‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 31 sur 88 · La vie enfin re(;ijit dans un plu? haut système · texte numérisé non relu

La vie enfin re(;ijit dans un plu? haut système

« La vertèbre emboîtée en un autre elle-même. Il Qui, par les divers jeux de .«a construction, Il Sert à la marche, au vol. à la natation. Il Solide et délicate, en tout sens elle plie. Il Tantôt se tenant droite, et tantôt infléchie. Il Kt c'est sur ce roseau fièrement redressé •I Que l'Homme, esprit et corps, l'œil au ciel, a pensé. «

Louis Lefhanc, Harmonies philosophiques, brochure imprimée chez Gounouilhou; Bordeaux, 1854.

13. « L'existence d'une colonne vertébrale imprime aux animaux qui en sont pourvus un caractère si spécial et les rapproche tellement les uns des autres, quelles que soient les diversités qu'ils présentent d'ailleurs, qu'on ne saurait les séparer absolument les uns des autres. Le type des animaux vertébrés, c'est-à-dire munis d'une colonne vertébrale, nous offre, en efTet, un plan de structure si différent du plan ou des plans d'après lesquels sont construits la multitude des animaux inférieurs, que la division de la série zoologique en vertébrés ou invertébrés est assurément la division la plus naturelle qu'il soit possible de concevoir.

« Chez les vertébrés, le système nerveux est double (système encéphalo-rachidien et système du grand sympathique), et sa partie fondamentale est logée dans un étui osseux qui occupe la face dorsale du corps et en constitue véritablement l'axe. Presque toutes les parties du corps sont paires et disposées symétriquement des deux côtés d'un plan longitudinal qui passe par cet axe. Les diverses parties de la charpente osseuse sont toutes en relation avec cet axe, qui leur sert de point d'appuimédiat ou immédiat. Les muscles principaux ont leur point d'attache sur cette charpente solide, de manière que le squelette est absolument intérieur. Enfin, ajoutons que, chez les vertébrés, les membres sont généralement au nombre de quatre, mais jamais en plus grand nombre. Tous ont des organes distincts pour la vue, pour l'ouïe, l'odorat et le goût, logés dans la tète ; tous ont le sang rouge, ainsi qu'un appareil circulatoire complet, avec un cœur oPTr'aiil au moins deux réservoirs distincts ; tous ont les sexes séparés.

Il Au contraire, chez les animaux invertébrés, l'ensemble des viscères de tout genre est enveloppé par un tégument tout ;\ fait extérieur, le dermato-squelette, qui sert d'appareil in-otectcur aux organes intérieurs, et qui fournit les points d'attache aux parties qui constituent l'appareil locomoteur...

« Nous avons parlé |ilus haut des invertébrés, c'est-à-dire des Rayonnes, des Mollusques, des Annélides, etc.... Les vertébrés sont divisés en quatre classes: 1° les

(iKOLOGIE KT l'ALEONTOLon

Fluide précieux, ([ui monte en chaque anneau Et va trouver son centre au milieu du cerveau.

C'est là, là seulement qu'est la source de vie, Où chaque vertébré puise son énergie.

Examinez les nerfs qui servent de lien Des lobes du poumon au tronc rachidien : Lorsque quelque accident contrarie ou supprime Le double mouvement que ce rapport exprime, L'organe essentiel n'ayant plus d'action, On voit cesser soudain la respiration.

Phis ces nerfs sont nombreux, plus le poumon est dense, Et plus du vertébré la vie a de puissance.

Au degré le plus bas, nous trouvons les Poissons '*^, Qui, dans les'Cétacési^. montent aux fonctions

1 Poissons; t" les Reptiles; 3» les Oiseaux; 4° les Mararaifcrcs. Cette division est surtout fondée sur la considération de l'espèce ou de la force de leurs mouvements, r laquelle dépend de la quantité de leur respiration. » (Voir, pour l'influence du : système nerveux sur la respiration, les traités spéciaux.) D. V.

