Voyez page 54, note
10. <i Sur le nombre déjà si considérable des espèces classées, la plus grande partie, (I soit environ les deux tiers, se compose de Phanvroyames dicolylédonées, c'est-à-dire « de plantes à fleurs aiipaieiitcs et jrermant du sol avec deux feuilles primordiales au ic moins; ce sont les c-iir . ~ 1- |ilii- élevées de la série végétale. D'ailleurs, les proc< portions entre les tidi- i ml - rli^scs d'espèces végétales >arient dans les divers " pays du monde. La <.'i m li Im -■ néiale, déjà reconnue par Humboldt et pleinement •( mise en lumière par M V.i .l|ilir d,. Candolle, est que la proportion des dicotylédo- « nées s'accroît gradiiclInniMil Av- polos vers l'équateur, tandis que les monocotylédo- « née.s et les cryptogMim- ili \ iinin ut relativement plus nombreux en se rapprochant 1' des pôles. Ainsi la chaleur du climat est favorable aux dicotylédonées ; mais l'humi- I. dite froide leur est contraire, et, dans les pays où les pluies sont très abondantes, le '• nombre proportionnel des monocotylédonées se trouve accru. »
Elisée Reclus, la Terre, tome II, 3" partie, p. 306 et 307.
OKOLOfilE ET PALÉONTOLOGIE 147
Mais lii faune, elle aussi, dans sa variété, Se classe et se divise avec ordre et clarté, La multiplicité des genres, des espèces, De la Terre en travail encombrantes richesses, Les infiniment grands, comme les plus petits, Dans des cercles étroits ont été circonscrits.
Au début, nous voyons, élan vraiment sublime! Au milieu des fucus, au fond du sombre al)ime. Se révéler la vie en l'être Rayonné, Tantôt fixe et tantôt par les flots entraîné.
Plus tard, sur les rochers oîi son instinct l'embusque, Se découvTe à nos yeux le paresseux Mollusque.
Bientôt, progrès nouveau ! c'est l'être Articulé Qui se meut sous les plis de son corps annelé.
Enfin, dans l'animal la vertèbre noueuse Unit à la vigueur une souplesse heureuse.
Honneur au grand génie, à l'illustre Cuvier, Qui, par ce classement, nous apprit le premier A suivre, à la clarté d'une méthode sûre. Ces progrès successifs, secrets de la nature !
Faut-il aller au bout de la gradation, Faire des Vertébrés Ténuméralion, Classer poissons, oiseaux, reptiles, mammifères ", Tels qu'ils sont apparus aux âges tertiaires, Alors que, l'action des lieux et des climats N'ayant pas fait sur eux sentir ses résultats '-, Pêle-mêle ils grouillaient sur la vaste planète, Et qu'au nord et qu'au sud, confusion complète, Par cet excès voulu de la Création, La grande œuvre était près de la perfection?
Ah! ne refaisons pas cette longue analyse. N'avons-nous pas déjà, concluante, précise, La preuve que les temps sont enfin accomplis?
Le globe est au repos en ses moindres replis. L'animal a ses mœurs, il a son caractère. Son habitat aussi, borné par la barrière ' '
H. Voir, pour les mots : JHayonné, Mollusque, Articulé, Verti-bws, Poissons. Oiseaux Reptiles, Mammifères, tout le chapitre IX (le relfe première partie. Pour la biographie de Cuvier, voir page II, note 'iti.