Voir les notes I. i. ::. \. ",. C, du chapitre x
2. u Ou donne le nom ih' poli.'s aux extrémités de l'axe idéal autour duquel notre globe parait tourner. Les pôles sont éloignés de l'équateur de 90 degrés et prennent respectivement le nom des pôles célestes auxquels ils correspondent. L'un se nomme paie, arctique, boréal, septentrional, ou pôle Nord, parce qu'il est pour nous du côté où le soleil ne parait point : le second prend le nom de pôle antarctique, austral, méridional, ou pôle sud. Le pôle arctique ou pôle nord est celui qui est éle\é au-dessus do notre horizon et par conséquent celui de notre hémisphère.''
3. Le mot septentrion (Hi.septfm, sept: triones. bœufs) est l'un de- anciens noms
120 l-.\ (.RKATION ET L' H T M .\^' I T L
Dans la zone glacée, au delà du tropique*, Voyez ces archipels, dont le sol volcanique '\ En dépit des névés '', rappelle encore aux yeux De ses feux souterrains l'élan prodigieux. Oui, c'est là que d'abord éclata la tourmente; C'est là que s'engag-ea cette lutte effrayante. Entre les gaz entre eux et tous les éléments. D'où devaient résulter de tels effondrements Que les bancs de rochers dont la sage Nature Aux menaces du pôle opposait la ceinture, Cédèrent tout à coup, et livrèrent accès Aux courants qui jadis les battaient sans succès '.
donnés à la Grande Ourse, constellation romposée de sept étoiles. Ce nom s'appliquait aussi au vent du noi-d. Les Grers l'appelaient "AzafxTia;, et le figuraient sous les traits d'un vieillard à longue barbe, vêtu d'un habit doublé de fourrure.
i. Le mot tropique vient du mot grec Tfoitixi!;, lequel dérive lui-même du verbe -fi'-siv, tourner. Les tropiques sont deux petits cercles parallèles à l'équateur et qui en sont éloignés de 23» 27' o7" On leur a donné ce nom parce que, quand le soleil, dans son mouvement apparent annuel, y est arrivé, cet astre semble tourner et rétrograder. L'un se nomme le tropique du Cancer, et l'autre le tropique du Capricorne, parce qu'ils passent par ces deux constellations du Zodiaque. Le tropique du Cancer est dans l'hémisphère boréal: l'autre est dans l'hémisphère austral, (^es deux cercles ont été ajoutés à la sphère armillaire (lat. armilla. cercle, bracelet) pour rendre sensibles les deux ]ioints de l'écliptique où se font les solstices. (Voir jilus loin, chap. XIV, note 22.)
5. Il est remarquable que toutes les terres arctiques, le S]iilzbert;. llslaude, etc., sont essentiellement volcaniques.
G. ■> Le nom de «é'ue est donné à cet état particulier de la neige qui n'est pas ■. encore arrivée, par la compression et par d'autres causes, à être la glace du glacier. tt Le névé est situé immt'diateraent au-dessus de la ligne ou commence le glacier : u c'est la courbe de neige ou il prend naissance. Un certain degré de chaleur est né- V. cessaire pour la formation des névés ; il faut que pendant l'été le thermomctre « s'élève au-dessus de zéro, sans quoi la neige resterait à l'état pulvérulent, et ne « passerait point à celui de névé en fondant et en regelant ensuite. »
Ch. Mamins, Revue des Deux Mondes. 1" mars IsCT. page 248, cité par Littré.
Dict. français.
7. Nous avons déj;'i émi? l'hypothèse de l'existence probable de terres circumpolaires qui auraient uni d'une part l'Europe à r.\sio et l'.^sie à l'Amérique, et de l'autre l'Europe à cette dernière (voir la page 120, du chap. xi) : nous avons signalé cette traînée des Aléoutiennes que M. Onésinie Reclus représente comme les piles d'un pont prodigieux qui mènerait d'Asie en Amérique, et où M. Elisée Reclus semble voir le rivage d'une ancienne terre submergée. (Voir chap. xi. page 112, note 29.) La formation du détroit do Behring, de la mer de Baffin, du détroit de Davis, de la mer du Nord, de la mer Baltique, de la mer Blanche et do tous les golfes qui découpent si profondément les cotes septentrionales de l'Europe, de TAsie et de l'Amérique, aurait été la conséquence de la rupture de ces terres qui, raccordant les deux grandes masses continentales, leur servaient de barrière contre l'envahissement des glaces du pôle. Cette hypothèse semble bien hardie au premier abord : toutefois, quand on examine les soulèvements manifestes du sol qui s'accomi)lissent de nos jours dans ces parages, on se demande si la terre ne tendrait pas à s'y reconstituer telle qu'elle était a\ant le cala-
(iÉOLOtili: I:T CALHONTOLIXill-:
Ainsi, places et tlots, n'ayant pins «le barrière. Vers le sud désormais vont se donner carrière... Entre les continents combien d'isthmes brisés ! Et sur leurs tlancs ouverts que de golfes creusés!
Mais quoi! ce mouvement partout devient sensible .Même en dehors des mers il est irrésistible ; Docile, il obéit aux lois de pesanteur, En sorte que, malgré leur énoj'me é|iaisseur. Les blocs que la science a noniniés i'rrii(i<{iic!<^, Enlevés, détachés des rivages arctiques, Sur la pente du sol, comme des monts glissants, Sans se rompre, ont atteint au cœur des continents''! La trace s'en retrouve au milieu de ces plaines Où les "laeiers fondus ont laissé leurs moraines '".
diluviens.
