i.A i;i;i: \TinN in \. ii i \i \ \ i t
Sur le soinmel des iiuinls la vapeur se cuiKleiise : l'iuio ou iieiire, ou lorreut, l'avalanche s'élance ^ Au fond des noirs ravins, s'y redresse en irlaciers^; VA I eiix-ei sans repos, iriunenses, par milliers, Se ijoiillenl coniinc auLanl de puissantes mamelles, Où siiiil de nos coins d'eau les sources élei'nelles*.
Miiil l:i li:iiitriir cl l'i iH I i ii;i Im (lu ^■>l riiicri;!'. l'ii |iI,iIimii\ i-t en systeinps (In nioii-
l.ii:]ir-, ( In (•-! ii.ii\i-iiii ilr (• lui'iiili r |i,ii- le riiul (Ir |>l.il m massif (lotorres élevées
jM-'li'-^iH iliL iiiuMii (Ir 1, 1- : iii.iU l;i MU r,Mi' iiCii i>l |i(iiiit nécessairement unie et
I ciiiiliiTi' (■(iiiiiiir M'iiililcr.iit 1 iiiilii{ih'i' Ir iHirii. (Jujiul lo sijl est très inégal, déchiré |i:ii- ili' iinilniiiU i:i\iii~ nu |',n-.uir de cullin.'^ ri (II' montagnes, on considère comme l.i ~uiM iliiic (lu |il:iliMU ( !■ |il,iu iilr;il i{in |i,i--iiMil par la base de toutes les chaînes (le iuu„t.,:;u.- .•: couil.hiMil l,,ul,.< 1,., ,l,.|„c~>i,m< inlorméiliMicrs... IVailleurs, Iq,s
\rn-r-. lijvM-, ntlivul :iu-i lie- lic^iihu. uil nu >..! ;M-(i,l.u,l,. ,1,. ,-,,||iues et de
\,-,l|on- cl M. iclhuit ;iu\ i.l:,hMU\ <u|MTi.'ur.. -uil |,;,,' ,|,.< |,riilcs i^i-.ulu.'ll.'S. soit par une MHvn>>inu (!.■ IciT.i ". ■ s ,,,,,• |,,„ | -, u;~ u I.T.M- cuiuuc (Ics iclMirds (le la plaine
-uiunir l:i rliu:.' (lu ] .1:. I .M U . . . .
Si l;i <ui lue (Ir l:i iil:iiic'c ,:\.,i\ |i:ii Ijit.uiirul uni.'. I:i ri'-ularilé !a lilds désolante
i('i;(Hu:iil |i;i(liuil : le- nu' > ]ilien(imciics se ic|ui(luii, lient .( ti'a\ei-s toute l'étendue
(li< conrnii iiN .l'un oiimii .( l'autre ; les vents, dnul ;iucuu obstacle n'arrêterait la ciunsc. I.iuriicraiiuit iiuti.ui' du gl ibe avcc un iiinuM'usiuil toujours égal, comme ces l.ui;:i!cs li,iiul(< de ini,iL:i~ i|nc diM'nuvre le télescope sur la planète de Jupiter. Point de ci^ iii;i-~il< (ilex/'s (|ui. ]i:ii' Iciu' position transversale à la direction naturelle des \iMit~. piiiduiMuit uni' iiiptuic (r(;i]uilil)re et répercutent les courants atmosphériques tians tous les ^iii- : peiid de ces grands réfrigérateurs qui condensent l'eau des nuages et la ganleut (h(u^ Iciu's réservjirs de neige et de glace : partout les pluies tmnheraient d'une niiiuicie n peu près égale, et les eaux ne trouvant point de déclixiti> piiur s'écindi (■ MK l'OeiMii. fni'nieraient des marécages putrides. Si les hommes
I \:iieul e\i~lef -u( iiiH l( Ile icil'eille. loin de trouver dans l'uniformité de l'im-
ineioe pliilue de pliw ;:i:(ndes Ijeiliti's pour comnmniquer entre eux, ils resteraient épars aiiloui-de leui> Ijuiiin - (l.(n~ tuiife la sauvagerie primitive. Les migrations de peuples entiers de-i. iid.ml Ij piiile des plateaux à la recherche d'une nouvelle patrie, coninie de gi-and- lleu\e< ,( \:\ i .i lieiche de la mer, n'eussent jamais eu lieu. Toute (■i\ili>aliun ( l'it (■!-■ iinpi-^ilile. l'eulélre, ainsi que le pensent certains géologues, la Mulaei- du L'I. .lie etail idli' unie et ^aiis ]iui->:iut leliet ipiaml l'ichthyosaurB nageait
liiiiideineiit au niilieii (le- erai^e- et (pie le pleividaelvie étendait ses pesantes
aile- au-ile-Mi- de- in-eau\, (.'elail al(il> la terre du reptile, mais ce ne p )U\ ait être
i:ii-ee ]li,;u-. /,( Tfrrr, Umv I. i" partie, cliapilre 1. p. III. \\1. lii. ■1. Noir au eliapll.c x,n. pa.çe IJ7. la unie :!. .1. V.iir au cliapilre Mi. pal;-e \ 1\ . Icle lu.
.',. .. l.e^ -eurce- (le- II.Mne- cl (le leurs ullUiéuts de t( ul ordre sont de petits réser- \,iir- (Teau, aliinenl,-- par la preiipilation des vapem's atuios|)hériques et situés ordiiiairi nient -iii le- liauleiiK ipii alliriuit les nuages; les plus importants de ces réserxoirs S' ni dans le> -lu ni- ou il- >'cntreliennent const.-imment pai' la fonte des neiges de l(Uir siiperlieie cl des -laees de leur base. •
l.AV\u.Kr. (h'Oi/. jj/ii/sii/iic. page 18.
.\„TA. — .Nous ne saurions lro|i reeoiuinainba- (le lire luit le cliai.itre il. tome 1.
L'oiuir -,ir,|,' loii-tonips, nuil-iV' iiiillr dcldiii s. L'impressiuii (l(!s lieux oii i-owwwnwn <<m l'oui's : Elle reste glacée, et ce ImmiI .-;i lui, lire, S'élevant par degrés, env.iliil rattiins[)lière.
On a pu sinviiiriit délinii- ri uMlrr
Les points exacts du s(d où cli.iiiui ^f^ pi-.-'cisi-.
Si des bords où Fell'ort dr lOrran se brise Avec précaution observant les nivraux, Nous dirigeons nos j)as vers 1rs plus bauls [ilalranx. Du tube gradué nous voyons le nuiiinv ■ Baisser, baisser toujours: et la Imipriahiii'. A mesure qu'on monte, au-drssous du zéro Enfin du pôle nord mar(|ue le numéro.
