Voyez le chapitre v \h- \.\ \>vvn\\nr p:iitie
25. Voyez les notes 3(1 cl .!7 du cli.ipitre v dr la prcmi.'re partie.
20. Le kaiiiiourou ou kai]i;ur(>ii est un marsupiau de la tiiliu des noéphas'es ou lier-
iîioL()(!iK i;t a\t iii:oim)L(m, I i: i7.>
Où riloninic voit ciiliii le [wo^^irs de la vin Uehausscr. ciimililii- su ,nvnr;il().t;ie.
l.a ii.iliiic a «les lois qui no (•hniiiciiL jamais : Au liiil (juCllc a visé sa niarcluï drsortiiais Se [Kiilc sMicmeul, e| l'à>;-e lei'UaifC Va du I.rniiiiiiii iiis(|u'au ('Ji(''ii-()|)lère-'', Dix-huitième viWni ,|ui IV.niio le lien Du premier (luadiuuiane au Calarrliiiiieii,
bivores. On eu trouve un grand noml)i'c ilans lii NdiiMlle llollaiiili". C'nst ilaiis rctti région que sont reux qui atteignent la plus i^randc (liiiii'ii>inii. (..•■^pccc i{iii liMliiti. les Moluques et la Nouvelle-Guinée est bien (ihis petili'.
27. Nous réiMiiniii^ ,l:.ns iiii,' seule i)..ti' tnut cr qui se lainioite aux bénnu-iens, aM\ Singes et aux (lliùii'oplcTes.
Parmi les naturalistes, il eu est qui, adoptant le systè niil'ères de la manière suivante : i"^ ordre, les primai 2" famille, les singes siqjérieurs ou anthropoïdes; roidiuent ou pithéeieiis f l'iiin.iiiillièipie-, LUicnuu, ju; les sinaes du nouveau riMitiiMiil imi riiiien, i luirlein-, a
les léuiuriens (maki. t:a l.-i.nilli,
ème de l.iiiiié
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Broca et tous ceux ijui mhiI imiles à emire que l'Iiniinue n'est qu'un singe perfiîctionné adoptent ce systenn'.
Pour nous, nous suivinns la tlienii,- de C.inier, théniie à laquelle M. de Quatrefages donne une plus liante p:.ilee en ilalili^sanl (|ue riiiimiiie, dans la série des êtres, forme un règm' a |iail, l<' rri/nr un ninii. Or, Cir, ;ei- divise les mammifères de la manière suivante: i''' mdre. Ilinnun': y ordre, le inges; 3° ordre, les chauvessouris; 4° ordre, les eliien^. le^ oui s, etc.
Observons que Ciivier de^i^ne. sous le nom général de quadrumanps, le second ordre de la classe ile^ Maniinireies, et que cet ordre de\ii<nt le premier si on érige l'Homme en i-,-eii.> |i.ii lienlier.
Le premier (|iiaili uiiiane <|in se leiieinifi'i' dans li's finuiatidus géologiques est le
mais aux mains po>teiieiii-e,., rindieatein- se teimine par une ;^ritre : de plus, il a les membres postérimirs plus Imigs cpie eeii\ de di'vaiit ; (niliii. sa ipu ne n'e-l pas prenante.
Etienne Geoffroy Saint-Hilaire appelle enlurrliniiciis li-s singes de l'ancien continent. Ces singes ont des narines ouvertes au-dessous du lu z et rapprochées l'une de l'autre; de là leur nom catarr/iiniens {y.rj-ù., dessous; jiv, ne/.)... Les singes du nouveau continent sont dits pluti/rr/iiiiiciis, parce qu'ils ont le ne?, aplati (■û'k'j.-'J;, large; 'jiiv, nez) En réalité, tous les singes sont plus ou moins catarrhiniens ; remarquons seulement que les singes de l'ancien continent n'cnit |ias de ipiein', tandis que ceux du du nouveau en ont... Il a été déjà dit pln^ haut i note i ilu elia|nlie i i!e la deuxieiu ■ partie) que les singes supérieurs ou aiitliiii|Mniles >onl : le Emilie, le eliinipan/.é, l'cjrang et le gibbon...