M.Elisée Reolus {/./ IWrr. ,liii|i. m, dn tome 1»'), après avoii- établi qu'il y a soulèvement (le nos jours de l.i péninsule sraïutinave, du Spilzberg, des rôtes de la Sibéi'ie, de l'Ecosse, du pays de Galles, se résume de la manière suivante (page 700) :
<i Ainsi du pays de Galles au Spitzberg et aux côtes orientales do la Sibérie, les " terres n'ont cessé de grandir lentement durant une partie de la période glaciaire et " pendant Tépoque actuelle : l'aire d'élévation comprend un espace de la rondeur 1. terrestre qui n'est pas moindre de lOU degrés en longitude. Eu présence de ces « faits, doit-on considérer les phénomènes de soulèvement comme des accidents •( locaux, que produisent le gonflement des roches et les secousses volcaniques, ou bien H doit-on y voir les résultats d'une cause générale agissant de diverses manières sur i( la superficie de toute la planète'? La dernière hypothè.<e nous paraît la plus prou bable. ..
8. « Les gtinlogues désignent sous le nom de IjIocs iTratif/iws de gros fiagments « anguleux de roches étrangères au lieu ou on les observe. On trouve des blocs erra- 'i tiques de toutes les dimensions. Un grand nombre ne sont guère plus gros qu'un » caillou roulé ordinaire, tandis que d'autres ont un volume d'environ mille mètres « cubes et pèsent plus de trois cent mille kilogrammes. Ces fragments sont constitués « par des roches qui appiirtiennent au granit, au gneiss, au porphyre, au calcaire, etc. « Ils sont anguleux, quand ils sont gros : on en voit même dont les arêtes sont très « vives ; mais, quand ils sont peu volumineux, les angles s'émoussent, et l'on en « trouve qui sont presque arrondis. Rarement ils sont recouverts de terre : quelquc- « fois pourtant on les rencontre enchâssés dans le sable ou le gravier. Le plus ordi- « nairement ils gisent ù la surface du sol. où ils sont simplement posés on très peu « enfoncés... » H. V.
.■s pour arriver au lieu ou elles arisent à cette D. V.
10. « On donne le nom de ijlanem à des amas de glaci' qii(^ l'on observe soit dans certaines régions des climats intertropicaux ou tempérés, soit dans les régions situées au delà des tropiques. Nous parlerons d'abord des premiers... Les glaciers commencent au-dessous des névés (voir plus haut, note G) : ils sont comme suspendus aux flancs des plus li.uilis montagnes : ils s'encaissent iImms lis ravin-^ et \r< vallées, et descendent iii^i|ir;iii\ n-Lcions cultivées... Los gliiri. i^ niirclhiil : i 'ist incontestable... Si énormes (pic soient les fragments de roches <pii -.■ détiiclniit des
i). « On a calciilii
que (|uc
dû faire plus ,1c
l.JOO kl
heure. •>
i2 LA crf':atic!N i:t l-humanite
Porphyre. ^'Hciss, granit, et calcairos et .ares. De Ivpos diiférenls, par couches et degrés, Etages, non iiiAlés, dans l'ordre où la nature A de chaque terrain disposé la structure. Sont là tels que d'abord ils furent entraînés, Kn masse indestructible à rester destinés.
Dans ces blocs isolés ou s'étendant en bandes'i, La superstition, féconde en ses légendes, Des héros, fils des dieux, respectait les tombeaux. Mais, pour nous, que sont-ils? La suite des anneaux D'une chaîne au long cours, dont la ligne précise, Qui jamais ne dévie et jamais ne se brise, Mène au point de départ, jusqu'à ces fjords glacés Avec qui ses rapports ne sont point etïacési^.
C'est ainsi qu'en Europe, au nord de l'Amérique, La présence des blocs en général s'explique.
« montagnes et tombent ù leur surface, les glaciers les transportent avec eux... De « plus, ils poussent devant eus tous les matériaux, blocs, gravier, sable, qu'ils ren- « contrent sur leur chemin... Les débris, ainsi arrachés et entraînés, forment sur les n côtés, entre le glacier et la roche où il est encaissé, ce qu'on appelle la couche de i( bmie; mais la grande masse est ramenée à la surface et sur les bords du glacier, et Cl tous ces débris cheminent les uns à la suite des autres, en suivant toujours le bord, <( et en formant ainsi de longues bandes qu'on appelle moraines latérales... Il y a <( aussi la moraine centrale ou médiane et la moraine terminale ou frontale... L'été (I est-il froid : la masse des glaciers étant plus consistante, leur progression est plus <i grande, et ils s'avancent dans les vallées, renversant devant eux les forêts et les Il maisons. Si l'été est très chaud, les glaciers fondent beaucoup et leur progression « n'étant plus en rapport avec la fusion, ils semblent reculer ; mais les moraines res- « tent en place et servent, par la suite des temps, à indiquer la limite extrême à la- « queUe est parvenu le ileuve de glace...
ic Les glaciers des régions arctiques offrent des circonstances particulières. En effet. <. comme ici la ligne qui forme la limite des neiges éternelles s'abaisse jusqu'au u niveau de la mer, les glaciers qui prennent naissance à la surface du sol descendent « jusqu'à l'Océan; puis, continuant leur marche, ils dépassent les limites du rivage et « s'avancent sur les flots en .s'appuyant sur la terre en arrière. Mais il arrive un « instant où de cette masse qui s'avance sur l'Océan il se détache des fragments phis Il ou moins considérables, lesquels flottent à la surface de la mer au gré des courants. Il emportant avec eux leurs moraines latérales, ainsi que les blocs et débris dont leur I. surface peut être .semée, jusqu'à ce qu'ils fondent enfin sons rinfluencc d'une tem- II pér.ature plus douce. >■ S). \ ..passim.
