Voir page 122, note Li
13. « Les animaux comme les plantes, dépendent de toutes les conditions du cli- « mat; la chaleur et le froid, la lumière et les ténèbres, la sécheresse et l'humidité, les « influencent diversement et leur donnent une aire d'habitation nettement limitée... « ("liaque climat a sa forme particulière qui demande, pour vivre et se propager fari-
t. I.A CRKATION ET L'HUMANITÉ
Que le climat élève el, que rien ne fmnchit. Avec l'ordre partout la paix s'épanouit; Et rhoniine va venir, Fliomme, dont la strudure Sera, suprême ell'ort, ton chef-d'œuvre, ù >;iliiiv!
lement, certaines conditions normales de température et d'humidité. Il est des animaux qui ne ]>euvent quitter la zone torride sans périr ou sans vivre d'une vie ( artificielle, comme la plupart des bêtes transportées à grands frais dans nos jardins zoologiques ; d'autres espèces meurent quand on les arrache aux terres boréales, lousertes de glace pendant la plus grande partie de l'année. »
Elisée Reclus, la Terre, tome 11,3° partie, p. 574 et 570.
Nous l'avons déjà dit, tout est à lire dans cette troisième paHie du tome II de l'ouvrage de M. Elisée Reclus, laquelle est comme un traité complet de géographie botanique et zoologique.
Nous ferons simplement remarquer ici qu'en général chaque pays nourrit des espèces d'animaux qui lui sont propres. « Ainsi, l'Afrique possède seule l'éléphant à longues 11 oreilles, le rhinocéros bicorne, l'hippupliinr, ],• zclue, le buffle du Cap, le chim- II panzé, etc. L'Asie nous offre le tigre du Iîtiil li' . I ili| liint à courtes oreilles, le rhinocé- II céros unicorne, Tonagre, etc. L'Améiii|Ui. ili-, i-.. in deux parties, présente deux Il faunes diflérentes. L'Amérique septentrionale est la patrie exclusive du bison, de Il l'ovibos, du dindon, etc. L'Amérique du Sud est celle des singes à queue prenante. Il du jaguar, du couguar, du lama, de la vigogne, des colibris, etc. Elle est surtout •1 liclie en insectes qui lui sont également propres. L'Australie ne renferme aucun Il mammifère de grande taille, aucun genre ni même aucune espèce analogue i\ nos Il bœufs, à nos chevaux, à nos moutons, à nos ours, à nos grands carnassiers. Elle est I. la patrie presque spéciale des marsupiaux. On y retrouve vivants un grand nombre Il d'êtres qui, en Europe, constituent la faune fossile de l'âge tertiaire, par exemple. Il Vornithorrliynque et Véchidné, ces deux énigmes zoologiques.
« (Je que nous disons des animaux terrestres s'applique également aux animaux aqua- 11 tiques; chaque grande division du globe a ses espèces fluviatiles qui ne se rencon- < trent nulle part ailleurs. Bien plus, quoique l'immensité de l'Océan ne fasse qu'une Il seule nier, chaipie région de l'empire des eaux est habitée par des espèces qu'on ne Il reti'iHnr plus dans d'autres parages. » I). V,