LA CRÉATION FT I.' [I U M A N I T K
Que, palpitant soudain, le tissu végétal Dans le corps Rayonné" révéla l'animal.
Un être, sous le test, vit dans le Zoanthaire" : Mais son élatencor est tout rudimenlaire.
La Nature bientôt s'élève d'un degré.
Et le Mollusque "^ naît, qui referme à son gré
seraient tentés de considérer les Fucus et les Confenes comme des animaux, parce que, parait-il, les embryons de ces plantes peuvent se transporter d'un lieu à un autre. Nous voulons indiquer seulement que les premiers animaux, que l'on rencontre dans les terrains paléozoïques sont ceux qui composent le quatrième cmbranclicment du règne animal, c'est-à-dire les Rayonnes.
5. « En considérant l'ensemble du règne animal, dit l'illustre Cuvier, on trouve <i qu'il existe quatre formes principales, quatre plans généraux, si l'on peut s'exprimer <i ainsi, d'après lesquels tous les animaux semblent avoir été modelés... Ces quatre « types qui forment autant d'embranchements sont : 1° les Rayonnes ou Zoophytes ; n 2° les Mollusques; 3° les Articulés; 4° les Vertébrés...
(( Les Rayonnes sont ainsi appelés, parce que, chez un grand nombre d'entre eux, les II diverses parties de l'économie, au lieu d'être disposées par paires de chaque côté u d'un plan longitudinal, se groupent autour d'un axe ou d'un point central, de « manière à donner à l'ensemble du corps une forme rmjonnée ou sphérique.
« Le mot Zoophyte, qui s'applique aussi aux rayonnes, signifie animal-plante (grec, « (tSov, animal; çuxdv, plante, végétal.) On sait, en effet, que les Polypes adhèrent 0 par la partie inférieure de leur corps aux corps étrangers sur lesquels ils sont desc< tinés à vivre. » D. V.
(î. Voir, pour le mot Zoantharri'. page 9, note 44.
7. « Les Mollusques (lat. mollis, mou) comprennent une immense série d'animaux « invertébrés qui sont dépourvus de squelette interne et de système cérébro-spinal.
i( Cuvier, dans la série zoologique, plaçait les Mollusques au-dessus des Articulés, « parce qu'ils sont supérieurs à ceux-ci, en ce qu'ils ont un système respiratoire pul- 11 monaire ou branchial, qu'ils sont munis d'un appareil circulatoire toujours double et « plus ou moins complet, et qu'enfin l'ensemble de leurs organes digestifs acquiert un i< haut développement... Depuis Cuvier, et nonobstant l'opinion de ce grand naturaliste, (1 les zoologistes, se fondant sur ce que les Mollusques n'ont pas, comme les Articulés, 11 le corps divisé en anneaux, qu'ils ne sont pas doués de membres articulés, qu'ils ne « possèdent pas de ganglions nerveux réunis en une longue chaîne médiane à la face Il ventrale du corps ; considérant, en outre, que ce qui pourrait faire la supériorité des II Mollusques ne s'observe que dans la sphère de la vie organique la moins élevée en II dignité, se sont décidés à ranger l'embranchement des Mollusques au-dessous de « celui des Articulés.
u La forme générale dos Mollusques est extrêmement variable. Leur corps est tou- « jours mou, d'où le nom .sous lequel on les a désignés, et celui de Malacologie donné « à la branche de la zoologie qui traite de ces animaux (grec, paî^axo?, mou, « Xd-fo;, discours).
II Les Mollusques qui sont seulement revêtus d'une peau moUe et visqueuse, qui II enveloppe plus ou moins complètement, l'animal et qu'on appelle en général manteau « ou sac, sont dits Mollusques nus. On nomme Mollusques tnstacës ou conchifères II ceux chez lesquels il se fait à la surface du manteau une sécrétion calcaire appelée 1' coquille, sous laquelle l'animal peut se contracter et se mettre à l'abri.
« Cuvier partage les Mollusques en Céphalopodes, Ptéropodcs, Gastéropodes, Acé- « phales, Brachiopodes . " 1). V.
Nous avons eu occasion de parler de chacun de ce.=! genres de Mollusques dans les
GÉOLOGIE ET PALEONTOLOGIE ni
Ou rouvre sans effort sa valve crislalline.