Donc le froid est partout, partout il est inicnso : Même sous réguateur il a son intluence'\
:ni(l iihi'c .rr\liMit~. Ki.Mi (!.■ iilu^ .-ci.Mililiquc à la (n\<. (!.' |iIm~ ;dhu
.... Ml- M-.' . lr,|Nrl. ,-, ,111111 1 >,nl. r .llM~tr r....,lh,.||r,n 'lit ru lin llll.r (Ir Srnr
i.' r.inpli ilr iiirirm-,.. !.■ tuhr ,-1 iluii ,1 irli-.. tn- prlit. iii.n. il piL-'iiS' :, ■
iMiiilr iiilVTi.'iHv un iriill.'innit .•„ lunii.' d- li „il,. on ,|r .vliirlir. I,,i-.,|,i,. I,, I,
iliii-r (lu lini ,.11 sf In.inr l'in.l i uninil \ init ù béleviT. 1 n inr .m- ni.-
MU', cl |i:ii- i-,iii>r!|iii'iit >lIimi' iI,iii> |.- Iiilii' : le phéiiDiiièiii' iiiM'i-^c :i liiMi. m ,r. Iriiiii's. 1,1 (mIimiii' iiirniiii..|l.' ii:ii--c. |(,is|ii(" 1:1 tempél'atiin' \i''iil .i liaiv-n-,
illi.iue (ivL'i-Mir la méiiK' |ilai| |M.' Iii,~liiuiii.nl. ^nil niliii Mir une Iruillr dr
plarrr dans un l.ibc de \.'n,.. |, |u.'l .■-! Ii\ • a ■ n ,- du tuhç llirn n ■tii.iur, il
>uiNrr h- nminriu.iiV ,1 V| .^ ;,ti .„ ,.,, d ,l.ai--iii uil d'il r,|..n,.i. niUTunr
111 nilai.'iir- ^r dr...s,.nt m d.- / au- de |ilii- lUi plus froides, et, par cet étageineiit d tciu|hualiii r, -urc. ■->!>(-.. d uni. Mil a I;. ualiuc une mei'veilleuse variété clo dinials i di- ll>.i-.'~ I .ha. pi.' liauli' ui'.nli :.'ii.' ..Ili .■ »ui- -.•< Ilaili-s coriiiiie un résniné (les phénoiiieiii'
.|ui>a.-,-,.iupl iit>ur lia,ui,.i,M. ...pa,a. r .uipris enli-e 1... plaines de sa hase et le
,.la,-..s ,lu pol.....
. Hii llinduu-lau, Iruis zi.ii.'s s-,.|,,:..,.,.l sur |.- Ilaii.-. <\- llliuialava. .-.■tle l„.r,l,ii-
M,eiidi..nal.' d.- |.lal.-a.i\ ,|.' lA-L- dans |,, ..hin- e,,al.nl l.'s u'ra.eN II.min...
.. La r.,iieti..ii d.'s liaul.'s l.aa-.'s dans re.-.ue.uùe du -I .|i,' es| d,. purle,' Ir „o,;l srln „„■■„„■ ,li, nirli. ,!.• rap|.i-..li.-r \;u- I.- .liiua!- d.' T. plaiiel.' .d l..iile-
luii.TL'.Miil du uiili.'U d,-. |.l,,iii,-. .'). e. .111111. ■ I.'. -laii.U .■..nhn.uils liiiiil.'^ par
d-h t. are .-Mtier.. : e,. ...ni aulalll il.' nr,rro^n,uir^ i:r.'e. -,.,-,.;:. l.,.|it: y.\^-,,
Dans ro inilica lirAlanl, si l'ailHislo nu la tl<Mir Ronconlreiit un terrain liuniide en profondeur, La végétation planlureuse, prospère, Idéalise l'ampleur de l'âge tertiaire; Et l'on voit sur ce sol d'aspect primordial Ce qui g-erme et qui vit devenir colossaP. La sève exagérant l'œuvre de la nature, L'excès s'y substitue à l'ordre, à la mesure.
Là, malheur au mortel imprudent, indiscret, Qui cherche à s'en^'oncer sous l'épaisse forêt. L"attrait de l'inconnu le séduit et l'attire : Mais hélas ! suffoqué par l'air chaud qu'il aspire, Incapable d'agir, inondé de sueur, 11 se traîne épuisé, sans élan ni vigueur; 11 suit les mouvements de l'oiseau qui s'envole. Oh ! s"il pouvait voler!... Vers les glaces du pôle 11 fuirait : il irait, d'un généreux eifori, Sous un ciel où l'air pur n'est pas souQle de ninrl ^
Dans quel trouble, ô mortel, Tignorance te jellêl Lève les veux et vois, susiipndus sur la lêle,
7. ' I^os forêts vierges, ou riioiunic ne s'ot encijrc liiisardé que pour se frayer de> sentiers, sont parmi les spectaeles les plus gruiiUs de la nature. Celles des pays froids composées pour la plupart de conifères au tronc droit, au feuillage sombre, ont quelque chose de solennel et d'auguste. Les fûts ])uissanfs des arlires s'espacent avec régularité comme les piliers d'un éililii-e ininieM>e. et dans l'éluii; iirnu'iit se i-onl'ondenf en mystérieuses avenues...
i< Les grandes forêts tropicales ont un autre caractère et frappent surtout par leur magnificence, la fougue de leur végétation, la variété de leurs espèces. Ce n'est point un ensemble majestueux et régulier comme la forêt de sapins ou de mélèzes ; c'est un chaos de verdure, un entassement de forêts entremêlées, où le regard clierclie vainement à reconnaître les innombrables formes végétales. Au-dessus des larges cimes touffues se superposent d'autres cimes et se dressent les palmiers reliés les uns aux autres par le lacis inextricable des lianes. . . .
<• Tandis que, dans les forêts du Nord, tous les arbres se ressemblent et pourtant se drossent isolés comme les citoyens égaux d'un peuple libre, les innombrables espèces de la forêt tropicale, si différentes les unes des autres par leurs dimensions, leurs formes, leurs couleurs, semblent se iiinlundre en une même masse de végétation; l'arbre a, ]mur ainsi dire, perdu s(.fi iiiili\ idualité dans la vie de l'ensemble. Un chêne de la zone teiujiérée étalant ms lanicaux à l'écorce rugueuse, plongeant ses racines il. m- l.' --ul Ifv.ndr ri joinliant la terre de ses feuilles séchées, paraît toujoui's Mil rlrr iiiil(|iriiil:iiit. iiièiiir quand il est environné d'autres chênes comme lui ; mais li- plus |miii\ inlurs ,\r I Viuéi-ique du Sud ne s'appartiennent point: tor-
dii< 1rs un- aiil • ilc^ aiilic-, iiiiiics dans tous les sens par des cordages de lianes,
à lii'ini r.irlics |i;n' 1rs |,;iiasili'~ i|iii 1rs étreignent et qui boivent leur sève, ils ne sont plus qiir lii- siiiqilrs iiioli/rii 1rs dans un immense organisme recouvrant des con-
Lli.sée Rkci.cs, /- Trrrr, tome II, ;^ partie, pages 034. ri.3S, S:ir,. s. Il faiil \oir. ci-des-u-. la iiitc 11: \ove7. aussi, ei-dessous, la icte in.