Voir Elisée Reclus, /" Trrrr. cli;i|i. v dr la Ifoisiènie partie.
11. Il Les blocs erratii|iies sont tunlût ilis]i('iv-és çà et là et sans ordre apparent : Il tantôt, au contraire, ils forment des blindes plus on moins longues, des chaînes con-
>> tinucs dont on peut suivre les différent-; ann i\. de façon à permettre aisément de
« remonter à leur source commune.,. - H. V.
12. On donne le nom de fjords on fiords aux golfes, baies ou autre découpures et enfoncements pratiqués par la mer sur les côtes septentrionales de la Scandinavie et des terres arctiques.
GÉOLOGIE ET PALEONTOLOGIE
Eh! qui s't'toiinerait que, sous cette action, Ou par lentniînement de l'inondation, Sable, limon, cailloux, roches et blocs immenses Aient été transportés à de grandes distances?
De ces faits merveilleux à qui pourrait doulei- Que d'exemples frappants n'a-t-on pas à citer? Pour l'Europe, voyez en Prusse, en Livonie ; Parcourez la Hollande avec la Westphaiie; Vous y rencontrerez, à de constants niveaux, De moraines du nord cent dépôts colossaux'^. Il n'est pas jusqu'en Saxe, en Franconie, en Suisse, Qu'un spectacle pareil de stupeur ne saisisse. Seulement là, le bloc moins dense, plus léger. Des objets ambiants semble se dégager.
Tantôt on le prendrait pour le pan d'une nue Sur le tlanc des hauteurs mollement suspendue ; Tantôt il se déploie en forme d'éventail ; Et sur la roche alors, dont resplendit l'émail,
13. u On rencontre une immense quantité de blocs n'ratû/ups dans la plaine du nord-est de TEurope, depuis la Hollande jusqu'aux raonts Ourals, en Danemark, en Westphaiie, en Prusse, dans la Livonie, en Pologne, en Russie, et la plupart proviennent soit des montagnes de la péninsule Scandinave, soit de la Finlande... L'Angleterre a aussi ses bloes erratiques... L'Amérique du Nord offre pareillement des traces nombreuses d'un grand transport, dont les matériaux sont également rangés, dans une direction qui indique une violente impulsion du nord au sud... L'Amérique méridionale est cou\erte sur certains points de ces masses problématiques, dont la direction parait avoir été inverse, c'est-à-dire du pôle austral à l'équateur. » D. V. passim.
Ecoutons M. Elisée Reclus : « Ces roches de transport éparses en si grand nombre dans les toundras et les plaines de la Russie septentrionale, on les trouve aussi en Prusse et en Pologne... on les voit autour de la mer du^Nord, sur les c6tes de la Frise, de l'Angleterre et de l'Ecosse; enfin les recherches de M. Bohtling ont montré que des blocs erratiques s'étaient aussi dirigés des fjords de la Laponie vers l'océan du Nord, portés sur des massifs de glace. Ainsi l'île des Norwégiens était jadis un centre de dispersion où les roches, au lii'u do rouler simplement au bas des pentes, allaient se distribuer sur les divers points de l'immense espace compris entre les Iles- Britanniques, le Spitzberg, les monts Ourals, le Valdaï et les Karpathes. Chose étrange! nombre de ces rochers Scandinaves échoués au delà des mers sont encore revêtus de lichens et d'autres plantes appartenant à des familles de la Norwège; on dirait des colonies de pauvres naufragés jetés sur une plage étrangère... Dans les plaines faiblement ondulées de l'Amérique du Nord, les blocs erratiques et autres débris portés par les glaces flottantes se sont également répandus sur de vastes espaces. Le sol végétal de certaines contrées des plus fertiles, telles que l'Illinois. rindiana, le Michigan, est en très grande partie composée de la terre apportée par des montagnes de glace échouée, et çà et là on trouve dans la masse du terrain de transport d'énormes blocs granitiques ayant jadis appartenu aux Laurentides ou à
telle autre chaîne rocheuse de la Nouvelle-Bretagne
Elisée Rfclus. la Terre, tome I", chap. I" pages 302 à 304.
l'ar romljrc projetée auLour des cannelures, D'êtres de fantaisie on croit voir les figures. -'
Ces blocs, d'où viennent-ils? — Du pôle? — Non, vraiment Ils descendent du Hartz'*, ou du massif géant Que, du haut de ses pics, le mont Blanc illumine Des glaciers éternels que la neige agglutinei-\
Que de détails ici pourraient s'étudier! Guidé par Agassiz, Venetz ou Charpentier*'^, Je pourrais, de ces blocs dégageant la matière. Analyser à fond leur substance première. Resuivre les chemins qu'il ont dii traverser, Retrouver leurs débris et les recomposer, Sur leurs cailloux striés, distincts à chaque étage. Constater les eUels que. dans le polissage'',
14. Le Hartz est une rhaine de montagnes do l'Allemagne qui s'étend dans le Hanovre, le durhé de Brunswick et la Prusse. Ces montagnes sont couvertes de forêts, qui jadis étaient beaucoup plus étendues : elles portaient, sous les Romains, le nom A'Herci/nia si/Iva.