Ce fut là le début de la faune marine, Dont la fécondité va toujours on croissant.
Voici que tout à coup s'agite en frémissant Un être qui, sur terre et dans la mer profonde, IVun prodige nouveau vient eui'ichir le monde. C'est ïêtre articulé *, dont la variété Mérite de fixer la curiosité ;
cliapifres précédent;;. Se reporter auv pages 8, î:>, M, iO, :îO, ;J1 et consulter les traités spéciaux.
8. « Les Articulés constituent l'un des grands embranchements dont se compose le <c règne animal. Le corps des Articulés est formé d'un certain nombre de segments " en forme d'anneaux, situés à la suite les uns des autres. Tantôt ces anneaux ne sont « autre chose que de simples plis transversaux de la peau ; tantôt, et c'est là le cas le « plus général, le corps de l'animal représente une ï-érie d'anneaux soudés ensemble, « ou articulés do façon à jouir d'une mobilité plus ou moins grande. Celte enveloppe « constitue pour ces animaux un véritable squelette ostérieur ou plutôt tégumentaire, <( appelé souvent derwato-sqttelette, qui joue le même rôle que le squelette intérieur it chez les vertébrés. C'est, en effet, cette enveloppe qui détermine la forme générale du « corps, protège les parties molles, fournit les points d'attache aux muscles, et porte K les membres ou appendices dont la plupart des articulés sont pourvus...
n L'embranchement des Articulés se divise en quatre classes : i» les Annélides ; « 2» les Arachnides; .3° les Crustacés; 4° les Insectes...
i< Les Annélides ont le corps mou, allongé et divisé, ainsi que l'indique le corps de « f animal, en un certain nombre de segments ou de plis transversaux qui ont do « l'analosie avec des anneaux. Ces animaux n'ont pas de pieds articulés ; au lieu de « pieds, ils portent de chaque côté du corps une série de soies ou de faisceaux de soie « roides et mobiles au moyen desquels ils se meuvent... Quelques-uns, comme les « sangsues, sont pourvus à chaque extrémité de leur corps d'une ventouse, et cctto « double ventouse leur sert d'organe locomoteur.
« ... Les Arachnides fgrec, àpà/vr, araignée)] se distinguent des Insectes et des « Crustacés en ce que, chez eux, la tête est confondue avec le thorax, et l'ensemble de <c CCS deux parties a reçu le nom de céphalothorax (grec, v.i::ai.ri, tète; OwiaE, tronc, « buste, poitrine)...
(( Les Myriapodes (grec, ixopioç, innombrable, infini, ou dix mille, zcj;, pied) rcs- >i semblent aux Annélides; seulement ils ont des pieds tout le long du corps, d'où « leur nom.
« Les Crustacés, dont il a été parlé à la page 8, note 34, se divisent en deux grandes « branches : 1° les Crustacés ordinaires, subdivisés eux-mêmes en plusieurs amilles. Il dont l'une des plus remarquables est celle des Stomapodes ou Squilles ; 2° lesXiplio- (c sures (grec çisoç, épée; oùf/., queue)... Les Xiphosures ont cela de particulier « que la première partie de leur corps a la forme d'un grand bouclier circulaire, tandis « que la seconde, recouverte d'abord d'un second bouclier de forme triangulaire, se (1 termine par une longue queue en pointe de stylet... Les Stomapodes (grec, (rrô;i«, (( bouche: toj;, pied) ou Squilles portent autour de la tête des appendices mobiles. Il Ces animaux abondent dans la Méditerranée. » D. V.