Les chi'irnpti'rps (ydç, main: z-iy,y. ailei sont des mammifères; mais ils sont pourvus d'un appareil spécial an ino\en dinpiel iU peinent voler comme les oiseaux. Linné les réunissait à l'homme et aux singes dans son ordre des primates (Voir plus haut). Cuvier les place à la suite des quadrumanes et en fait la première famille de l'ordre des carnassiers. Parmi les chéiroptères, nous citerons la chauve-souris, as.'e;! commune dans nos régions. La femelle ne porte (|u'un petit à la fois. Aussitôt après la naissance, elle l'enveloppe dans sa mcmbi'ane et l'allaite à l'abri de cette coinertun; naturelle. (Voir DuriNEv de VonEriEitnK, Dict. encijcL, passim.)
LA C.lîK ATION RT 1
'IHMAMTK
sin^e sans (|ii('iii', cl le Ly
).■ (les êtres
'1, après Darwin^»*, assijinç
à nos aneêtres.
Le
Un'
l.e vinL;liènie degré de J'évolution A'ons l'ail loucher enfin à la solution. Hœckel, par un mot grec dont le sens est limpide, Nous rattache, nous lie au singe anthropoïde.
Est-ce tout? et faut-il, dans la honte et le deuil, Devant un singe impur abaisser notre orgueil? Quoi! ces dons précieux, pensée, intelligence. Ces nobles sentiments, bonté, reconnaissance. L'amour, ce doux rayon dans nos cœurs déposé. Auraient pour vrai principe un singe, un chimpanzé!
Hœckel nous répond : « Oui ! » Toutefois il suppose Qu'entre le singe et nous lui autre élre se pose. Homme et singe à la fois-"... Certes, i-dte union Serait en sa faveur une présomption.
Mais comment établir par des preuve's intimes Qu'elle exista jamais?... Au fond de (juels abîmes, Dans quels antres cachés et sous quels gisements L'homme-singe a-t-il donc laissé ses ossements?... Vous dirigez partout vos fouilles incertaines : Et partout, et toujours, vos recherches sont vaines. Or l'axiome est clair; nui n'y contredira : <> Saltvm, dit Galien, non f'iicit naturu'^''. » La trame du progrès ne ])eut être indivise : La chaîne est continue et jamais ne se brise. L'homme-singe est ici voli'c vteu, voire objet : Vous en avez besoin, et vous dites (pi'il est.
Ah! l'aflirmatiiui est coniniode et facile; Mais, comme elle est sans fond, elle reste fragile.
Des cl les animés l'organisation A subi, dites-vous, une évolution Qui successivement, dans la suite'des âges, De la Terre affectant les différents étages,
2S. Voy.-/ l;i ii.,l.' 2 (lu fliiiiiitie v .!.■ ccttr (l,.u\i, |,aiti,>.
29. « Bien quo lii distaiirt; des ;u)tlii'o|joiiiui|jlii'S ;i riiomim; paraisse peu considérable " ù Hœckel, il n'a pas moins cru nécessaire d'admettre un intermédiaire entre nous et <i les singes les plus élevés. Cet être tout hypothétique, dont on n'a nulle part trouvé « le moindre vestitfe. se serait détaché de la souche des catarrhiniens sans queue et «1 constituerait le vingt-unième degré des modifications qui ont conduit à la forme ■< humaine. Ihpckel l'appelle V/ioiiiine-siiif/e ou pithécoïde. Il lui refuse le langage >< articulé, ainsi ipie le de\eli)ppcnient de l'intelligence et la conscience du moi. » l>i UiMiin ii.Ks, !)(• l'Espèce huinaiiic, page 77.
:ill. Saltitiit iiiiii fitril iKil 11/(1. ■ lu iitiliiir iir /)iucède pas par sfuits. C'est un axiome
Des degrés les plus bas do rurdiv inférieur,
Suivant corlaines lois, mène au supérieur.
Eh bien! soil, je l'admelssi : ces lois sont positive-
Jusqu'au singe on en suit les traces effectives :
Mais entre nou> et lui quel est donc le rapport?
Scientifiquement peut-on à notre sort
Infliger le dégoût d'une telle origine?...
Quoi! vous ne voulez pas de l'action diviiu»!
Cependant cette chaîne où votre vanité
Rattache les débuts de notre humanité.
Cette chaîne se rompt, et votre fantaisie
Forge seule l'anneau qui nous rive et nous lie-'-.