14. On peut définir les /"oisson.s «des vertébrés à circulation double et à sang-fioid, ; respirant par des branchies et destinés à vivre dans l'eau... Il faut ajouter à ces ! caractères que leur peau est nue et couverte seulement d'écaillés, qu'ils n'ont pas de ; mamelles, qu'ils se reproduisent généralement an moyen d'œiifs, et enfin que leurs : membres sont remplacés par des nageoires.... Ces nageoires sont de deux sortes: I les unes, placées sur le côté et disposées par paires, correspondent aux quatre ( membres des animaux vertébrés; la première paire, attachée derrière les ouïes, cor- 1 respond aux membres antérieurs et prend le nom de nageoires pectoralen ; lo. seconda c correspond aux membres postérieurs et a été appelée nageoires centrales. Les i autres sont imjjaires, verticales et situées sur le dos ; on les dit : dorsales anales et

< caudales...

'< Diviser les Poissons eu ordres paraissait, même à Cuvier, très difficile. II voyait > dans cette classe deux séries distinctes : les Poissons osseux et les Poissons cartila- [ f/ineux. Chacune de ces séries se subdivise en un très grand nombre de familles. »

(Consulter les traités spéciaux ; — se reporter aussi à la page 10, notes 21 et i2 ; à a page 35, notes 17 et 18, pour ce qui concerne la présence des Poissons dans les tcrains paléozoïques.)

15. « Parleur forme extérieure, les Cétacés ressemblent parfaitement àdes Poissons. t De plus, leur organisation leur assure l'eau pour élément ; mais au point de vue 1 anatomique et physiologique, ce sont des Mammifères. D'une part, ils sont dépourvus 1 de membres apparents, car les postérieurs manquent absolument, et les antérieurs t font l'office de simples nageoires. D'autre part, ces derniers jn-ésentent exactement i la même composition que ceux des autres mammifères. On y trouve les mêmes os

< placés dans le même ordre... Les Cétacés, respirant au moyen de poumons, sont

< obligés de venir toutes les vingt minutes à la surface de l'eau pour respirer... Ces 1 animaux sont vivipares: les femelles allaitent leurs petits, et leur lait est analogue t à celui des grands Mammifères ruminants.... Cuvier partage les Cétacés en deux ( familles ; les Cétacés herbivores (Lamantins), et les Cétacés ordinaires (Uaupliiiis,

< Cachalots, Baleines),.. » D, V.

Par OÙ sont distingués les plus hauts mammifères. Les petits sont vivants dans le sein de leurs mères; Et, lorsque, par l'elfort d'un long enfantement, Ils en sont dégagés, c'est à l'allaitement, Ce tendre épuisement des forces maternelles, Que la vie est transmise aux naissances nouvelles. Au-dessus des poissons, le Reptile à sang froid '•', Dont la molle vertèbre et le poumon étroit

16. « La classe des Reptiles se range entre celle des Poissons et celle des Oiseaux. « La branche de la science zoologique qui a pour objet l'étude de cette classe est ap- « pelée Erpétologie (grec, Éfzo, ramper; /.ovo;, discours). Toutes les espèces qui « la composent sont des animaux à respiration pulmonaire; mais le cœur, qui a « deux oreillettes, n'a qu'un ventricule. Il résulte de là qu'une grande partie du sang « ne passe pas par le poumon avant de retourner aux extrémités du corps. Par suite, <c comme c'est la respiration qui donne au sang sa chaleur et à la fibre sa sensibilité .< pour l'irritation nerveuse, les Reptiles ont le sang froid et les forces musculaires « moindres que les Mammifères et, à plus forte raison, que les Oiseaux : aussi n'exercent- « ils guère que les mouvements do nager et de ramper, et, quoique plusieurs sautent et « courent très vite à certains moments, leurs habitudes sont en général paresseuses, « leur digestion lente, leurs sensations obtuses, et, dans les pays froids ou tempérés, « ils passent presque tout l'hiver en léthargie.

« Les Reptiles se divisent en cinq ordres: 1° les Chéloniens (voir page 3^, note 38): « 2" les Crocodiliens (voir page 9, note 4î): 3» les Sauriens (voir page 9, note 41); « 4° les Ophidiens ou Serpents; 5" les Batraciens.

