaux... <i Mineralia crescunt ; vegetalia crescunt et vivunt ; animalia crescunt, vivunt, sentiunt : Los minéraux croissent; les végétaux croissent et vivent; les animaux croissent, vivent et sentent. »
Voir la note 5 du chapitre IX de la i" partie et étudier le tableau qui y est joint.
A. \\n disant iri que la première manifestation de la vie dut se faiie parmi les Fucus, nous n'entendons point rappeler (■t surtout adoiilei- ropiiiion de < '. qui