Qui ne reconnaît lu, l'amour-propre froissé? I.e sol est par vos mains remué. d(''foncé;
:;i. .M. il.' Oualrflajjvs ii'adincl pas iiumik; retto I,,i d,' siiPoo>:-;i.in. " De riiomiuf au kangoiiiou, dit-il, la distance est grande, on en rnnviendra. Or ni la nature vivante ni les rc^tes fossiles des animaux éteints ne présentent les types intermédiaires qui devraient au moins la jalonner. Cette diffieulté embarrasse Inrt peu Darwin : nous savons qu'il y répond en disant que l'absence de renseignement sur de pareilles questions est une preiivi" en sa faveur. Hœekel sera sans doute t.int aussi peu oi'.barrassé. Nons l'avons vu admettre un liomme pithéco'ide absolument théorique, et ce n'est pas la seule fois où il use de ee procédé en dressant son tableau généalogique. Voici, entre autres, ce qa''il dit des Sozourex (14= degré], amphibies également inconnus à la science : « Ln preuve de leur existence ressort (le 1(1 ;ic(vv.s)/c de fc li//je (nterinédiaire entre te 13" et le ^4" degré.... >•
De Qcatref.voks, I)c l'Espt'ce humaine, chapitre vi.
.{:!. Il faut lire aussi et méditer le passage suivant du grand Bufl'on : >i La nature marche toujours et agit en tout par degrés imperceptibles et par nuances : cette vérité, qui d'ailleurs ne souffre aucune esception, se dément ici tout à fait ; il V a une distance infinie entre les facultés de l'homme et celles du plus parfait animal, preuve évidente que l'homme est de dilférento nature, que seul il fait une classe à part, de laquelle il faut descendre en parcourant un espace infaii avant que d'arriver à celle des animaux ; car si l'homme était de l'ordre des animaux, il y aurait dans la nature un certain nombre d'êtres moins parfaits que l'homme et plus parfaits que l'animal, par lesquels on descendrait successivement et par nuances de l'homme au singe: mais cela n'est pas : on passe tout d'an coup de l'être pensant i\ l'être matériel, de la puissance intellectuelle à la force mécanique, de l'ordre et du dessein au inonveaienl aveugle, do la réflexion ù l'appétit.
■• En voilà plus qu'il n'en faut pour nous démontrer l'excellence de notre nature, et la distance immense que la bonté du Créateur a mise entre l'homme et la bête ; ' l'homme est un être raisonnable, l'animal est un être sans raison ; et, comme il n'y i a point de milieu entre le positif et le négatif, comme il n'y a point d'êtres intermé- (. diaires entre l'être raisonnable et l'être sans raison, il est évident que l'homme est < d'une nature entièrement différente de celle de l'animal, qu'il ne lui ressemble que . par l'extérieur, et que le juger par cette ressemblance matérielle, c'est se laisser > tromper par l'apparence et fermer volontairement les yeuï à la lumière, qui doit nous . la faire distinguer de la réalité. ■>
BiTFON, Comparaison de l'Itomme et de l'animal. Morceaux choisis, édit, Uezobry et Magdeleine.
Vous perforez les nioiils, vous sondez les abîmes ; Au moyen de cailloux, d'os, de débris infimes, De haches en silex el d'informes outils, Des générations vous retrouvez les fils... J'admire vos travaux, j'aime même à vous suivre Dans ce monde enfoui que vous faites revivre : Mais, pour conclure, il faut des signes plus certains. Des œuvres faisant foi d'efforts vraiment humains. Eh! qui pourrait sans preuve accepter comme père L'anthropiske allemand ^^, cet homme tertiaire. Dont l'art laissa, dit-on, rudimentaire essai, Les silex dégrossis déterrés à Thenay^'»? Darwin 3° a beau citer un singe, une merveille, Qui, pour casser des noix, ô preuve sans pareille! Armait sa rude main d'un énorme caillou : Je ne suis pas encor assez naïf ou fou Pour croire que l'auteur de cette insigne adresse Est le tronc vigoureux d'où sortit notre espèce.
Adopte qui voudra cette combinaison :
Pour moi, je la repousse au nom de ma raison.