(ii:()i.(M,i i: iT !• \ i.i.d.N mi.iii,
I,.' |i.Mc r( >,.S -kiriris. d.illl lll pclIX, n liuilhr
Hrlruiivci- aisi'moril cl yoùtrr l;i Ir.iiclii'iii'. Cus pi(.s sont couronnés d'une neige (•(enielli-, Kt les feux du soleil sont inipnissuiils n.nhv e Essayons de gravir le tlanc du inoni -Vu ni...
A cent [)as, c'est déjà coniiiir un riicliiiiiiin On revient à la vie, et tles l'ornas sdiiihiiiic-, Semblent avec le frais circuler dans N's veines Avec mille, on obtient rénergi((ue aetinn Que puise en un air vil" la res|iii;ili(iii... A trois mille, on jouit d'un |irinleiii[is sans iih Kt l'on pourrait se croire au p,iys de IVu-iiige. An rivage embaumé, suave et doux séjour (Jue kl mer aux tlots bleus embrasse avec aiai Plus haut, c'est l'olivier et son paie feuillage, Et la vigne, que suit tout le riche assendjlage Dont la terre a doté les climats tempérés... Puis, le fi'oid ralentit nos pas jnal assurés; Et bientôt, sans quitter la zone ti'opicale''. Nous avons sous les yeux la tlore boréale. Dont la tige efllanquée étale sa maigreur A côté des gros troncs que produit reipi.ileiu-. Enfin tout disparaît... sous un manle.m de ;jla La végétation s'atrophie et s'etface.
Le pôle, le voici! pour prix de son (rlfoil, Quiconque irait plus haut rencontrerail la nmi
¥A cond)ien, pom- atteindre à ce nr'.inl des ,' A-t-il fallu gravir? — Au plus, sept mille mei
10. u La zone éi|ii;itnri fh' tin' > m niiL'iii iliti;- de r.ilinii Niiici' di-.; |iliiir-. ^irncriéi's pir (les vents réguliers un \;!ri;ili|i--. <■{ i\<' l.i rli;il,Mii- ilu ^,,1.11 ;iii\ i-.i\htis iIi' iMoiiis m
moins obliiiues à nipsui-i! f(ifiiii s':i|)|iniiti(! di- recpiiitcur : là. ils toinbont [iim-| ili^-ii-
laircment sur le sol. Les nuits, de plus en plus éjr^ili's aux jours, le de\ieiiuei]t tuut à fuit le long de la ligne éiiuntoi-ialc. (li; niririiii,'!- de l;( <-h;il 'up et d(^ l'iiuoiidilù l'ail naître un merveilleux e\<;'- di' \ir m\l''-I ih- ri niini ilr. ].!•■< l'urèls du trii|ii(|ii(' brésilien s :nt le plus grand l'It II d iii\.iili mi .1 d.' ri.iilil' dr li iialiir.' siii' notre minée gbbe terrestre: riiidr. Ilnd .i.liiii-. \r< I, ,i< .1 !■■. viv;eir> <!,■ l'Alii.pir logent les plus gros animaux de l.i tcirc ■ li'~ ni-iMiu, !'•- insectes y [lulluleiit, ees derniers la plaie de l'homme. C'.elui-ei purli 1 1 |.i iii'- d. - -pliind'urs do ce climat. La chaleur humidequi va si bien à la planlf il a d, ~ ..i ;.Miii>oii's d'animaux inTéricurs épuise la constitution humaine. Les indigènes des légions équatoriales étonnent souvent par un visage grotesque ou antipathiqui- : de leur masse brute, peu de tribus émergent par rinlelligenee et la beauté. L'iiomme blaie- résiste mal à lu puissume de c; milieu ; il
Il i.A (:i>i:atio.n i:t i. ii r mamti-
Loin de nidi di' iii;ii([iier la disliiliulioii Des saisons, des elimats, sur chaque l'é.trion : Ce serait de mon |)lan dépasser la mesure. Si j'en parle, c'est pour montrer que la nature, Toujours sajLte, toujours maternelle en ses soins. Des êtres qu'elle crée a prévu les besoins.
n y déi)érit, et sa descendance tombe au-dessous de ce qu'elle serait restée en Europe. « ù moins que le fondateur de la famille n'ait pris pour séjour un site fort élevé au- " dessus du niveau de la mer.
« C'est que l'altitude du sol possède un très grand pouvoir. La latitude fait les cii- " mats généraux; le climat glacial, le climat froid, le tempéré, le chaud, l'équatorial. 1. Dans l'enceinte même de ces climats l'altitude détermine des climats locaux, parfiis ■• sur de vastes espaces.
1' A mesure que l'on s'élève au-dessus de l'Océan, la température s'abaisse, tmit in " devenant moins pondérée : les différences de chaleur entre le jour et la nuit, entre l'Iii-
• ver et l'été, s"auf.'iiiriit.i]t. Silmi l'expositiuii, la nature du sol et autres circonstances
.. du lieu, IGO, l^o, jim. ji ^■u■l■< ilrlésilion entraînent un abaissement d'un degré
" dans la m )yeiiM'' iiiiiiiii llf il'iiM iiiihuit. Munter de lOU mètres, c'est faire environ " 125 kilomètres dans la direction du pôle. A la ferme péruvienne A'Antisumi, la .. moyenne annuelle de l'année égale presque exactement celle de Saint-Pétersbourg. ■• Or cette capitale européenne se trouve sous le soixantième degré boréal, et AiitiaaiKi. ■■ tout près de l'équateur: mais Saint-Pétersbourg est au ni\eau de la mer, et la me-
• tairie du Pérou a plus de 4.UU0 mètres d'altitude. Si au lieu de centaines de mètres " il s'agit de milliers, l'écart de chaleur entre le pied et la tète de la montagne, entre . la basse plaine et le haul phitrio, p«ut (h/>eMir ciionne. Sou\cnt le véritable hiver " éternel rayonne sur les |ilr> .i\. i >.< blancs IVinias au-dessus de vallées attiédies par ■■ le souffle du prétendu |m ml. nips |iri|iétuel.
