‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 32 sur 88 · Voyez page 7, nulc 'V.K · texte numérisé non relu

Voyez page 7, nulc 'V.K

Le suprême Iravail dont les traces profondes Restent l'étonneraent et l'eifroi des deux mondes? Admirable sujet! Le sol subapennin Sur sa base ébranlé se transforme soudain.

Jamais pourtant, jamais la Terre à sa surface N'avait vu les effets d'un transport plus vivace. Végétaux, animaux, de progrès en progrès, Des tj'pes les plus beaux atteignaient les degrés. 11 semblait que partout, prodigue en ses largesses, La vie eût accompli ses dernières promesses. Sous un Soleil de feu, de la vallée aux monts, La flore foisonnait, et les antres profonds Abritaient, protégeaient sous leurs voûtes ombreuses De ces âges féconds les faunes vigoureuses^.

Alors, comme aujourd'hui, par le tlux et les vent* L'Océan soulevé roulait ses flots mouvants; Mais on voyait aussi cette fureur native. D'elle-même apaisée, expirer sur la rive. L'atmosphère était pure et le ciel azuré : De vie et de chaleur l'air était saturé ; Et l'oiseau, se fiant à son aile légère, Avec sécurité nageait dans la lumière.

Ne nous arrêtons pas sur ce riant tableau. La nature, en son sein, pour un progrès nouveau Concentrant ses efforts, en silence s'apprête. Plus l'œuvre a de grandeur, et plus elle est discrète. Mais vienne enfin le jour où l'incubation Aura des éléments propres à l'action Réuni, condensé la masse irrésistible :

Voici qu'un tremblement mystérieux, terrible, Sinistre avant-coureur des futurs changements, Bouleverse le sol jusqu'en ses fondements^.

Page 1