33. Les anthropiskes (futurs lioinincs) sont-ils les auteurs des silox que M. Tabbé fioui'geois trouva en 1872, dans la rominune de Tlienay, parmi des courbes de terrains (|ue les géologues font remonter k l'époque miocène (âge tertiaire moyen) ? Certains autbropologistes l'ont cru, entre autres le docteur allemand Scbleiser, qui suppose que sous l'influence de circonslances favorables, certaines espèces d'anthropiskes avaient aci[(iis la parole et étaient devenus des bommes, tandis que d'autres, moins favorisés étaient restés ou devenus les singes antbropomorphes actuels.
Pcjur M. (iauilrv iTiuiilr 'h>s enchaînements du monde oniiiial dans les temps (/éohiilii/iii's. uni 111,111 frri's Irrhilirrs. 1878, page 241), l'idée la plus naturelle qui se présentci-:iit à re-|ii'it srrMÎt i|iie les silex de Thenay ont été taillés par les Dri/opithèques. Or, le Oryiipithèque n'est autre que le singe antbropomorphe découvert par M. Foutan à Saint-Ciauilens, lequel a été savamment décrit par Ed. Lartet.
Oliservons que les suppositions de Scbleiser et de Gaudry donnent, comme les hypothèses de Darwin, aux singes anthropomorphes une importance et une intelligence que d'autres anthropologistes ne leur accordent i)as Citons encore ici M. de Quatrefages {de l'Esprce Itumaine] :
« L'homme tertiaire ne nous est connu que par quelques faibles traces de son indusce trie. Nous ne savons rien de lui-même. A diverses reprises, on a cru avoir rencontré <i quelques partie* de son squelette en France, en Suisse et surtout en Italie. Mais Il toujours une étude plus attentive a forcé de reporter à des époques relativement très (I récentes les débris humains regardés un moment comme tertiaires... »
3i. Thenay est une commune située dans les environs de Pont-Lcvoy, départemenl de Loir-et-Cher.
3o. Darwin, dans son ouvrage (Bcsccinhtitcc de riiduime. tome I, page îii), parle en effet d'un singe qui, pour casser des noix ou des noisettes, se servait toujours d'une même pierre qu'il avait soin de cacher dans de la paille.
HIOLOdlE HT ANTIIKOPOLOGIE 179
CIIAPITIIE V
La siMi'clinii (larwiuii'um- et les liaiiics d.' i-af.\ — L';unéli(iralinii par li; croiscmenl et le inéti^sa^'f ii'i';;l pas l'ùvululiou. — Ce qu'il l'aut L'utoiulrL' par évoluer.
Laniarck', Darwin-, lln'kt'l > disciiL ([iit- rexisLciire Est d'une î^'ueiTe à niorl la liisic (■(tiisé([uence : Us soutiennent bien haut ci' pnnri|)i' crue! Que toujours et partout la vie isl un duel, Que le faible, du l'drt victime lUTcssaii-e, Tôt ou tard au vaimiueur aliaiidoiino la terre '\
1. LaiiKirck (Antoine de Monef, elicvali.-'i- ih.. ii.itui;iH-tc lianrais, naquit en 17'iià Bargentin (Somme), et mourut en KS20. Il lut l'ami <!■■ UullVin et (li-\int iirolc.sseui- au Muséum eu 1794. 11 ronserva sa cliaiic jusqu'à sa nioit. On a de lui un grand nouibie d'ouvrages, entre autres la PhilosoplM zooloyique, qu'il publia en 1809. C'e.st là qu'i expose sa théorie du transforuiisuie. (Voir la note -i du chapitre i de cette deuxième partie.)
2. Darwin (C.liarles-Roljert), naturaliste anglais, naquit le 12 février ISOO à Slirewsbury. 11 est surtout connu dans le monde sciontiliquc depuis 1834. Il a publié un nombre considérable d'ouvrages de la plus haute importance scientifique. Nous citerons entre autres celui qui est intitulé : De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle, dans lequel il a exposé sa doctrine : « A savoir que les animaux et les [liantes dérivent tous d'un petit no:nbre de formes primitives, peut-être d'une forme unique, et que toutes leurs modifications successives dépendent d'une loi constante de transformation, d'un choix régulier de races et d'individus les mieux adaptés aux circonstances de temps et de lieu. » Il appelle ce choix la sélection naturelle. Citons encore son ouvrage De la variation des animaux et des plantes sous l'action de la domestication, et enfin celui De la descendance de l'homme et de la sélection sexuelle. M. Darwin était correspondant de l'Académie des sciences depuis le 5 août 1878, mais seulement pour la section de botanique. Il est mort en avril 1882. Les Anglais l'ont fait inhumer à Westminster. Voir Vapeheau, Dict. des Contemporains .