> Diins lis contrées du iNord. glacées même au bord de la mer, l'influence de l'altifiiilr ii;i|ipn;dt pas visiblement; mais dès qu'on s'approche de lazone tempérée, elle |irriiil (iiips aux yeux. En France, on monte en quelques heures des vallons de vignes
• (t (r(ili\iers du Bas-Languedoc sur les causses cévenols où le seigle croit à peine; en
• moins d'un jour on s'élève de la vallée de Prades, étuve méridionale, au sommet '' immuablement hivernal du Canigju. Quand on arrive à l'équateur même, l'écart « atteint son maximum ; on y voit comment 10 mètres d'ascension, la hauteur d'une mai- « son basse, compensent 12 kilomètres vers le nord : à la base des géants équatoriaux. Il ou seulement tropicaux, le soleil brille sur des forêts miraculeuses, sur des champs •■ d'une fécondité inouïe quand ils sont arrosés, sur des villes où l'homme lassé, suant Il et somnolent, soupire après la fraîcheur. Cette fraîcheur, il la trouve déjà à bOO, à Il 1 .000 mètres de hauteur, et avec la moyenne de température annuelle la flore s'est
déjà transformée : des espèces ont disparu, d'autres apparaissent, quelques-unes M] niriil piiis haut que ne semblerait le souffrir leur nature ; d'autres descendent plus lias; dans leusendjle, les végétations s'échelonnent, dans le détail elles se pénètrent; M à 2.U0U mètres, plus de danger de maladie et d'épuisement avant l'âge, même pour .1 le blanc le plus accessible au milieu morbide de la zone tropicale, et déjà les arbres •1 de l'Europe se mêlent à ceux du Cancer, de la Ligne et du Capricorne. A 3.000 mètres H on se croirait sous le climat des bords de la Méditerranée ; à 4.000, on se sent vivre Il avec bonheur dans des vallées délicieusementl tempérées, comme celle de Quito ; à .< 5.000, le froid est vif, la montagne inhabitable ; à U.OOO, à 7.000 mètres, on se H trouve au pôle, que G à 7 kilomètres en hauteur ont attiré au sein de la zone torride, K quand il faudrait, pour le trouver chez lui, faire le quart du tour du globe, di\ uiIIIh 'I kilomètres, en tirant vers le nord boréal ou vers le sud austral. »
Onéslmc Ueclus, Gvuf/niji/ne ijvnérale, pages o, 6 et 7,
(. i-.iti.iii. 1 1: i:t I'\ i.i;(t nïiii.oi, I i:
On n jiii ('(iiLstaliT (ju'à V'vji^ li^rli.iiif L"unitf'' dp cliiiial s'inijKisait ;'i la Toi'it'H. Au centre, au nord, au sud, pôirlout môme chaleur Tout vivait en tous lieux avec même vigueur; On n'y sauiail li'ouvcr (\(' liuiics isolhfrmos 12. Maximum, minimum, z(mcs, ce soni des termes
" iioti^ i), aussi loin du moins que les observations ont \ni le permettre. L'astronomie " et la géologie expliquent ce fait, en supposant que la terre a été jadis un globe .. ineandesceiit qui, lancé dans l'espace, s'est refroidi lentement par la suite des siècles. a Le refroidissement ayant dû s'opérer de la surface au centre, la première est aujour- 11 d'hui refroidie à ce point que c'est le soleil seul qui la rend habitable, tandis que le " second possède une température dont l'élévation dépusse tout ce que riniaginatiou " peut concevoù'.... Ce qui prouverait que ce refroidissement de la surface terrestre " n'avait pas encore eu lieu à la période tertiaire, que la température du globe devait « être partout à peu près uniforme, et que partant la terre n'était point alors partagée i< en zones isuthermes comme elle l'est aujourd'hui, c'est que, dans certaines régions du " globe, on trouve des animaux fossiles dont les analogues n'y sauraient vivre de nos Il jours, à cause de la basse température do ces lieux: tels sont les bords de l'océan " Glacial, où l'on rencontre des éléphants ri di'- iliiMur.'-i o- ^^^^ill■<. Di' plu-, ir> rmi- " trées ne pourraient pas actuclleineut fnui iiir mu' Muiiilinn ,i|i|M(>|iiii;r à 11- ;iiiii< maux et suffisante pour les nouri-ir ; ciidn, fi Ijuih- to -il- ilr I 1 |h.i imlr tii liiiin-, in Il Europe, présente une plus grande analogie a\cc la laiini' ailmlli' r|i> re^imi- Impi- « cales qu'avec celles de la zone tempérée. » I). V.
Sans doute, le soleil, alors cjmme aujourd'hui, cnxoy.iit ses mujns à la \riyr : mai> la chaleur, qui du centre arrivait à la surface, était si forte et si générale (pie l'iiilluence solaire était pour ainsi dire insensible, ou du moins ne pouvait empêcher qu'il n'y eut partout uniformité de chaleur et par suite uniformité de productions, soit dans la flore, soit dans la faune.
lii. 11 y aurait beaucoup à dire sur ces ((M'nies nia riiiiiini et iniiniiniin ijc lu (emprrdturc, lif/ncs isothcnnes, zuiirs et sliUions iiiçtrorriliii/ii/)ii-s. clunats. ctr-.. etc. Il y laudrait presque tout un traité de météorologie. C'est duncàun de ces traités qu'il convient di! s'adresser pour bien se fixer sur ce qu'on entend par maxiiMim et minimum du lu température, pour apprendre comment sont composés les instruments qui servent à marquer ce maximum et ce minimum, et que l'on appelle, pour ce motif, thermomètres Il maximum et à minimum, pour se rendre compte enfin de ce que l'illustre de Humboldt a nommé lignes isothermes (grec, U',:, égal; 6=;.;*/,, chaleur). Nous nous bornerons à dire ici que ces lignes sont des courbes tracées sur la surface du globe, passant par tous les points qui ont même température moyenne. Elles servent à indiquer la latitude thermique, laquelle est bien différente de la latitude géométrique. En effet, les lignes tracées de 111 kilomètres en 111 kilomètres parallèlement à féquateur, qui marquent celles-ci, sont dune parfaite régularité : tandis que les isothermes s'infléchissent en nombreuses sinuosités de formes différentes dans toutes les parties de la ti rn;. Les causes qui modifient la température d'un lieu et recourbent par conséquent li> liums i> >tliin-mes, sont diverses. Ce sont, après la latitude, la direction des c )urants atinipsiilierinues et maritimes, la hauteur de la contrée, la disposition des chaînes de m')ntagnes, la forme des côtes, leur orientation relativement aux mers voisines, lu nature du sol, celle de hi végétation... La ligne isotherme dont lu lenqiérature moyenne est la plus élevée se nomme Vrquateur thermal. On a reconnu qu'elle s'élè\e de quelques degrés vers le nord, dans l'intérieur de l'Afrique, et coupe la ligne équinoxiale on deux points opposés situés, l'un dans l'ile Sumatra, et l'autre sur la cote du Pérou : d'où l'on peut conclure qu'elle descend vers le sud dans le Grand Océan,
Qui IIP roiivieiiiuMil pas aux leiups (lù du soleil [iOs ellels bienfaisants n'offraient rien de pareil A ce que de nos jours l'astre brillant dispense Aux terrains exposés à sa chaude influence.
La chaleur provenait de ce feu souteri'ain, De ces gaz coin[iriniés cjui, soulevant soudain Du granit et des grès les masses séculaires, Firent éruption, et du fond des cratères Lancèrent rainerais, cendres, laves, métaux. Roches et rocs divers, tous les matériaux Dont se forma depuis la couche quaternaire.