Observons ici que les .\rticulés fossiles sont assez rares, tandis que les e?i)cces vivantes sont très nombreuses. Cette rareté des individus fossiles s'explique par la mollesse du corps de ces animaux et la facilité avec laquelle il se décompose. Cependant ou a trouvé remprointc d'une Néréide (Nereites Cambricnsis) dans une roche de Tétage silurien, en Angleterre... Les restes à' Annélides tubicoles abondent dans les mers anciennes. Tout porte à croire que les Crustacés n'étaient pas moins nombreux dans la
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L'Annélide, aux côtés garnis de poils mobiles. Pieds et bras à la fois aussi prompts que dociles ; L'Arachnide, au thorax dans la tète encnissé : Et le Myriapode, et le dur Crustacé Qui, sous différents noms, Xiphosures ou Squilles, Montre en tous les terrains ses nombreuses familles ; Enfin l'Insecte oblong" qui, chenille en naissant, De ses liens rugueux bienlùt s'affranchissnnt,
faune iKiléontologique qu'ils ne li- sont dans la faune aetuellc. Les Stomapndes ou Squilles abondent dans les terrains tertiaires... Les Araehnides et les Myriapodes sont rares ; cependant le Cyclophthalmus. genre de scorpion aujourd'hui perdu, que l'on a trouvé dans l'étage carbonifère de la Bobênie, et des Myriapodes scolopendres observés dans le succin, prouvent que ces deux classes avaient aussi leurs représentants dans la faune de l'époque primaire. » D. V., passim.
0. .< La classe des Insectes comprend tons les animaux articulés dont le corps, com- « posé d'anneaux placés bout à bout, forme trois segments distincts et qui possèdent « trois paires de pattes; d'où leur nom .STejja^Of/w sous lequel on désigne souvent « cette classe. La plupart des insectes sont pourvus d'ailes; il est même à remarquer u que parmi les autres classes d'invertébrés on ne rencontre aucune espèce qui soit .( conformée pour le vol.
i> A proprement parler, le squelette des Insectes est extérieur. Ce squelette tégumen- <. taire ou, comme disent certains auteurs, ce dermato-squelette conserve chez beaucoup <i d'espèces une certaine flexibilité; mais le plus souvent il offre une dureté assez conu sidérable et une consistance analogue à celle de la corne. Dans ce cas, la flexibilité c. du corps résulte de la mollesse des points de suture des anneaux qui constituent l'a- (. ninial. Ainsi qu'il est dit plus haut, la série d'anneaux qui forment le corps des « Insectes se divise en trois grands segments : 1° la tête, 2» le thorax, 3° l'abdomen.
« Dans la tête, il faut distinguer les antennes situées généralement en avant et au <i dessus de la bouche, et la bouche, dont les pièces varient suivant que l'Insecte est <( broyeur ou suceur...
u Le thorax constitue la région moyenne du corps; il se compose de trois anneaux « plus ou moins intimement soudés : le protothorax, le mésothorax et le métathorax. « Chacun d'eux porte à sa partie inférieure une paire de pattes, le second et le troi- « sième portent en outre une paire d'ailes chacun...
«( L'abdomen est composé d'une série d'anneaux dont le nombre s'élève quelquefois
jusqu'à neuf, et qui sont mobiles les ims sur les autres.
M Un phénomène presque général dans la classe des Insectes, ce sont les métamor- .. phoses plus ou moins complètes qu'ils subissent dans le cours de leur existence. En « effet, on les observe dans trois états bien distincts qu'on appelle : état de îan^r, « état de nymphe, état d'in^eete parfait... C'est improprement que l'on donne aux « larves le nom de vers : toutes sont des chenilles. Leur accroissement se fait par do « véritables mues. Ces mues sont ordinairement au nombre de cinq. La peau se dessèche ■< peu à peu et finit par s'ouvrir sur le dos en commençant par la tête ; alors la larve s'en « dégage peu à peu et se montre revêtue de nouveaux téguments qui ne tardent pas à <( se solidifier. Avant de passer à l'état de nymphe, beaucoup de larves s'enferment u dans un cocon qu'elles fabriquent avec de la soie sécrétée par leurs glandes salivaires « et préparée à l'aide do filières creusées dans leurs lèvres. D'autres pénètrent dans la « terre où elles se creusent une loge qu'elles tapissent avec soin. Chez un grand nom- (. bre, la iieau dont la lar\e s'est dépouillée à sa dernière mue, se dessèche, et con- .< stitue une sorte de coque dvifornic dans laquelle l'animal reste enveloppé. Parfois la Il larve se recouxre irniii' iirHii-iilr minpi> qui seuihli' cinmailloter son corps. Cette der-
OKOi.odii-: i:r l'ALiiON'TOLOfii i:
Rejette avec dédiiia sa sombre chrysalide, De sucs et de parfums remplit sa trompe avide, Déploie, en se jouant, son mécanisme ailé Et dirig-e dans l'air son corps articuii'.