« Le darwinisme doit se définir: La sélection naturelle par la lutte pour l'existence " appliquée au transformisme de Lamarck... On sait que les éleveurs d'animaux et les " horticulteurs obtiennent presque à volonté les formes nouvelles qu'ils désirent, en « choisissant d'abord dans une même espèce, puis parmi les rejetons d'un premier « croisement et ceux des croisements suivants et ainsi de suite, les individus possédant « au plus haut degré la déviation voulue... C'est là la sélection artificielle, comme elle ■c s'opère par la main intelligente de l'homme sur des animaux à l'état de domesticité. i< Mais ce résultat se produit-il quelquefois et naturellement sur des animaux sauvages ? « M. Darwin l'affirme en substituant à la main de l'homme les hasards dérivant de la « concurrence vitale. » Toiinvuii, Anthropologie, pages 5'i.') et .'j:î6.
'i. Voyez la note o du chaiiilio m ilc <ctti' deuxième partie.
4. « La concurrence est une loi générale de l'univei's; elle se pi'oduit l'nirc les forces
l'uis ils font IVdidfiiicnl rriiiuin'Taliuii Des pcMiplos qui, hiUaiil conlrr; l'invasiuii, Déployèrent fin vain, pour repousser l'oulrage, Les plus nobles vertus, le plus mâle courage, El qu'un destin jaloux condamnait, ô douleur! A laisser le cliamp libre au peuple envahisseur. Qu'est devenue, hélas ! la race d'Amérique ■'^? Kl que réserve-t-on à celle de l'Afrique? Kaiis la hitle \r Noir tirn(h'a-t-il Irte au Rlanc? Ininétis" vieii(lia-l-il s'ini|>lanlri' sur le franc,
l.hysi(|ii.'-. niliT les èlrfis des deux règnes, cnlrc !.•> Ii.mmiiios, entre les peuples. Sous
le Moiii lie /////'' jiiiiir roxi.ttcncp., elle est inri y\\>- .. t'artout règne la loi du plus
flirt : li's gros iliHorent les potits : lr< mioii\ |,inlègi!s p.ir leur organisation, les mieux (loués par leurs moyens il'MlhKpi'' nu Av i',-.i>l.uiee aux agents extérieurs, survivent davantage : plus noiiiljreuv rt \i\;iul plu< Imiiilcmps, ils se multiplient et font souche (le préférence aux moins la Mil is..-. ■ 'luriNARD, Antlirripolof/ic, page ;i3C.
.;. .. Les ennquérants du nouveau monde étaient la lie de l'ancien. Des aventuriers, impatients de retonrnei- dans leur (latrie, no pouvaient attendre les lents bénéfices de l'agriculture ou de l'industrie. Ils ne connaissaient d'autres richesses que l'or. Cette erreur coûta dix millions d'hommes à l'Amérique. La race faible et molle qui occupait le pays succomba bienti'jt à des travaux excessifs et malsains. La population d'IIispaniola était réduite en l.'iOT d'un million d'hommes à soixante mille. Malgré les ordres bienfaisants d'Isabelle, malgré les efforts de Ximénès et les déclamations pathétiques des dominicains, la dépopulation s'étendit entre les tropiques. Personne n'éleva la voix en faveur des Américains avec plus de conrage et d'opiniâtreté que le célèbre Barthélémy de Las Casas, évêque de Chiapa, le protecteur des Indiens. Par deux fois, il passa en Europe et plaida solennellement leur cause devant Charles- Ouint. l>e c(pnr se brise lorsqu'on lit, daii^ sa Dfis/rio/rioii de lan Iii'lins, les trai-
MiciiKi.i I, //^^/r,„y• „i,„lr,;ir. ch;i|,ili'e xv, pages 20:i et 201.