Si le globe au soleil empruntait la lumière. C'est à son propre fonds qu'il devait cet été Permanent, général, dont la fécondité, Sans nulle exception de genre ni d'espèces, A tous les continents donnait mêmes richesses.
Les tigres, les lions, l'éléphant à toison. Le primate velu, l'aurochs et le bison. Et le rhinocéros avec l'hippopotamp.
L'hyène e( le grand ours, et le renne ([iii Juaiiif. FéJiens, ruminants, rongeurs et carnassiers, Trouvaient sous tous les cieux des bords hospitaliiis ; La faune de l'Europe était celle d'Afrique, C'était celle d'Asie et celle d'Ainéri(|uei'.
Mais, lorsque les volcans enfin furent éteiiit<, Loi'sque courants, glaciers, que nous avons dépcinls, Eurent du globe entier renouvelé la face, Le refroidissement, ga^^iiiaiit de ]i]ace en plaor,
l.i. " L;i ieiupéi'ature (lu globe ét;iiil j:ulis ù pou ju-ès unifurme, il est évident que la diffusion des espèces animales n'était point ai'rêlée par les obstacles invincibles que leur opposent aujourd'hui les différences climatologiques dépendant de la température. Cependant, en dehors même de cette considération, l'extension géographique, pour ainsi dire illimitée, de certaines espèces, est un fait incontestable. Ainsi, par exemple, les époques géologiques qui ont immédiatement précédé la nôtre nous montrent des Tatous, des Didelpliicm , des Crotales, des Alligators fossiles en Europe, quand ils ne vivent aujourd'hui qu'en Amérique; des chevaux et des chameaux fossiles en Amérique, quand ils n'ont vécu aujourd'hui, du moins originairement, que dans l'ancien monde. Les animnus marins, dans tous les embranchements, nous fournissent des faits identiques. Nous voyons au Monte-Bolca. en Italie, ainsi (picM France et en Angleterre, un grand nombre de genres de poissons qui aujourd'hui .sont exclusivement propres aux mers de l'Inde et de l'Amérique. Enfin, parmi tes Mollusques, nous trouvons en Europe des Nautiles, des Trigonics, etc.; tandis (|ue ces genres sont de nus joins spéciaux au Grand Océan. De tous ces faits on doit con dure, non sculcimiit (|iir jr^ inèmes animaux occupaient autrefois des zones géographiques beaucoup plu- .1, nilu.s qu'aujourd'hui, mais encore que la répartition giographiquc des ctn- r,w~..l|.~ t\.\n<, tous les âges du monde n'a aucun rapport avec la répai-lition ;ictuelk'... . D. V. ^
Knvaliil. I M' Il ('lia le siil sii[)r'rii'iii-.
Sans (loulr le foyer conserva sa clialciu' : Toutefois ses etfels, devenus moins sensibles. Ne s'excrcèi-eiil |)Ius sur les couches visililcs ''.
I.e soleil (ieviciil idi... Fixe au i)!iis iiauL des cicu: Dm Irr.nc incaïKlcscciil où s'alhunnil ses fciix, Il verse à l'univei's s(>s torrents dï'lincclh's. ('/est lui (|ui fait germer les seiiMincs nouvelles. Seul, il donne la vie; et sa féconde ardeur Arrête de l'hiver le progrès destructeur '•'.
Si la Terre se meut*", c'est dans le cercle olili(|ne Que cet astre décrit sous le nom d^Erlipliqnc^^ : Elle est donc sa vassale, obéit à ses lois; Et sa rotation, cha([ue jour. clia(|ue mois,
tudf, iiux tfiiilés (le C()siiU)f;rM|iliic. Kii rr i\u\ c rriic l'artioii l'xri'iei' |i;ir le siilcil
III- notre i)l.-inète, voici ce i|iic ilil sir J. Mi'is<li(l : " Lu cli:(Ipur émanée du suli'il est la cause [u-neliaiiie (!.■ |iresi|iie Ions les moine meiils (|iii (loiiiient naissance aux vents, et occasionnent toutes ces peiturliatioiis ije rei|inlilMi' elrrtiiquo d'où résultent les phénomènes de la foudre, et >iaiseinl)lalilemeiil aussi eeii\ (lu magnétisme terrestre et des aurores boréal(;s. Sous l'action \i\ifiante des rayons calorifiques et lumineux de cet astre, les végétaux puisent dans la nature inorganique les matériaux de leur nutrition, pour servir ensuite eux-mèun>s d'aliments aux animaux et à l'homme... C'est encore la chaleur émise par le soleil qui
ser les CDnlinenls et à |irnduirc les soiire -s rt les ii\ieres. . . . ■•
lliHSCHEi., cile par h. V. /)irt. niri/rl.
li'ailleuis tnutrs les autres. île deux m .inniiciit-. .Noii~ <le\.,ns à celui (\,' rot'i/imi. qu'elle exécute en vingt-tmis luaiie^ riii.|iianti' >i\ iMiinil.v i|iiatre secondes, le mouvement apparent du soleil. i|iii piuiliiii I ,illrrii.ili\.- du J.iiir rt de la nuit: nous d<!vms à celui de /■rralnlidu auli.nr du s ileil on a -mi inmn i-inenl annuel, qu'elle opère en trois cent suixaiile-eiiuj jours i iiiij liciiivs qiMia iilr-liiiit Miiiiutes et quaraMle-eiii((
sons. ■■ I^KHl. /■:ir,„r,ils ,lr ,ir„,/ni,,/,i>:
17. ' l.a Irrre ae, plil. dan- I V-parr ,\ année, -a rev li.iii aiilnir du -oleil ;
mai-, si iiHis H. us en leirnis au\ appareiires, ,■,.-• |,. sniril ,pii paraîtra tourner autour (le la terre et décrira en un au un rriclr oiili.|in' pir rapp.it à ré(iuateur. Ce cercle,
qui est l'orbite réelle de la t(;rre. sapprlle rrlipin/m- :\\ pf j'équ.iteur en deux points
et s'en éloigne ejisuite de 2;j» ix' ai ni <l .m -ml. ^Voir ei-ilessous la note l!t.)
(( La roule que le soleil parait siiImt parmi hvs l'Ioiles est le milieu d'une zono ou bande cele-lr apprlir Zi,-liiii/iir. l'.Wr renlermi' douze constellations qui sont : le Bélier, le '/'(iHccn/, les ( iciitrmi.r, le l'uiivfr. ii- /./(;/(, la XicrQC, \a.Balanrr, le Sr.cjrpion, le Sni/ittiiirr. le t'nprinini/'. U- Vrr>.nni, les J'uissons. On appelle aussi ces douze constellations les ilijtiz.c sir/iirs du /u'Iinqvf. ..
S.innoL-, Abrpfic ih //(■i^i/rnphi'-.
■I I. A CHK \TION KT I,II1M \ N !Ti:
Jusqu";! rnilirveineiil do son œuvre annuelle. Dfv.uil lui r.i il passer un deyré de l'édielle.
