I.e développement à Fcsl est coloss.il
Tandis que vers le sud, s'allongeanl. sur la sphei-e,
La masse s'amineil en plan triangulaii'e.
De même, si l'on suit les monts Alléghanis
Dans Ifur direclion, réguliers, définis,
On i-eniai'que aisément que, dense dans sa masse,
L"Aiiiéiique du iNord présente en sa surface
Non pas même étendue ou même déploiimnil ,
Mais lendance vers l'est à l'élargissemenl ;
Et TAmérique-Sud, complétant cet ensemble.
Au triangle africain par sa pointe ressemble •*'.
« contrastes qui s'entieméleut aux ressemblances et font successivement prédominer « les formes opposées dans la distribution générale des terres. D'ailleurs, ce mélange « même est ce qui donne par la variété une si grande harmonie à l'ensemble du relief « terrestre... »
Pour M. Elisée IUtIus, il y a trois grands groupes continontanx, lesquels semblent se dédoubler d'après un plan identique et former deux parties distinctes entre elles, mais qui se présentent avec les mêmes caractères dans chacun d'eux. Ces trois groupes sont : 1» l'Amérique du Nord et r.\.méri(|ue du Sud; 2» l'Kurope et l'Afrique .3° l'Asie et l'Australie.
Voir les citations ci-dessous.
31. Il Le Nouveau Monde présente une grande régularité de formes. Il se compose du Il deux triangles dirigeant vers le sud leur sommet le plus aigu et se reliant l'un à II l'autre par un isthme très étroit. Ces deux moitiés de l'Amérique, dont l'une appar- « tient tout entière à l'hémisphère septentrional, tandis que l'autre est tropico-méridio- II nale, forment deux continents parfaitement distincts, et cependant elles offrent une « si grande analogie de structure qu'elles constituent é>idemment un seul couple. « Toutefois, i)ar un effet naturel de la divergence croissante qui se produit dans « l'Amérique du Nord entre l'axe continental et le cercle de montagnes déployé autour « du Pacifique, ce continent est plus grand que son compagnon du sud dans la « proportion d'un septième environ, et ses contours sont beaucoup plus accidentés.
« Dans l'Ancien Monde, l'Afrique se conforme d'une manière évidente au même nm- II dèle que l'Amérique du Sud. Dans leur structure génér.ale, les deux continents m' « ressemblent par leur grande masse triangulaire, aux rivages faiblement infléchis, et Il l'analogie se retrouve même jusque dans le détail des golfes et des promontoires.
« Quant à l'Europe, on serait tenté d'abord de ne jjoint y voir une partie du mondi' Il correspondant à l'Amérique septentrionale. En effet, cet ensemble de péninsules... II pourrait sembler n'être qu'un appendice géographique, un simple prolongement de Il l'Asie... Cependant l'étude géologique du relief de l'Europe prouve qu'elle forme II bien en réalité un continent distinct. A une époque antérieure, elle était séparée de « l'Asie par une nappe d'eau qui s'étalait de la Méditerranée au golfe d'Obi par le « Pont-Euxin, la Caspienne et la mer d'.\ral... Le bras de mer qui séparait les deux II qarties du monde s'est dessérhé ; mais, quoiques réunies, les deux terres, jadis « distinctes, n'en gardent pas moins leur caractère nettement tranché.
« Ainsi la géologie s'élève en témoignage pour constater la forme continentale Il de l'Europe et son analogie avec l'Amérique du Nord. Du côté du sud, aussi bien " qu'à l'e-st. la ressiMiiblance se continue entre les deux parties du monde. Il est Il certain que du côté méridionril les terres d'Europe ne se l'attachent plus à l'Afrique I. jiar un isthme semblable m celui qui relie les deux .Amériques : mais, ainsi que le