1j. '< Tous les blocs erratiques ne proviennent pas des régions voisines des pôles et « n'ont pas marché dans la direction du nord au sud. Parmi ceux que l'on trouve dans (. les plaines de l'Allemagne, il en est qui tirent leur origine des montagnes du Startz, 1. do la Saxe et de la Silésie, On en rencontre surtout un grand nombre au pied des (. Alpes, sur les pentes du Jura qui font face aux grandes vallées transversales qui u descendent de ces hautes montagnes... Observons que, tandis que les blocs erratiques I. du nord ont été en général déposés au niveau des mers, on trouve ceux des Alpes et « du Jura à des hauteurs très vai'iriblf; et jusi|u'à IJOO et HijO mètres au-dessus du fond <i des vallées... « D. V.
16. « On a fait pour expliquer le traii-iMU t des blocs erratiques un grand nombre Il d'hypothèses. Celle qui les attribue à quelque immense éruption volcanique est au- <i jourd'hui complètement abandonnée. Léopold de Buch pense que ces masses ont été Cl charriées par de grands courants d'eau, et, pour expliquer comment ces roches, t< malgré leur densité et leur poids prodigieux, ont pu être non seulement transportées « à de grandes distances, mais encore déposées à des hauteurs considérables, il supn pose que les courants étaient à moitié visqueux et contenaient une énorme quantité Il de matières terreuses qui augmentaient leur propre densité et les rendaient capables Il de porter ces masses à leur surface... Elie de Beaumont appuie cette hypothèse... « Mais la théorie la plus vraisemblable e<t celle de Venetz, qui a été admirablement « développée par Charpentier et qui se fonde uniquement sur un phénomène encore Il existant, sur une force qui agit encore de nos jours avec la même puissance : nous Il voulons parler d<i la iiiarchc des glaciers. Charpentier établit que les blocs erra- II tiques de la Suisse sont simplement de gramlr- nHniiih- qui ont été poussées sur Il les pentes du Jura par d'immenses glaciers il -in Imt .i(^ \lpes et ont été ensuite Il abandonnées par la fonte des glaciers. Agassi/ i .nu i ili-r hardiment cette théorie.
Cl et, cessant de la limiter à la Sui-^e. imi a di' nti.' la parfaite application au\ i)ays
CI septentrionaux de rEurojie et ilr T \rii rii|iic-. D. V.
Parmi ceux à qui revient riicimiiiii daMjii- cun-lalé la marche des glaciers, il convient de citer Horace de Saii^^ure. IhiL'i et le savant é\êque d'.Annecy, l'abbé Rendu.
17. Il Dans la péninsule scaniliiia\r nu les blocs sont peu volumineux, on observe un .. j)hénomène remarqualili' : ce sont des sirirs, des sillons jilus ou moins profonds Il creusés sur les lianes des riielu's. et de longues traînées de débris, désignés en
r. EOLOGlt; KT l'ALEONTOLOdlL;
Sur li's forps les plus durs produit le corindon '^ Mais ti'l n'est pas mon but, et je n'ai pas le don D'approfondir le sens des lois scientifiques. Il me suffit d'avoir les preuves authentiques De ces déplacements naturels, réguliers, Etranges toutefois, qu'on assigne aux glaciers, Pour conclure de là qu'à l'ùge quaternaire Le pôle envahisseur dut refroidir la sphère.
Nous reviendrons plus tard sur cette invasini!. Recherchons maintenant comment l'alluvion Dont on ti'ouve partout Findubitahle trace, iMi sol bouleversé renouvela la face.
CHAPITIIE XIII
Retour au Diluvium. — Fornj^tiou des couches quaternau'es. — Lfs drifts et le till des Anglais. — Le Lehm ou Loess du bassin du Rhio. — Le limon des Pampas. — Le terreau noir de la Russie. — Le Rhégur ou terre à coton de l'Inde. — L'argile vert bleu du Danemark. — Atterrissement et i'ormatiou des deltas divers.
Du sommet des hauteurs qui partagent les eau.\-, De loin en loin, toujours dans des rapports égaux,
Suéde suus lo iiom d'œsar, qui ofTiont des accumulations de fi-agraents rocheux, de cailloux et de sables. Ces sillons et ces débris, vestiges manifestes de Taction ancienne qui a transporté les blocs erratiques, sont parallèles et marchent généralement dans la direction du nord-est au sud-ouest... Dans l'Amérique du Nord, on a observé des sillons du même genre tracés sur les roches, et qui ont été évidemment produits par le frottement de grosses masses anguleuses violemment transportées... La marche des glaciers dans les .\lpes a donné lieu aux mêmes phénomènes. Là aussi on a trouvé des roches striées et cannelées. Ces cannelures et ces stries sont les unes larges, comme celles que creuserait une petite gouge, d'autres fines, comme si elles avaient été faites avec un canif, et toutes sont parallèles à la direction où le glacier se meut, ou font avec elle des angles très petits. Il est évident que le glacier, en s'avançant, doit agir sur son fond à la façon d'un immense polissoir, et que les différentes sortes de raies observées ont été produites par les débris, c.-xi'.loux, gravier et boue, qui, se trouvant interposés entre la glace et la roche, io-.'.t l'effet de l'émeri dans l'opération du polissage. » D. V.