('.Ii.iciiii (lr rcs de;,'rcs constitue un clinial"*; Kl )>.irl;i se cdurdil l'important résultai. \j- cliantri'nicnl lalal (pii, dans chaque liéniisphrre, Assure des saisons le retour salutaire'".
is. .< Les (liflëroncos dans l;i durée des jours et des nuit?, h une même époque dil';mnée, ne sont pas les mêmes pour toutes les latitudes. Ainsi, par exemple, le 21 juin, II" jour est de seize heures à Paris et la nuit de huit heures seulement: à Alger. il l'^l ;'i l;i même date de quatorze heures et demie, et la nuit de neuf heures et deriiir. Il' ijui ne fait qu'une différence de cinq heures au lieu de huit. Ces différences :iiis;ni' iilrrit de plus en plus à mesure que l'on s'avance vers le pôle: leur accroisseitii'ut indiqué de demi-heure en demi-heure depuis Téquateur jusqu'au cercle polaire, et de mois en mois du cercle polaire au pôle, forme une échelle appelée climats astronomiques (grec, x/,{;iaç, échelle, degrés). Il y a vingt-quatre climats de demi-heures et siv climats de mois.
<i II faut remaripier qu'à l'équateur la différence est nulle, c'est-à-dire que les jouis y s int constamment égaux aux nuits. Sur le cercle ]>ijlaire, il y a. Ii' il juin, un jour de vingt-quatre heures, et, le 21 décembre, une nuit aussi de vingt-quatre heures. Les l)ôles ont un jour de six mois et une nuit do six mois ; mais cette longue nuit est éclairée jiar de fréquentes aurores boréales et par un crépuscule de plusieurs mois. ., Sau,..,. Al,rr,ir ,lr ;,ro,,n,p/nr.
tO. L'inclinaison de l'éelijitiipie sur I équil'-ui- ilnniir lii'U ;iu iiliénoniène drs ii/i- 4'/;).s-. En ellet, l'éi'liptique coupant l'équateur eu deuv points, lorsque lesoleilse trouve à ces deux points, au printemps et en automne, il semble décrire l'équateur ; et comme ce cercle est divisé en deux parties égales par l'horizon, le jour est égal à la nuit ; c'est pourquoi l'on a donné à ces deux positions le nom de points équinoxiaux. Lorsque le soleil, au 21 mars, abandonne l'équinoxe du printemps, par exemple, il s'éloigne de plus en i)his de l'équateur, et décrit chaque jour un parallèle qui devient de plus en plus ai-.ind p;ir rappoit à l'Ii irizon. Les jours augmentent donc jusqu'au ■. ri qui :iiii\e li' Jl juin: Ic .soleil décrit alors le paralircr: il ii.MMit -t:ili iiin:iire, puis il redescend vers l'équa- ~qu'à ee (pic. le s ilcil passe à l'équinoxe d'automne, au sont encore égau\ ^iii\ imils. Enlin, le scleil passe au it des |iarallcles de |ilii^ en plus petits par rapport à ■ni (ilus lonsii''> que ||.s juuis, et le soleil parvient à un point où il cicci il le ti-itiiiiiiir ihi l'iijii-ir'irai- : il reste alors peu de temps au-dessus de l'horizon: c'e-l le snislirr il'/iirrr : le > ,|ei| lernonti' ensuite vers l'équateur pour re-
moment appi lèlo nommé
tii-,' il'rl, r (ht C/n
leur. Les joii
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l'horizon. Le
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" l.cue c\|il|C;illoM repose, Il CSt Vrai. ^11
que c'e-l !,( leii.' qui tourne autour ilo -•
le .\
dilivent
Voir, dans l'uin la^e ilc M. Sardou {Abré(/c de ijroi/rap/iie'j, la suite de ce ipii pré à l'époque des suMice-. le- Ieer.>l.i;;i-les cuit -eiei .i lemeiil ;nln|ile- une (livi-i..n il
l'année en saison- ncl iiLe^hine,. dilleleiile- ,1e- -;il-,,Il- :i-ll..neliil,|ll,'-. Le inillilinill
de l'année ayant lien ver- |.' |,, |,nniei-. ci' juin- c-l |ii ,- |MMir le miln'n de I lii\ei-, i{ii se compose alors des nini- Ar ilrri'mhrr. jaurirr cl f,Tri<'i\ \.r [uinli'ini» e-i ririnc de
Il 1(11.(11. 1 1: iT !■ \i.i;(i\r()i.()(iiK
Oui, ce (|lh' Trliv liuiii.lill, \i\:iri'' ^()U^ r(''(| liai 011 r. Kjii'diivr iMi uiavis>aiil une iim'iiic liauloui'; De chaleur et de froid Ja brusque alternative, Dont tout son corps ressent une action si vive; Celte variété des divers végétaux Par ordre s'étageanl aux ditlerenls niveaux: Puis, sous un air glacé, la flore boréale N'as|)irant plus les sucs de la sève vitale ; La neige enfin, la neige avec tous les elVets Qu'elle accumule autour des arides soniniols; Ces climats successifs-" que produit I a II i tin le, On les retrouve aussi, d'après la latitude-'. Non plus sous même ciel et dans un même lieu. Mais au sud, mais au nord, dans le vaste milieu Qui, de chaque C(jté, par un rapport insigne. Des pôles opposés s'étend jusqu'à la Ligne.
trois mois siii>aiit<. (•'.■-t-à-iliic „i(i,-x. ni-ril et hki'i: rété il.'s mois de /»(,*. juillet, et iinùt, l't l'uutomni' (II' .s/7y/<'///('//v'. urla/iii'ot Kun'inhri-. \.i- iiiiiiiniiiin. Ii' iii:i\iiiiijiii cl la moyonno aiiiiiiflli' qui tuiiiln' m uM-il i-t l'ii octolire, se ti'nuviMit aiiKi iil;iii> wj- Ir milieu dos saisons.
2(1. Il s'agit ici lie- climat- |,ln>i,|iics ,|m ,1 ne IVml ii.w cnlondrc avec les climats astroiiomi(|ucs ou m:itlirmatii[ucs. .Nous a\oiis cs-aye A'' laiic comprendre ce qu'on entend par climats astronomiques par la note 18 de ce même chapitre. Quant aux climats physiques, « ils sont formés par plusieurs causeS; dont la réunion d'un certain nombre constitue les qualités atmosphériques des divers lieux de la terre qui, sousce r.apport. " offrent non seulement des did'érences très grandes entre eux, mais qui souvent sont Il même en opposition avec les climats astronomiques auxquels ces mêmes lieux apparia tiennent. C'est ainsi que sous l'équateur ('voir page 143, note 10), au centre même i> de la zone torride, on peut trouver tous les climats polaires en s'élevant assez haut <■ pour dépasser la limite des neiges qui ne fondent jamais. On peut réduire à neuf •• les causes principales des climats physiques, savoir : 1» l'action du soleil sur l'atmosphère : 2° la température propre du globe ; 3° l'élévation du terrain au-dessus du niveau de l'Océan: 4" la pente générale du terrain et ses expositions locales: a" la position de ses montagnes relativement aux points cardinaux ; 6° le voisinage des j:iandes mers : 7" la iiatuic i;éoli:igii|uc du sol ; 8° le degré de culture et de population auquel un pays c>t pai\cini : !i'' les \ciits qui y régnent. »
B.^LBi, Eléments de g/'of/rnphii'.