« Sous le rapport de la forme générale, les Reptiles présentent entre eux des diffé- II renées considérables, comme on peut le voir en comparant ensemble une tortue, un « crocodile, une couleuvre, une salamandre et une grenouille. Ce qui frappe au « premier abord, c'est l'absence ou la présence des membres. Chez ceux qui en sont « dépourvus, comme les Serpents (grec, ôz::, d'où Ophidiens), la locomotion s'opère II par reptation, c'est-à-dire par le rapprochement successif des diverses parties du Il corps. Il s'en faut que ce mode de progression appartienne à toute la classe : cepen- « dant elle en a tiré son nom, la classe des Reptiles.... Ces animaux sont générale- « ment ovipares ou pondent des œufs ; il en est, comme les vipères et les salamandres « terrestres, dont les petits naissent vivants: ceux-là sont dits ovovioipares, l'éclosion <i des œufs s'ePTectuant dans l'oviducte, ou le conduit qui donne passage à l'ovule Il jusque dans l'utérus.

I' Tout le monde sait les métamorphoses qu'éprouvent les Batraciens. Dans les Il premiers temps de leur vie, ils ressemblent à des poissons et respirent par des bran- II chies: ils n'ont pas encore de pieds. Lorsque le têtard est sur le point de passer à Il l'état parfait, il se forme en lui des poumons et il prend une respiration aérienne. En Il même temps se développent les pieds.

II Les Reptiles possèdent encore une propriété très remarquable: c'est la force de « Rediritégration ou de Régénération. Pline et Elien avaient déjà remarqué que les « lézards qui perdent leur queue, la reproduisent en très peu de temps. Les naturalistes « modernes ont fait à cet égard les expériences les plus curieuses... Ainsi Blumenbach, « après avoir extirpé les yeux d'un lézard, vit ces yeux complètement reproduits après « un temps très court. De même, Ch. Bonnet a constaté mainte fois que les salamandres, Il les tritons, etc., reproduisaient constamment les membres qu'on leur amputait. »

Ajoutons, pour finir, « qu'en comparant les époques de l'apparition des divers ordres II de Reptiles, on remarque que cet ordre a suivi une marche analogue à celle des II Poissons, c'est-à-dire que ce sont les ordres les plus imparfaits dont la création est la II plus récente... Ainsi les Sauriens, qui sont évidemment les Reptiles dont l'organisa- II tion est la plus parfaite, sont précisément ceux dont la création est la plus ancienne.

géologil: et i'aléontolouie

Ne sauraient lui donner une marche solide, Engourdi, paresseux, eL d'un instinct timide, Batracien, Lézard, Chélonien, Serpent, Traîne son corps visqueux et se cache en rampant. L'Oiseau, ce roi de l'air, au poumon énergique ''', Est doué de sang chaud... 11 s'envoie, il s'applique,

t Les formes génériques de cet ordre, qui apparaissent déjà dans les terrains Siluriens ' et Carbonifériens, se sont multipliées dans le Trias, et elles ont atteint leur maximum I de développement dans l'Oolitlie et dans les dépôts Wealdiens, pour décroître daus : les terrains Crétarés et Tertiaires. Les Mégalosauriens, les Ichthyosaures, les Pléro- : dactyles ont complètement disparu. Les Chéloniens ont laissé leur empreinte dans le 1 Trias, et ils se sont continués jusqu'à l'époque actuelle, où ils ont atteint leur maxit mum de développement. Enfin, les Ophidiens et les Batraciens, au contraire, n'appa- 1 raissent que dans la période tertiaire, et atteignent leur maximum dans la période

< où nous vivons. » D. V., passiin.

17. Les Oiseaux sont des vertébrés ovipares à sang cliaud, à circulation et à respira- 1 tion doubles. Si l'on ajoute qu'ils ont un bec corné, dépourvu de dents proprement dites,

la peau garnie de plumes et les membres antérieiu-s di.sposés en ailes généralement c destinées au vol, ces caractères extérieurs suffisent pour caractériser la classe tout

< entière et distinguer les Oiseaux de tous les autres animaux...