18. « Le corindon est le minéral le plus dur après le diamant. Il y a quatre variétés du genre corindon : le corindon hyalin, qui fournit en grandepartic les pierres fines employées par la joaillerie ; le corindon adamantin ou harmophanc ; le corindon compacte; enfin le corindon enieri ou fcrrifère, qu'on réduit, dans l'industrie, en une poudre plus ou moins fine, appelée cmeri, laquelle sert à polir len uu-tuiir. les glaces, les pierres fines et les verres d'optique. D. V.
Ou voit se déployer des chaînes parallèles. Prenez-les deux à deux : vous trouverez entre elles Des fentes, des ravins presque partout comblés : Sables, limon, cailloux s'y sont accumulés; Et sur ce fond durci, thalweg, vallée ou plaine, Il n'est pas d'élément d'origine ancienne Qui n'y soit aux nouveaux mélangé, confondu'. Cet atterrissement, à quoi donc est-il dû? Quelle force en a pu, sur de si grands espaces, Transporter, rassembler les formidables masses?
C'est le Diluvium^, que les temps accomplis Virent se déchaîner par les mille replis
1. « En suivant les limites maritimes d'un continent ou d'une île, nous remarquons que, à partir de la côte, le sol s'élève graduellement à l'intérieur jusqu'à une certaine série ou chaîne de hauteurs (montagnes ou collines), au delà de laquelle le sol s'atîaisse symétriquement jusqu'à la côte opposée. Tout continent, ou toute île, peut donc être regardé comme composé de deux grands plans de pente contraire, ou versants, qui se réunissent par leurs points supérieurs en une crête dirigée dans le sens de la plus grande dimension du continent ou de l'île, et cette arête porte le nom de lujne de partage des eaux. Ses deux extrémités sont marquées par deuv caps.
« Chacun de ces plans de pente générale se décompose en versants secondaires : et ceux-ci sont déterminés par des chaînes de hauteurs de deuxième ordre, perpendiculaires ou obliques à la chaîne principale, servant de U(jw' de partarje d'eaux entre deux versants secondaires opposés, et se dirigeant jusqu'à la côte en s'abaissant graduellement. L'extrémité de chacune de ces chaînes est marquée par un cap. « Il suit de là que ces chaînes de deuxième ordre dirigent deux à deux, l'une vers l'autre, chacune un versant secondaire, et ces versants vont se rencontrer dans leurs points tes plus bas suivant une ligne nommée thalweg (chemin de la vallée). Cette ligne est le chemin ou fil des eaux qui naissent sur le faîte principal, et coulent dans le versant général en suivant ses lignes de plus grande pente. La masse d'eau de ce thalweg s'appelle fleuve.
" L'ensemble des deux versants secondaires raccordés suivant leur thalweg constitue, avec la partie du versant principal qu'îLs interceptent, une vallée. Une vallée principale a son origine au faîte, et sa fin sur la côte maritime : ses flancs sont les versants secondiiires eux-mêmes.
" Chacun des versants secondaires se décompose en versants tertiaires, et ceux-ci sont déterminés par des chaînes de hauteurs de troisième ordre, parallèles à la ligne de hauteurs principale, servant de ligne de partage d'eaux entre deux versants tertiaires opposés, et s'abaissant graduellement jusqu'à ce qu'elles s'eff:icent dans le thalweg principal. L'intersection de ces versants tertiaires deux à deux détermine des thalwegs secondaires qui tombent dans le thalweg principal sous un angle ordinairement aigu et d'après son plan de pente générale, et qui portent dans le fleuve une masse d'eau secondaire appelée rivière ou affluent. L'ensemble de deux versants tertiaires raccordés suivant un thalweg secondaire constitue une vallée de deuxième ordre. " Les versants tertiaires se décomposent à leur four et de la même manière, et donnent naissance à des thalwegs de troisième ordre, et ainsi de suite, en diminuant, jusqu'au plus petit ravin sillonné par le plus petit ruisseau.
■' L'eusumbin du toutes les vallées parcourues pai' le fleuve et fous ses affluents du premiLM', du deuxième, du troisième ordre, etc., constitue un bassin... »
Lavallée, Géographie physique, pages 6 et 7.
2, Voir chap. x, notes :i, 4, b, (i, 7.
(.i;i)i,()(.i i; 11 l'Ai.t; ONT()LO(;i i: 1^7
Du globe, a ic niiiriiiiil sii|irt'nie, fatidique. Où les j^'az t'a fureur, mouvenu'ul chaolique, Des fondeiiieuls du sol, uu instant sans appui, Firent jaillir les monts, tels qu'ils sont aujourd'hui.
Oui, le Diluvium et ses eaux débordantes Arrachent aux sommets, entraînent sur les pentes Tout ce qui fait oiistacle à leurs cours effrénés ■'. Et t'est |)uur te motif que nos yeux étonnés
3. Pour su rendre bien compte de l'attiou que dut exercer le diluvium sur l'ensemble des terres, il n'y a qu'à observer ce qui se pioduit encore chaque jour dans les hautes vallées des fleuves et sur tout le parcours de certains d'entre eux, comme le Pô, le Rhône, le Danube, le Rhin, pour ne citer que des cours d'eaux européens.