(i. Se l'orme-t-il aujourd'hui des races humaines métisses ? Certains auleiii's disent non. ou pensent du moins que ces races livrées à elles-mêmes, et ne se mêlant jihis aux races pures, s'éteindraient rapidement. Et pourtant, fait observer M. de Quatrefages, « au Cap, le croisement du Hollandais et du Hottenlot a donné naissance à (, des métis appelés Dasters, qui, bannis au d(.'Ià de l'Orange, ont constitué, sous le .. nom de Criqnas, une population qui s'accroît rapidement... Au Brésil, les Cafm'os,' u nés du croisement des nègres marrons avec les indigènes du Brésil, retirés dans c. les bois, y ont formé une race à part... A Manille, les métis d'Espagnols et de (( Chinois sont beaucoup plus nombreux que les souches mères... Les Marquises, » subissant le sort des autres races polynésiennes, ont été dépeuplées par le mal .. mystérieux qui semble devoir anéantir les populations océaniennes ; elles se repen- .. plent par les métis...
„ Reste le croisement du blanc et du ncgie... Certains auteurs assurent que les « mulâtres ne se reproduisent pas au delà de la troisième gi'nération... Mille faits prou- <. veraient le contraire... Dans la Louisiane, la Floride, l'Alabama, les mulâtres sont « robustes, féconds et vivaces... Dans nos colonies, si les négresses et les blancs „ olfrent une fécondité médiocre, les mulâtresses et les blancs sont extrêmement (. féconds, ainsi que les mulâtres et les mulâtresses... Au Brésil, dit M. Martin de <. Mussy, les sang-mclé de toute origine pullulent et forment une population nouvelle „ qui va s'imiif/cnaiit chaque jour davantage, si l'on peut se servir de cette expression... ). et ces métis se rapprochent de plus en plus du type blanc... Cela lient à ce que dit
nioLoi.ii-; i; T \ NTHRor'oF.ix.i (■ i8i
Kt i|i' ro < roiisoment, union do doux races, Nailra-L-il des sujets plus forts et plus vivarcs?
Souvent dans le présent le passé réparait ; Ce qui fut autrefois soiis nos yeux se refait. Que d'excès, que de maux, de combats impLualili-l .Nous, les civilisés, ô crimes exécrables! .Nous traquons sans pitié, par le fer et le l'en. Des êtres qui, sans nous, dans leur propre niilieM. Sous leur ciel, auraient pu de roiKiuèli' eu eonqnrlr Du développement parvenir jus(|ii';iii f.iile. Sauvages, disons-nous, peuples déshérités ! Et nous les accablons de maux immérités. >«ous ajoutons l'insulte aux horreurs do la guerre : Oui, nous allons chez eux leur porter la hunière. Ht nous exterminons, pour le plus grand des biens, Peaux-Rouges, Négrilos, Malais, Australiens'!
Des pays dépeuplés le vainqueur reste maître; Il s'y fixe, y prend pied, et bientôt l'on voit naiti-o Une race nouvelle avec un sang plus beau!' : .\insi l'herbe des champs fleurit sur un tomliean 1
- M. (]'■ Ouatn'fajJTcs. daii> .-es (-..iitiow. la Icinilie iirgios>r nU iinliLMiiic so crni-^i- <i aisément avec le blanc. La métisse issue de cette union, fiére du sanj;- de <nii \h-vi\
• croirait docjinir en se livrant à un indi\idu de race coinrée. La tiorccriiiiiic it la <• quarteronne raisonnent et agissent de même. De là. il résulte que le croi^eniciit c-l ( dirigé dans le sens supérieur. De là aussi résultera ratcomplisscment de la piédidion . de Jl. Martin do Mussy, à savoir que les races métisses feront en grande partie .< retour à la race supérieure: mais ramenées au type blanc par cette voie détournée
• elles auront sur leurs similaires d'Iùiiopc un bien grand avantage : elles seront •■ acclimatées... » De Qt ATni:rAi,i:s. ///■ l' l'.sprri' hiiiiuiiiw. cliapitre xxin, passiin.
7, Faut-il rappeler ici la honteu-e. la liideu.-c traite dos noirs, laquelle, il est \ rai. ilisons-le à l'honneui- des nations européennes et américaines, ne se fait pins .injonr- I liui ouvertement comme jadis sur la côte occidentale de l'Afrique, mais qui se prali(pir Micore, avec tous ses excès et toutes ses conséquences nionslrui-uses.sur la c6t<' orientale .'
