‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 38 sur 88 · CHAPITRE XTI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XTI

|iôlo nord. — Éruptions volcaniques. — Soulcvrincnts et all'f, ■mculs dos terres. — liivasi(m des i;iuecs. — Ulocs erratiques.

Le globe! il est encor ce quïl fut à cet âge Où les tleuves sans lit et les mers sans rivage Sur un sol raviné, dans des gouffres béants. Entassaient les débris des siècles précédents ; Où des monts, dont les cieux avaient seuls vu la cinu', Disparaissaient soudain, engloutis dans l'abîme, Tandis que les terrains sous les eaux enfoncés Se dressaient en hauteurs, hors de leur plan forcés : Profond ébranlement, commotion unique.

Qui confond la raison, bien que le fait l'explique '.

C'est au polo -, aux confins du noir septentrion'', Que (lut se préparer la révolution.

il. « Caimo ot régulière dans ses œuvres, «t contenant sa force, la nature opère les changements les plus grandioses à l'insu den êtres t/n'pUe nourrit. Elle soulève les montagnes et dessèche les mers sans déranger lu vnl di's mmtchernns : telle révolution qui nous semble avoir été produite comme par un coup de foudre, a mis peutêtre des milliers de siècles à s'accomplir. C'est ryue le temps appartient à la terre : elle renouvelle chaque année, sans se hâter, sa |>arin-e de feuilles et de fleurs : de même elle rajeunit pendant le cours des âges ses miis et ses continents et les promène lentement à su surface. ..

Elisée Rrch;s. la Ti'rr,' tome V' . 4« partie.

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