<i Les oiseaux destinés à s'élever dans un milieu gazeux, à y demeurer suspendus, ( à sillonner l'air en tous sens, sont admirablement organisés pour cette fin. La respiration est chez les Oiseaux la fonction qui domine toutes les autres. Elle s'exécute non seulement dans les poumons, mais encore en quelque sorte dans toutes les parties du corps. En effet, l'air inspiré passe du poumon dans de grandes cellules appelées cellules aériennes, qui sont en communication avec tout le réseau circulatoire... Gomme il existe une corrélation constante entre la fonction respiratoire et la ; circulation, celle-ci est, de même que celle-là, plus active chez les Oiseaux que dans 1 toute autre classe des vertébrés. Le cœur de l'Oiseau est beaucoup plus grand que ; chez ces derniers, proportionnellement au volume de son corps. Le nombre de ses battements varie de 100 à 140 par minute. La structure de ce viscère rappelle exactement celle du même organe dans l'espèce humaine... En dehors du réseau circulatoire ordinaire, les Oiseaux en ont un autre qui leur est propre: c'est le plexus incti bateur... On désigne sous ce nom un réseau composé d'une multitude d'artères et de veines flexueuses, lequel est situé au-dessous de la peau, à la partie de l'abdomen voisine de l'anus, partie qui est le plus souvent dépourvue de plumes. Le plexus in : cubateur a évidemment pour fonction de fournir en abondance du sang à la région qui, appliquée immédiatement sur les œufs, est destinée à leur communiquer la chaleur dont ils ont besoin...

« Les Oiseaux, avons-nous dit, ont la peau garnie de plumes. Ces plumes présentent des différences remarquables sous le rapport de la couleur et de l'éclat. En : général, les Oiseaux des pays froids ont des couleurs ternes, tandis qu'au contraire : ceux des climats chauds ont un plumage brillant et varié... Les femelles ont : en général un plumage moins riche que celui des mâles ; en outre, il est rare que le jeune Oiseau ait les couleurs qu'il conservera toute sa vie. Chez un grand nombre : d'espèces, l'adulte a un plumage d'été différent de celui de l'hiver. La mue a lieu : ordinairement en automne... Les plumes ne sont pas seulement un ornement pour 1 l'Oiseau ; elles constituent aussi un organe de protection propre à retenir la chaleur I qui s'exhale du corps de l'animal, et un organe de locomotion. On appelle pennes les 1 plumes qui s'attachent aux ailes et au croupion ; les autres sont les plumes propre- 1 ment dites. Les pennes de l'aile ont reçu le nom de rémi(/es; celles de la queue, le i nom de rectrices. Sur la base des pennes règne une rangée de plumes nommées

98 LA CREATION KT LilUMANlïE

Par ses mille circuits et son élan vainqueur, Du jeu de sa vertèbre à prouver la vigueur. L'espace est son domaine ; et son aile étendue Semble lui faire un trône au-dessus de la nue.

Et cependant l'Oiseau, cet être aérien, De la Création n'est pas le dernier bien : Pour elle nul repos, point de trêve ou de balle : Vers le mieux, sans faillir, toujours elle s'exalte.

Sur terre, il est certain que tous ces animaux Sont comme en union avec les végétaux **.

« couvertures ou tectrices. Les pennes de la queue ou rectriees sont ordinairement au « nombre de douze, quelquefois de quatorze ; dans les Gallinarés, leur nombre va « jusqu'à dix-huit. Chez les Oiseaux aquatiques, les plumes sont toujours enduites d'une « matière grasse qui les rend imperméables ;'i l'eau, et préserve le corps de l'animal « du oontaot du liquide dans lequel il est en partie plongé...

« Parmi les fonctions qui appartiennent à la vie de relation, on ne saurait omettre la « voix des Oiseaux. Ces animaux sont pourvus de deux larynx, l'un supérieur, l'autre « inférieur. Le premier est fort simple et ne sert que peu ou point à la formation des « sons : le senond, cliez les Oiseaux chanteurs, est souvent très compliqué, mais tout y c< conf-ourt merveilleusement à donner de l'acuité, de l'étendue et de la force à la « voix. » (Voir page 59, note 46.)

Observons, en finissant, que les membres antérieurs des Oiseaux, c'est-à-dire les ailes, « présentent un bras, un avant-bras et une main...; que les membres postérieurs sont « les seuls qui servent à la station terrestre et que ces animaux sont bipèdes... Ajou- « tons enfin que Cuvier a divisé la classe des Oiseaux en six ordres : 1" les Oiseaux de «proie ou Bapaces ; 2» les Passereaux; 3» les Grimpeurs; 4» les Gallinacés; 5» les « Palmipèdes. » D. V., passim

(Voir, pour l'apparition des Oiseaux sur les couches des terrains paléozoïques, la page 58, note A'j.)