La vie, en ses progrès, de plus eu plus active. Trouve encoi' des ressni'ls ([uo le JMsoin motive.
L'articulalioii no peut rli'c un sdulicn; Le corps en est doué sans avoir le maintien : Organisme incomplet, propre aux animalcules, Tels que Crabes, Homards, Ecrevisses, Limules '", Qui sont faits pour ramper, .arouiller et se nourrir Au lieu qui les vit naître et les verra mourir.
Ces essais imparfaits des forces créatrices D'une riche moisson ne sont que les prémices. A l'animal futur il faut des ossements. Des muscles, ou plutôt de noueux lig-amenls, Et, pour s'y rattacher, un arbre de charpente.
Cet arbre, cet appui, la nature l'invente Dans la vertèbre n, aux nœuds si bien liés entre eux Que loules tlexions, lous mouvenuMits, tous Jeux,
« nière disposition que tout le monde a observée chez les nymphes des papillons, leur a « valu le nom de Pitpcs et de Maillots; mais on appelle communément Chrysalide « cette sorte de nymphe.
« Ces nymphes restent tout ù fait immobiles, renfermées dans leur coque ou dans « leur trou sans prendre de nourriture. Mais, pendant cet état de repos apparent, l'or- « ganisme tout entier éprouve les changements les plus extraordinaires, pour revêtir ( sa forme définitive. Les différents organes dont l'insecte parfait doit être pourvu se « développent sous le tégument qui les cache à nos regards, et, lorsque cette évolution <i est achevée, l'animal se débarrasse de son linceul et apparaît comme doué d'un « organisme supérieur et d'une vie plus active, il est alors à l'état parfait... Cette série « de métamorphoses s'observe chez les Lépidoptères plus aisément que chez les autres « insectes; mais elle a lieu également chez les Coléoptères, les Hyménoptères, les Dip- « tères, etc.. Chez les insectes à demi métamorphoses, comme les Hémiptères, les « nymphes sont actives, ex., les Sauterelles qui vivent, marchent, se nourrissent « n'attendant pour être à l'état parfait, que les organes du vol... Enfin quelques « insectes, comme les poux, n'éprouvent pas de métamorphoses...
... « Les insectes fossiles sont en petit nombre, si l'on compare les genres et les « espèces trouvés aux genres et aux espèces actuellement vivants... Nous avons vu les « Coléoptères, les Orthoptères et quelques Névroptères apparaître dans le Trias... Les « Diptères se montrent dans le Lias inférieur; les Lépidoptères, les Hémiptères, les « JVé\roptères, dans l'étage oxfordien et dans les terrains crétacés. ■>
I). V. ;ot .«;„/.
10. Les Crabrs. les Homanh et le> Ei-rcotssrs fcnl p;irtic de la branche dite <\ci Crustacés ordinaires ; les Limulcs sont une famille de la classe des Xiplwsures.
11. « On nomme vertèbres les o.s dont la série constitue cette tige flexueuse située. « chez l'homme, ù la partie médiane et postérieure du corps. Cette tige , qu'on nomme « communément colonne vertébrale, épine dorsale, rachis, forme véritablement la base « de la. charpente osseuse, et loge la m(;elle épinicre à laquelle elle sert d'étui. Elle
Avec séciirilé, promplitude et souplesse, Répondenl. aux iiislincts du genre eL de l'espèce, Secondant à la fois, dans l'exécution, Ft la marche, et le vol, el la natation^^.
Rien ne peut remplacer cette tige tlexiblei', Dont la, moelle est Tagent du principe sensible,
s'apijuie iiifériciiiiîinent sur le sacrum, tandis que sa partie supérieure supporte le crâne et correspond successivement, par sa partie antérieure, aux organes cervicaux, thoraciques et abdominaux. Ces rapports ont permis de la diviser en trois régions dites cervicale, dorsale, lombaire, et les vertèbres elles-mêmes sont distinguées en vertèbres cervicales , au nombre de sept ; vertèbres dorsales, au nombre de douse; vertèbres lombaires, au nombre de cinq. Toutes les vertèbres sont construites sur un type commun, celui d'un anneau. » D. V.