K Dans les gorges de montagnes dont la terre ou la roche nue ne laisse pas s'iulil- « trer les eaux de neige et de pluie, celles-ci s'abattent rapidement vers la plaine, <3n « roulant et en poussan' sur le fond de leur lit les débris détachés des pentes. Après « les averses exceptionnelles, il est souvent difficile de faire une distinction bien nette <i entre un de ces torrents temporaires, un éboulis et une avalanche. 11 arrive alors que « des niasses neigeuses, à demi fondues et mêlées à une boue liquide, sont entraînées « i)ar leur propre poids et glissent sur les pentes en faisant rouler devant elles des « pierres désagrégées. Bientôt tout s'écroule et s'abat dans le couloir de descente. Les « eaux et les neiges souillées se changent en une masse fangeuse et noirâtre, au nii- « lieu de laquelle les blocs roulent en bondissant ; dans ce chaos mouvant, les débris « se heurtent avec fracas et secouent- les rochers du bord, tandis' que l'eau tor- « rentueuse les déchausse à la base. A. la fin, ces énormes masses s'ébranlent à leur « tour et prennent part à l'immense chute. Un bruit de tonnerre précède l'avalanche « et l'annonce au loin à ceux qui pourraient se trouver sur son parcours: mais ces « phénomènes, qui sont à la fois des éboulis et des abats d'eau, ne durent que peu « d'instants. Apres avoir entraîné comme des cailloux d'énormes rochers de dix mètres « de côté, le torrent disparu ne laisse après lui que des couches de fange.
« De pareilles avalanches d'eau sont heureusement assez rares, du moins en Europe", « mais toutes les pluies torrentielles qui tombent sur les pentes des monts et même <i sur le sol plus ou moins incliné des b.isses terres, ont pour conséquence la formation " de torrents et de ruisseaux temporaires. Ce sont les eaus sauvages. Se précipitant « par les chemins creux, les ravins et les dépressions du sol, elles se nettoient de tous « lès débris qui s'y étaient accumulés, emportant la terre végétale, les herbes et les « brou.ssailles, labourant profondément leur lit lorsque celui-ci n'est pas une roche coni- « jjacte. et quand elles atteignent la rivière de la plaine, elles lui apportent des amas » de boue et de longues traînées de cailloux arrachés à leurs rives. Ce sont de véri- « tables agents géologiques, dont le travail d'un jour ou d'une heure contribue pour >a « part à modifier l'aspect du globe. »
Elisée Reclus, la Terre, tome l''. o' partie, chitp. n, pages 30i) et 3U7.
Kt. ;iii chapitre m de cette même 3" partie du tome I»'' du même ouvrage, page 395, léminent auteur, complétant le tableau, ajoute : « Qui dit mouvement dit « action : il ne suffit pas à l'eau de descendre dans un lit tout creusé, elle ronge, elle « mine, elle érode, elle entraîne, elle soulève incessamment les terres et les rochers '< qui la contiennent ou qui s'oppQsent à son cours : caillou à caillou, grain de sable à « grain de sable, elle porte les montagnes dans la mer ; elle n'est pas seulement, « comme dit Pascal, un chemin qui marche, elle est aussi une masse continentale « en voyage, qui dans les siècles d'hier était couverte de la neige éternelle des <i montagnes, et qui demain se fixera sur les bords de la mer pour augmenter le « domaine de l'homme. Les fleuves établissent la circulation des solides aussi bien « que celle des fluides : ils sont, comme le sang humain, une chair encore coulante. »
2n I..\ CRKATION KT LIIIMANMTE
Surprenncnl loin des limix témoins de leur naissance, Pêle-mêle entassés, de distance en distance, Dans un milieu de fond et d'aspect étranger, Des débris que le temps n"a pu même changer.
Tout pays a les siens. Dans la vieille Angleterre Le sol, en maints endroits, offre le caractère De la coninsion qu'en leurs entrainements Les eaux firent subir aux terrains précédents.
Que sont les drifts'*, sinon la désolante image De blocs juxtaposés, incroyable assemblage. Où les grès du Lias aux marnes sont mêlés ; Oîi porphyre et granit, sans ordre amoncelés. Ont pris place au niveau deb couches tertiaires; Où cristaux et coraux brillent dans les calcaires. Et rappellent à tous par ces rapiirochements Quelle fut sur ces bords Taclion des courants ?
Le croirait-on ? au Bois où tout Paris se presse, A Boulogne», on se heurte aux rochers de la Bresse; Et, dans tout le bassin, soit plaines, soit coteaux, Où la Seine a puisé la masse de ses eaux, La craie et le silex, les cailloux et le sable, .Sont de ses affluents l'alluvion probable*^.
4. Le mot drift. en aiiglai?. désigne tout objet qui flntte an gré du vent et des eaux.
•< Dans la langue géologique, on se sert de ce mot pour désigner plus particulière « ment tout ce qui parait résulter de l'action des courants sur les dépôts antérieurs. « C'est ainsi que paraissent s'être formés, par le déversement des lacs de la Bresse. « les larges sillons creusés dans les terrains plus anciens du bassin de Paris, et les <i vastes atterrissements qui en couvrent une partie, et qui forment, par exemple, le « bois de Boulogne. Paris hii-mème est bâti sur ce dépôt de transport, dont l'origine « violente est attestée par la grosseur des blocs qu'il renferme, et dont l'ancienneté est « prouvée par la découverte de fossiles appartenant à des éléphants et à d'autres ani- « maux qui. depuis les temps historiques, n'ont jamais été signalés dans la contrée. <c Une grande partie de ces dépôts de transport suit la direction des vallées " actuelles. Leur nature et leurs dispositions varient, en général, d'un bassin hydro- " graphique à Fautre. Souvent ils .se rencontrent à des niveaux que les eaux actuelles « sont incapables d'atteindre et sur des étendues qu'elles ne peuvent parcourir. En " outre, la plupart d'entre eux ont été sillonnés par des courants modernes qui jour- « nellement les recouvrent de nouveaux débris... n D. V.