18. i< La terre fait les plantes, la terre et les plantes font les animaux; la terre, les « plantes et les animaux font l'homme : caries qualités des végétaux viennent immé- « diatcment de la terre et de l'air; le tempérament et les autres qualités relatives des « animaux qui paissent l'herbe tiennent de près à celles des plantes dont ils se nour- « rissent ; enfin, les qualités physiques de l'homme et des animaux, qui vivent sur les « autres animaux autant que sur les plantes, dépendent, quoique de plus loin, de ces « mêmes causes, dont rinfluen''e s'étend sur leur naturel et sur leurs mœurs. »

Et ailleurs : « L'homme pourrait, comme l'animal, vivre de végét.aux; la chair, qui « parait être si analogue à sa cliair, n'est pas une nourriture meilleure que les graines « ou le pain : ce qui fait la vraie nourriture, celle qui contribue à la nutrition, au « déveloj)pement, à l'accroissement et à l'entretien du corps, n'est pas cette matière « brute qui compose à nos yeux la texture de la chair ou de l'herbe, mais ce sont les « molécules organiques que l'une et l'autre contiennent, puisque le bœuf, en paissant « l'herbe, acquiert autant de chair que l'homme ou que les animaux qui ne vivent que « de chair et ds sang ; la seule différence réelle qu'il y ait entre ces aliments, c'est « qu'à volume égal la chair, le blé, les graines contiennent beaucoup plus de molé- « cules organiques que l'herbe, les feuilles, les racines et les autres parties de:-- plantes... « en .sorte que l'homme et les animaux, dont l'estomac et les intestins n'ont pas assez « de capacité pour admettre un très grand volume d'aliments, ne pourraient pas prendre « assez d'herbe pour en tirer la quantité de molécules organiques nécessaires à leur « nutrition, et c'est pour cette raison que l'homme et les autres animaux, qui n'ont i' qu'un estomac, ne peuvent vivre que de chair ou de graines, tandis que les bœufs et

GÉOLOGII': KT ['ALKONTOLOCilK n;i

N'est-ce pas à côté de i'hei-be et de la plante,

Au milieu des forêts, que la nature entante

Ces grands corps vertébrés, où chaque fonction

Répond si bien au but de la Création ?

Où l'on voit par l'ellet d'un heureux mécanisme

Que sur un seul principe est construit l'organisme;

Que tout tend à la vie et conduit à la mort,

Et que l'être à sa fin arrive sans effort'''?

Or, l'être où plus qu'ailleurs frappent ces caractères.

Où le chercher, sinon parmi les Mammifères-"?

V les autres animaux ruminants, qui ont plu^^icurs estomacs, en tirent assez de raolé- « cules organiques pour se nourrir, croître et multiplier. »

BnpFON, les Époques, passim.

10. (( Tout change dans la nature, tout .s'altcro, tout périt; le corps de l'homme « n'est pas plutôt arrivé à son point de perfection qu'il commenf-e à déchoir... les « membranes deviennent cartilagineuses, les cartilages deviennent osseux, les os « deviennent plus solides, toutes les Dbres plus dures, la peau se dessèche, les rides « se forment peu à peu, les cheveux blanfhi.ssent, les dents tombent, le visage se i< déforme, le corps se courbe, et". Les premières nuances de cet état se font .sentir <c avant quarante ans; elles augmentent par desrrés assez lents jusqu'à soixante, par « degrés 'plus rapides jusqu'à soixante-dix; la caducité commence à cet âge de soixante- <c dix ans; elle va toujours en augmentant, la décrépitude suit, et la mort ter nine « ordinairement, avant l'âge de quatre-vingt-dix ou cent ans, la vieillesse et la vie. »

Le même, ibid.