Une dire des Australiens et de toutes les races polynésiennes? Quels odieu\ traitiinents ne leur fait-on )ias subir? « Sur aucun point du friobc, dit M. de Quatrcfages, > !(■ blanc ne s'est montré aussi im|>itojable en\ers les races inférieures qu'en .\nstralie : ' nulle part il n"a aussi audaci(?usement calomnié ceux (|u"il dépouillait et exterminait.
l'our lui, les Australiens n'ont plus été dos hommes. Ce sont dea êtres, dit Kutler
Larp, qui nnini.ssrnt toutes 1rs c/inses miiiij'oises que ne devrait jamais présenter ■ l'hvmnnifé, et plnsieiirs dont rniii/irnient les sinf/es, leurs eonf/énéres. Sans doute des
• voix honorables ont protesté contre ces tei-ribles paroles adressées aux convicts qui
• allaient chercher fortune en .Vnstralic; mais ipie pouvaient-elles, alors que foute> les
• mauvaises passions étaient surexcitées et s'appuyaient sur de semblables arguments, ' étayés eux-mêmes d'assertions donnée* comme scientifiques? On sait quel a été le ' résultat de ces leçons en Tasmanic. en Australie, et ceux qui voudraient se renseigner ' plus au long peuvent consulter les voyageurs de toute nation, Darwin comme
Dupetit-Thouars..) I)f (Jr unFFAciE?. De l'Espèce Immaine, page .■>■;).
R. Voyez plus liant, pour la fonnalion des races métisses, 1 1 note 6 de ce chapitre.
182 LA CUriATinN ET 1/ II ini A M IT E
Nos auteurs là-dessus se liaient de conclure Que ce fait expressif, cette loi de nature Prouve sans contredit que l'être le plus fort Se substitue au faible et, partant, qu'on a tort De ne pas convenir qu'en tout état l'espèce Par l'évolution de plus eu plus progresse".
Je conviens du progrès ; mais l'évolution i** N'entre pour rien ici dans la progression.
Les métis, les mulâtres se sont relevés « partout où le préjugé du sang moins forte- « ment enraciné a pu être vaincu par le mérite personnel... M. Torrès Caïredo me citait « parmi les mulâtres de sa patrie des orateurs, des poètes, des publioistc'S et un prési- II dent de la Nouvelle-Grenade qui est en même temps un éfrivain distingué... Ce qui « jusfifiorait ces paroles de notre vieux voyageur Thévenot : « Le mulâtre pant tout ce I. i/ur petit le blanc: son intelligence est égale à la nôtre. ..n
<. C'est le blanc qui, entraîné par son ardeur inquiète, a envahi le monde et raul- « tiplie chaque jour ses conquêtes, ses colonies... A peu près toutes les races métisses « modernes le reconnaissent pour père, et cela même entraîne un double résultat : ces « l'accs sont à la fois élevées au-dessus de la race mère et rapprochées les unes des « autres comme possédant un élément commun.
(I Ce rapprochement ira-t-il jusqu'à la fusion? Toutes nos races actuelles seront-elles i( tôt ou tard remplacées par une race unique, homogène, douée partout des mêmes Il aptitudes, régie par une civilisation commune? Je ne le pense pas... Sans doute, les « races de 1" avenir, moins différentes de sang, rapprochées p\r les chemins de fer, par •I les steamers, auront bien plus de penchants, de besoins, d'intérêts communs. De là Il naîtra un état de choses supérieur à ce que nous connaissons... Mais, pour être plus Il générale, plus diffuse, cette civilisation ne supprimera pas certaines conditions Il d'existence, certaines différences de miliei. Or, tant qu'il existera des pôles, un équa- II tour, des continents et des îles, des montagnes et des plaines, il subsistera des races u distinguées p.ir des caractères de toute nature, des races supérieures et inférieures Il au point de vue physique, intellectuel et moral. En dépit des croisements, la variété. Il liiiégalité persisteront sur la terre. Mais dans son ensemble l'humanité se sera com- « plétée. elle aura grandi; et les civilisations de l'avenir, sans faire oublier celles du i< présent, les dépasseront dans quelque direction encore inconnue, comme les nôtres Il ont dépassé leurs devancières. »
De Qlutrefages, De l'Espèce humaine, pages 210, 211, 212, passim.