21. La latitude, a-f-ii été déjà dit page 120, note 10, fait les climats généraux, et Viici ce qu'on entend par latitude... On donne, comme on sait, le nom de pôles aux extrémités de l'axe idéal autour duquel notre globe paraît tourner. Si, par le centre de la terre on mène un plan periiendiculaire à cet axe idéal, on a un grand cercle, l'équateur, qui partage la sphère en deux parties égales ou hémisphères : l'un du côté ilu nord, hémisphère boréal; l'autre du côté du sud, hémisphère austral. Chaque hémisphère a été divisé en bandes ou zones parallèles à l'équateur, 90 au nord, 90 au sud : ces bandes ont été nommées dcqrés de latitude, et on les a marquées par des cercles n\)i)c\és parallèles principaux. Chaque degré a été divisé en CO bandes appelées minutes, et chaque minute en GO bandes appelées secondes. Ces nouvelles divisions ont été marquées par des parallèles secondaires. C'est à l'aide de ces degrés que se mesure
I,;i. iiiiialIt-lfiiiHiil. suivant des plans rirai Cliaqne zone a ses lois cl ses Lrails sprciau' Autour de IT'qualeur.-elle reste tnni'lr : Puis insensil)lenienl de l'élément liuniidf, De degrés en degrés, pénétré, saturé, L'air perd de sa chaleur et devient tempéré Au delà, c'est le froid, c'est la température A tout être vivant si contraire et si dure. Que déjà ces deux mots : Capricorne, Cancei Provoquent le frisson, précurseur de l'hiver : Kt l'hiver de la vie a tracé les limites.
Les franchir, ce serait s'exposer à des suites Ima^'H (le ton sort, ô malheureux Franklin^^!
la laliliiAc ifini //,
r. les noms (le ti-opiqiie (la Cancer, tro|iii|uc du Cn/irirortie, Cercle polaire mxtique <• et CeirAe polaire antarctiqu".. Les diux incinicis sont éloignés de léquatein- de (. 23° 27' l\l" : ils sont ainsi nommés iiiinr ipi ils pnssont par les deux constellations du '■ zodiaque appelées l'une le Cmti'rr, laiilir !.• ('<i/iriconie. Les deux cercles polaires, « l'arctique et l'antarctique, sont |i;ii;ill('lis :ni\ ti(iiii(|ues et à l'équateur ; ils sont dis- - tants des pôles de 23» 27 57".
1' Ces quatre cercles forment sur le globe une division fort importante: ils partagent
■• sa surface en cinq bandes ou zones, qui tirent leur nom de leur climat général. Les
deux bande-;, qui sont renfermées par les cercles polaires, étant privées de la chaleur
ihi --iilcii iiendant une grande partie de l'année, puisqu'elles n'en reçoivent jamais
II- i;i\iMis ([lie très obliquement, ont mérité le nom de zones glaciales. Les deux
ciiMipriscs dans chaque hémisphère, entre le cercle polaire et le ti'opiqtie, reçoivent
• les layons du soleil moins obliquement que les zones glaciales, mais jamais vertica-
•■ lement: ce sont les zones tempérées; enfin, la bande circonscrite par les deux tro-
'■ l)iques, dont chaque point passe deux fais sous le .soleil dans l'année et reçoit cons-
i. tamment les rayons do cet astre dans une direction peu oblique, a reçu la dénonii-
1. nation de zone torridr. >. lÎAi.m, Eléments de géographie.
23. John Franklin, capitaine de vaisseau de la marine anglai.se, était convaincu qu'il existait au ptile une mer libre, et il résol it d'en découvrir le passage. Il demanda donc et obtint de l'amirauté le commandement d'une expédition organisée dans ce but. On lui donna deux vaisseaux, VErebus et le Terrer. Il partit au printemps 184o, ayant sous ses ordres les capitaines Fitz-James et Crozier. Les dernières lettres reçues de ces audacieux explorateurs portent la date du 12 juillet 1845.
L'insuccès de Franklin et le malheureux sort de tous ceux qui avaient pris part à sa courageuse entreprise, ne découragèrent point les navigateurs. Un grand nombre d'entre eux, le docteur Richardson, James Ross, Kelle et Moore, l'illustre docteur Kanc, s'élancèrent à la recherche de Franklin. Tous leurs elforts furent infructueux. Enfin, en 1857, lady Franklin, la digne et vaillante veuve de cet infortuné na\i,sateur. équipa à. ses frais le Fox et en donna le commandement au capitaine Mac-Clintuck. Celui-ci parcourut les mers polaires pendant deux ans. Le G mai 185^1. il recueillit lidocument qui ne laisse plus de doutes sur le sort de Franklin et ilc sni expédition, et il rentra en Angleterre à la fin de la même année.
Il est établi que John Franklin suicninba à ses t'ati^'ues le || idii, ls47.
Alix plus iiol.lcs r-ljins 1(111 cdMii'i'Iail ciicliii :
Tu rniii|il,iis. plt'in de foi, d'espérance el d'aiidarr.
.Iiis(iii',ni p('ilc jirriver, et sur la mer de glace.
De la .scioiicr unie ;\ la fii^rc Albion
Faire, au souffle du Nord, tloller le pavillon!
Tu partis en dépil des plus tendres instances:
Tu t'avanças sans jienr dans 1rs replis iinineusi's
Des iceficlds^* (rompeurs cl des cnuianls dnulcux :
Kl là. si loin des liens! sons louia-an nei-eu\.
SoiilenanI jusqu'au ImmiI la LdnriiMise envie.
Tu perdis, ù lii''rns! la pensée el la vie.
Ah! ([ui jamais pourrai! (.nhliei' Inn Irépas! ITaulres se suni depuis elaneés siu' l(>s [.as : Mais, s'il eTil exisl('\ l'inli'duvable passage,' Aurail vu Inn vaisseau et sou brillant sillage Feiulre les tlols bénis, de l'iiiver i^especlés. Toi mort, nul n'aUeindra les pôles redoutés.
Cerles, dr* Nordenksjold-^ j'admire le courage : Mais, si plus de bonlieur couronna son ouvrage, C'est qu'il ne brava pas les menaces du Nord, Kt qu'il cingla vers l'est, sans s'éloigner du l.ord.