0. Boulogne est un bourg du département de la Seine, à trois kilomètres ouest de Paris. Entre ce bourg et la grande ville s'étend le fameux bok de lioulnr/ne. la promenade la jilus fréquentée du monde élégant de Paris.
0. •' La nature des allminiis anciennes est très variable, (lu y trouve, en effet, des débris plus ou moins roulés des roches de la contrée, des sables, dos argiles, etc.. qui proviennent du remaniement des matières sous-jacentes. Ainsi la Marne a amené dans le bassin de la Seine des silex, des grès parisiens, de la craie, des calcaires, l'Aisne V a apporté des prdJuifs do même espère: cf. jiar l'Yonne, v sont ari'ivés (I,.. t'ranifs et des svénitos du Mor>an... P. V.
i; i-di.nc I !•; KT I' \ i.i:oN'T()i,(w, 1 1-:
Des Vosoos, (l'aiiliv part, roulrivuL v.'is le lUiiii ■ Larg'ilo, le L:ia\ii'r, iriii,M'(|ualiIr Imain Où souvent du clicivlicin- le \ur vaincu s't'moiisse Contre des Iddcs lorniés de cociuillcs dVaii doin'c. Mais le Rhin a sa source en ce massil' jaiissanl Qui domine l'Europe, et siu* chaque versa id Vers des bords opposés, soit droi(, soil en ntntdui's, Des grands fleuves alpins précipiic le rdurs.
Depuis combien de temps de nos Al|ies dcsc(!nd(;nt Ces neiges, ces torrents qui minent et qui fendent Le flanc des monis géants, d'où par l'érosion Sont tirés, enliaini's. mis en dispersion Les élémenls divers, l'insondable coulée, Les atterrissemenisde la longue vallée?
Remontons, pour répondre, à cette heure, au morne Où le globe subit son dernier changemenl : Fouillons, décomposons le terrain quaternaire; C'est là, là seulement, qu'est la clef du mysière. Ce qu'à Râle, à Strasbourg, porta l'ail iiviun. On le retrouve en Suisse, en Savoie, à Lyoïi^. Les siècles ont rendu ces masses immobiles : Le Danube en a fait ses berges et ses îles. Le Rhône sa Camargue, et l'Eridan fougueux (Le Pô dégénéré) ses deltas torluenx''.
Faut-il encor, faut-il, dans la iilaine du (iaiige"', Remuer le réghur, ce fertih' mélange
T. •• Dans la vallée du liliiii. lis allm inii. aiiilrriur-; xnii |iiinripalement formées, dans II' fond, de sables et dr (miIIoiik juidés |ir(nci];n]t du nies dos Vosges; en haut.
argile fine dont les ((iucIk's
mes, appel
le/un ou hiess, sont caractérisées par des coiiuillcs dCiii ddtuc si'iiildaldcs à colles (|ui vivent actuellement dans le lleuve. » D. V.
S. « Les alluvions des Al))es se reconnaissent partout a\ec leurs caractères partioulie>\s. Ainsi dans la vallée du Rhône, depuis Lyon jusqu'à la nier, les débris alpins couvrent pour ainsi dire la surface du sol. L'argile do ces dépôts est environnée de tous les côtés par d'imnioM^^c-; rimliliis de cailloux roulés, dont on peut suivre la route directe dans la vallir de li ltiii:ince jusqu'au centre des Alpes qui les ont foin'nis. Des dépots seiidil ililc^ ^Hli-iivcnt en Piémont, en Lonibardio. dans los plaines do l'Autriolio, do la D.nioi-.'. do la Suisse, entourant ainsi tout lo massif principal ilos Al|)os. d'cjii los nnioriau\ ont été arrachés. .> [). V.
!i. Voir, pour la formation i\r< il,., du Danubo ot <\o< dolla-^ ilii Rhône et du l'ô. chapitre xi, page 117, nofi' is.
10. " L'Himalaya fait l'Inde. Sans lui los \ents du nord glaceraient l'air de la preâqu'ile et y arrêteraient l'essor de la sève... Les flancs noirs des forèt.s, les sommets d'argent de l'Himalaya arrêtent les nuages transportés vers le septentrion, et les forcent à retomber en frimas et en pluies sur les gorges où grandissent les fleuves qui
Uh .•ilcaii'.' ri dlniiinis. <li' sul.le et de liiiinii. Qui fait germrT. jlfiirin, l"arI)ro donl lo colon. Sous les durs lii-nmcnls d'une cosse iMig-iieiise C.acliaid le l.lain- duvel d'une bourre soyeuse, De l'avait- Miiioii ne lr(imj)e pas l'espoir?
■raudra-l-ii défoncer la steppe mi terreau ?20Jr" ? Ouvrir le vasle sein des Pampas et des Andes'^? Interroger le Nil et ses vieilles légendes'"? Des gorges de l'Oural sonder la profondeur? Du plateau d'Altaï disséijuer l'épaisseur? l'.ii ]ùiinpi',en Asie, au fond de rliaqne mine. Kxli-ain' des IVagincnls d'oi'. d'argenl, dr plalin.'? Au lirésil dégager d'un inipui- sédiment i,e. caillou précieux (jni raelic un diamant ''?