20. « Les animaux compris sous le nom de iMammifi-res (lat. mamma, mamelle ; « ferre, porter) forment la première classe de l'embran'-bement des Vertébrés et occu- « peut ainsi le rang le plus élevé dans l'échelle zoologiqiie... La dénomination de « mammifère a été introduite par Linné. Elle est d'autant plus heureuse que cette ■< caractéristique seule suffit à différencier la classe à laquelle elle s'applique de tout « le reste du règne animal. En effet, tous les animaux qui composent cette classe sont « vivipares, c'est-à-dire font leurs petits vivants ; tous les allaitent ensuite au moyen de Il glandes mammaires; tous, à l'exception des Cétacés, sont pilifères, c'est-à-dire recou- « verts de poils en totalité ou en partie; mais le principal caractère anatomique qui « distingue les Mammifères des autres classes se tire de la structure intime et de « la conformation des poumons. » (Voir les traités spéciaux pour cette étude s importante et pour celle des autres caractères distinftifs, tels que la forme des globules sanguins, la disposition particulière de la mâchoire supérieure, laquelle reste toujours immobile, la position des dents, la nature et la conformation de la langue, etc.)

« Les différentes combinaisons qui déterminent rigoureusement la nature des « divers mammifères, ont donné lieu à distinguer les ordres suivants ... Parmi les « Onguiculés, le premier, qui e.st en raè ne temps privilégié sous tous les autres rap- « ports, l'Homme, a des mains aux extrémités antérieures seulement; ses extrémités « postérieures le soutiennent dans une position verticale.

c< L'ordre le plus voisin de l'Homme, celui des Quadrumanes, a des mains aux quatre « extrémités.

« Un autre ordre, celui des Carnassiers, n'a point de pouce libre et opposable aux <i extrémités antéiieures.

« Ces trois ordres ont d'ailleurs chacun les trois sortes de dents, savoir : des machc- « Hères, des canines, des incisives.

« Un quatrième ordre, celui des Rongeurs, dont les doigts diffèrent peu de ceux des

0 l,.\ CKHATION liT 1/ HUMANITE

U(''jàsonl apparus, spériiiions saisissants, CéLacés, Carnassiers, Uongeurs et Ruminants; Mais le type partait, oîi l'œuvre se consomme, Unique en sa hcauté, ce type-là, c'est l'Homme.

Les temps ne sont pas loin où, d'amour pénétré; Nous trouverons enfin ses restes vénérés. Ce sera là l'honneur des couches quaternaires! Mais, avant de sonder ces émouvants mystères, Nous avons à ]>arler des révolutions Que la Terre subit par les alluvions.

CHAPIÏRE X

Terrains quaternaires. — Alluvions anoienues. — Comment se produisit le Diluviuui. — Ne pas coufundre le Diluvimii des géologues avec le déluge de l'Écriture.

Oh! que ne puis-je ici, surmontant ma l'aibh De tes mâles accents, ô sublime Lucrèce i, Reproduire en mes vers l'auguste majesté, Kt montrer de la Terre, avec autorité,

Carnassiers, manque tte canines, et porte en a\ant dos inrisives rlisposées pour une sorte particulière de manducation.

« Viennent ensuite des animaux dont les doigts sont déjà fort gênés, fort enfoncés dans de grands ongles le plus souvent crochus, et qui ont encore cette imperfection de manquer d'incisives; quelques-uns manquent même de canines et d'autres n'ont point de dents du tout ; nous les comprenons tous sous le nom d'Edentés. c( Les animaux à bourse ou Marsupiaux forment une petite chaîne collatérale, dont tous les genres se tiennent entre eux par l'ensemble de l'organisation et dont cependant les uns répondent aux Carnassiers, les autres aux Rongeurs, les troisièmes aux Edentés, par les dents et par la nature du régime.

ic Les Ruminants composent un ordre très distinct, et par ses pieds fourchus. <'t |)ar sa mâchoire dépourvue dr mmIcs inci>ivcs. et par ses (|uatre estomacs. « Tous les autres auirnauv .'i salmis se laissent réunir en un seul orilri' (pii a été appelé Pachyderme ou ■hinicutu . r\'('|ité l'éléphant, qui pourrait fain^ uu onlrc à part et qui se lie par (pirl(|N(s ra|i|iiiits éloignes à l'ordre des Rongeurs. « Enfin viennent les Mininnirciv^ ipil n'ont point du tout d'extrémités postéi'ieures, et dont la forme de pui-sim cl la vie aquatique pourraient engager à faire une classe particulière, si tnul le n-l'' de leur écunonue n'était [las eonforme à crhii de la classe où nous 1rs lai-M.n . (> -oui h's Cctiices. •• 1). V.

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