24. J.cmnt infprld eut un mal anglais composé i/ce, glacr ; /irll. rh:\n\\i. Iiann: ddiii' le sens du mot .serait champ de t/lacp, hanc de f/lace.
m. Parmi les navigateurs polaires qui se sont le pins disliiisnés dans ces diMiiièi'cs années, il faut riter le professeur Nordcnksjold.
Nordenksjold est d'origine finlandaise, mais il appailient à la noblesse suédoise, .^on dernier voyage a eu le plus grand retentissement. Il paitit sur le vaisseau le Vc'.'/"- ''" port de Vardo sur l'océan Glacial, le 21 juillet 1ST8. De Vardo, à travers la mer Blanche il gagna le détroit de Kara, laissa à gauche cette mer, côtoya l'île de Waigatz. doubla le ca]) Taimour et arriva à l'embouchure du fleuve sibérien la Lena. Il tourna l'île Liakoff. passa droit devant Vile des Ours, suivit le détroit de Lmifj où se drosse la terre Wraiifjrd, et arriva dans des passages où les glaces le retinrent près do dix mois chez les Tschoutsches ; il atteignit enfin le détroit de Behring ; et ainsi se trouva résolu le problème du passage de l'océan Glacial dans le (îriind Océan par l'est, en longeant les cotes septentrionales de l'Euiope et de l'Asie.
('HAPITRE XY
Repos relatif du globe. — Influence des climats. — Distribution des vrgétaux et des animaux sur la surface de la Terre. — (irandes elassitieations. — Tout est prêt iiour la venue de rbommi'.
("(•plaidant, irràeo au froid, ncdre ('ebelle est eoinplèle. 1*Ims de confusion : la Torro est enfin prêle A mettre dans son jour et dans sa majesté L'ordre que la nature avait |irémédité.
Des climats et des lieux (oui subit fintluence : La flore, dont ici nous voyons l'abondance Et de fleurs et de fruits enrichir nos coteaux, Ct'de la place ailleurs à des êtres nouveaux'. Oux-ci peut-être au loin étendront leur domaine; Mais inseiisililcinentla force souveiaiiic,
I. I.;i |i;utiu lie l:i lM)tuiMi|iio ({iii hailf il.' \:i distribution des végétaux ;i la surface du j;l(il)e et des lois <|iii y |ii-ésidi'iit. ft ipii- t'jii appelle fjéof/rnphic botanique, est une sricnre toute moderne : elle a été inaugurée par l'illustre Alexandre de Ilundioldt au eonimenrement de ce siècle.
Nous ne saurions trop recommander, à ce sujet, la lecture de la troisième partie du tome II de l'ouvrage de M. Elisée Reclus, la Terre, auquel nous demanderons encore la citation suivante : « Unger a proposé de partager la surface de la terre en différentes c( zones de végétation se succédant symétriquement des dcuK pôles à l'équatour. La zone !■ polaire boréale, à laquelle correspondrait une zone australe encore inconnue, com- « prend l'archipel glacial de l'Amérique, le Groenland, le Spitzberg, la Sibérie du Nord. Il Les forêts y manquent totalement: ainsi que le dit Linné, les lichens, « les derniers « des végétaux, y couvrent la dernière des terres ». Au sud s'étend une autre zone, dite i< arctique, où .se montrent les premiers arbres et les premières cultures. Vient ensuite « la zone subarctique de l'Amérique anglaise, de l'Islande, delà Russie du Nord, carac- 11 térisée par les tourbières, les toundras et les forêts de pins, de sapins, de mélèzes et i< de bouleaux. I-a zone tempérée froide, dont la limite méridionale se trouve vers le Il 43° de latitude, présente aussi des régions à tourbières et à forêts, mais elle est aussi Il le territoire par excellence pour les prairies, et ses bois se composent des espèces les Il plus variées. Dans la zone tempérée chaude, les prairies deviennent plus rares, tandis « que les espèces arborescentes gagnent encore en splendeur et en éclat. Les palmiers. Il les bananiers font leur apparition dans la zone subtropicale; mais c'est aux tropiques Il et à l'équateur que la végétation se développe dans toute sa merveilleuse richesse. Il Au sud de la ligne équinoxiale. les flores se succèdent dans un ordre inverse jusqu'au Il pôle antarctique. D'ailleurs, on le comprend, ces divisions sont en grande partie Il arbitraires, et dans la nature les transitions s'opèrent de zone à zone d'ime ma- II nicre généralement insensible... »
Elisée Reclus. /'/ Terrr. tome If. '■',' partie, cliap, xi. pagc>< 5.'il et j.1'2.
CHOLOGIE ET l'A 1. K 0 NT 0 LO fî 1 E lUi
Que le climat partout exerce autour de lui, Les arrête ; et bientôt ne trouvant plus d'appui, C'est-à-dire do sucs propres à leur essence, Dans le sol d'où le-in* vient la sève et sa substance, Les voilà disparus ; tandis que, j)lus lieui'eux, D'autres portent au ciel leurs rameaux vigoureux.
Quelle variété ! quel saisissant spectacle ! Ce n'est plus le fouillis : désormais plus d'obstacle Qui puisse du savant contrarier l'effort. Chaque être est au milieu qui convient à son sort. Il y naît et grandit, il y meurt; mais l'espèce De son germe immortel se reproduit sans cosse.
Qui pourrait dénommer parmi les végétaux De chaque région les types principaux?
En vain de la science et de ses analyses Nous donnerions ici des notions précises. Que seraient ces tableaux ? — Des résumés succincts Qui mettraient sous nos yeux, avec groupes distincts. Les trois embranchements où, sur un signe unique, Jussieu^put enfermer toute la botanique-.
Oui, tous les végétaux que l'on voit au prinleiiq>s Renaître et reverdir ]iour l'honneur de nos champs. Cupulifère altier*, humble légumineuse",
2. 11 y a plusieurs savants naturalistes du nom de Jussieu : Antoine de Jussieu, né à F.yon en 1G86. mort en 1758 ; Bernard de Jussieu, frère du précédent, né aussi à t von en 1699, mort à Paris en 1777; Joseph de Jussieu, frère des précédents, qui, Ci)ninie SCS deuï aines, naquit à Lyon en 1704 et dont la mort eut lieu en 1779; enfin, Antoine- Laurent de Jussieu, neveu des précédents, lequel, né à Lyon en 1748, mourut à Paris, en 1836. Entre autres ouvrages remarquables, on a de ce dernier son livre intitulé : (!rnera plantarum secundum ordines naturales disposita; " livre admirable, dit Cuvier. i. qui fait, dans les sciences d'observations, une époque aussi importante que la chimie (t de Lavoisier dans les sciences d'expérience ». C'est Laurent de Jussieu qui établit le premier la division des plantes d'après la présence ou l'absence, l'unité ou la pluralité des cotylédons.
Adrien de Jussieu, né à Paris en 1797, a continué l'illustration de cette famille. Il remplaça son père dans sa chaire de botanique au Muséum en 18iti, et fut reçu, en 1831, membre de l'Académie des sciences. D'a|)rês Houillet, Dict. Iiist.