C.erles nous le pouiaions; mais, pour remplir ces page i'nurtjuoi de l'Océan suiviàons-nous les rivages? i'ourqnoi fouillerions-nous les immenses dé|iôls (»u'il V laissa jadis en ivliranl ses tîols?
. vont arroser les pluiiie-;. Que l'llinial;iv,i il le- diiiiies [K'psqiip aussi puissantes qii I. se dressent derrière lui s'affaissent, cl l'iinlc perdra ses journées de feu, le soleil . et l'e:ui : elle ne sera plus l'Inde. »
Oiiésinie Reclus. Grnf/rap/iic gi'nwrale , p. 2,37.
L'Iiiilus. le (i;tn!;e. le Brahmapoutre font les trois grands fleuves de l'Inde ; e'est par c\\\ que sont venues ci que sont eneore fécondées ces alluvions si fertiles, appelées réi/litir ou terre à colon de l'Inde, dont l'exploitation fait la foi tune de T Angleterre.
11. <■ Le régbur ou terre à colon de l'Inde est un des derniers dépots diluviens : il ' en est de même du Icrrrnu nnir ou ic/iornonjom de In Bussir... Le teliornosjom. I s'étendant à la fois diiis les bassins du Don. du Dniepr et du Volgea, comprend une .• superficie de ]ilus de 80 millions d'hectares, presque deux fois la grandeur de la » J'rance, cl, sur cet iniincnsn espace, la terre végétale offre partout une profondeur 1. d'un à cinq mètres et même de dix à vingt mètres... Ces terrains, préparés à la I culture par une \égétatioii herbeuse de plusieurs milliers de siècles, sont parmi les
iniille 1rs du monde jioiir la ]iri)(luction des céréale;, et lot oii lard ils deviendront
lin \:i-lc ili;im|i de lil.-. ,.
Kli-sée RrxLus, ta Terrr. t. L )i. 110 et lit.
i:, . Les i\f\[\ Aijiépi(|Lies officut aussi des dépôts qui remontent à l'époque géologique du (lihuiuiii. Ainsi le limon des ^)a»)^f7.ç repose sur des dépôts argileux et sa- . Iileux renfermant des coquilles des mers voisines, et qu'on retrouve non seulemen au Brésil, mais eneore dans tout le lenain qui s éirnd :iii sud jusqu'au bout delà Patagonie. >. D. V.
t.i. A iirupos du delta <lu Ml. M. Eli.sée Reclus (la Terre, t. I, p. 500) fai )liser\er. d'après Lomhardini. que. u si la marche progressive des vases n'avait pas
été idus r.ipide pendant lis Ages d'autrefois, il n'aurait pas fallu moins de 74,2o.3 an- ■ nées iHiiir <\nr Ir Nil in'il ili-puser. grain de sable à grain de sable, la plaine ti-ian- . giilaiii' du drll.i. (liiiiiircn;!!!! -21.-i:i\ kil i'ti'cs carrés de supci'licie. ..
14. Les géologues lonl rrinimlcr :i l'éiiiique du dihniuiii la funnation <li- ces m immenses amas de débiis joules i1:iîi> l.^qni'ls -e buinrnl \'oy. !,■ |il;itine. !.• diamanl.
<.i:ni(M,[i: i: r r \ i.i-ontoi.oc 1 1-:
Du lill il())i( If's Anglais vaiilfiil la large assise. De l'ar^ilo verl bleu qu'en Danemark on puise''. De tous ces gisements où les débris marins Se trouvent réunis aux ditlcrents terrains, Que conclure, sinon que ce sont 1;\ les preuves Que les Ilots de la mer, les lorrents et les fleuves Dans des gouffi'es béants soudain précipités. Les comblant des débris qu'ils avaient emport(''s. Du mélanf^e fortuit de toutes ces matières Formèrent lis amas des couches quaternaires?
t'HAPITRE XI Y
Refroidisscmeul Ju globe. — i.es glaciers. — L'allitude el sou action sur les climats étages ou locaux. — La latitude et les climats généraux. — Saisons et zones torride, tempérées, giaciale.s. — John Franklin et N'onlenskjold.
Ainsi, de Jour eu jour, di- la C.i'éadon ]/(euvi'e marche à sa liii, et la solution Qu'un progrès incessant éclaire et facilite Se révèle en des faits que le temps précipite.
Le globe est transformé. Hauteurs, dépressions, Ont pris sous d'autres plans d'autres dimensions : La surface du sol en tous sens dépecée A lies courants d'air froid laisse la place aisée : Par les golfes aussi jusqu'à l'intérieur Nous arrive des mers la salubre fraîcheur'.
tant au Biésii l'I dans l'Inde qiR' dans li'S mont-: Oiirals et lo> platoaiii d"Altnï. o\\
llussie. ., D. V.
1.1. C'est aussi à l'âge de formation des terrains diluviens que les géologues attribuent l'origine du lill des An(/lais. dépôt argileux dont la puissance atteint parfois cent métrés, caractérisé par la présence de blocs de toute espèce, parmi lesquels il s'en trouve qui proviennent de contrées fort éloignées.
Mentionnons enfin, comme se rapportant à la même époque, les dépôts d'argile vert bleu avec graviers, sables, blocs de diverse nature et coquilles des mors du nord qui forment la base du Danemark et qui se prolongent dans les plaines du Mccklembourg. de la Prusse et du Hanovre. D. \ ., passim.
1 . " C'est grâce au relief de la planète que les continents sont organisés et vivent • ' pour ainsi dire : c'est grâce à toutes ces inégalités du sol que les climats, les eaux,