‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 6 sur 88 · Voyez page 15, note · texte numérisé non relu

Voyez page 15, note

S'.t. Voyez page 43, notes 50, 60, et suivantes.

40. — « Les Squales constituent, dans la grande classification irhthyologique de Guvier, la première famille de l'ordre des Sélaciens. Les poissons qui la composent ont le corps allongé, une queue grosse et charnue, les nageoires pectorales de médiocre grandeur. Les ouvertures de leurs branchies répondent aux côtés du cou, et non au-dessous du corps, comme dans les raies. Leurs dents, de forme variable, souvent disposées sur plusieurs rangs, sont simplement attachées sur le derme qui recouvre les mâchoires. Leurs yeux sont latéraux. Ils ont la peau rugueuse et la chair coriace. Plusieurs sont vivipares ; les autres produisent des œufs revêtus d'une corne jaune et transparente. La plupart de ces animaux atteignent une grande taille et, comme le requin, sont célèbres par leur voracité...

... i< Dans la classification d'Agassiz, laquelle se fonde principalement sur la considération de la nature, de la forme et de la disposition des écailles, et qui a généralement té adoptée par les paléontologistes, les Squales rentrent dans la classe des Pla^oïdes ; or, les Piacoïdes, créés au commencement de la période paléozoïque, c'est-à-dire dans l'étage silurien supérieur, atteignirent leur maximum de développe- : ment générique dans l'étage carboniférien... »

D. V. , passini.

41. " L'ordre des Sauriens (grec, .rccjpo;, lézard) comprend, comme son nom l'in- : dique, les reptiles qui, par leur conformation générale, se rapprochent des lézards.

; Les caractères les plus essentiels de cet ordre sont les suivants : un corps allongé, ; arrondi, écailleux ou chagriné, sans carapace; presque toujours quatre pattes, quelc quefois deux seulement, avec les doigts garnis d'ongles, queue allongée, bouche lar- I gement fendue, toujours munie de dents; paupières visibles ainsi que le tympan... < Les Sauriens paraissent dans le terrain pénéen ou perraien, ex. : le Protosaurus de » Tubingue ; ils abondent dans le Trias et surtout dans l'étage jurassique...

« On peut certainement rapprocher des Sauriens une sorte de poissons sauroïdes qui ( abondent dans les terrains paléozoïques. .. » (Voir plus haut, la note 35.)

42. « Les Crocodiles ou Grocodiliens forment, dans la classification de Guvier, la pre- :< mière famille des Sauriens ; mais, de nos jours, les zoologistes en font un ordre i< distinct. Ils sont plus grands que les Sauriens. Ils ont une queue longue, forte,

Et VOUS, fleurs de la mer, Polypiers ^^ miroitants, Zoantliaires'^'' moussus, dont les rameaux vivants, Si peu que dans les eaux un vibrion frémisse, S'allongent vers la proie oii sera leur délice ?

Mais, pour sonder des mers l'immense profondeur, Il faudrait d'un Humboldt*^ l'œil investigateur,

I aplatie sur les rôtés, qui constitue leur principul moyen de locomotion dans l'eau. Leurs membres sont rourts et plus propres à la natation qu'à la marche; aussi leurs doigts sont-ils toujours palmés ou demi palmés. Leur langue n'est pas extensible

; comme celle des Sauriens. Ils sont ovipares et leurs œufs ont une coque très résistante. Les femelles ne les couvent pas : elles les déposent dans un endroit favorable où ils éclosent sans leur intervention. Ils se nourrissent ordinairement de poissons et vivent dans les eaux douces. Quand ils saisissent une proie volumineuse, ils la noient dans l'eau, la placent en réserve et ne la mangent que quand elle est putréfiée. C'est ainsi que les hommes sont parfois enlevés par les crocodiles ; mais c'est à tort qu'on croit qu'ils sont avalés par ces animaux : ces reptiles ne peuvent avaler dans l'eau. Le cri qu'ils font entendre a été comparé au vagissement d'un enfant. Observons que le dos et la queue de ces animaux sont couverts de grandes écailles carrées ..."

4.3. « Ordinairement la portion inférieure de l'enveloppe tégumentaire des Polypes (grec To>,il;, beaucoup; zoùç, pied) se durcit et se solidifie de façon à acquérir la dureté et l'iispoct de la pierre. C'est ce support solide qu'on appelle Polypier. Longtemps on l'a considéré comme étant seulement la demeure de l'animal qui le produit ; mais c'est en réalité une partie de son organisme, laquelle, toutefois, continuera de subsister après que l'animal lui-même aura péri. Parfois chaque polype possède un polypier distinct ; mais le plus souvent le polypier constitu'î une masse solide qui est le produit de plusieurs générations successives do polypes agrégés... » (Voir aux pages 43 et 44 la note 60 et suivantes.)

44. « Les Zoanthaires (grec, Ç.ïov, animal; «veoç, fleur) sont des polypes qui n'ont qu'une seule ouverture servant à la fois de bouche et d'anus. Leur corps a ordinairement la forme d'un cylindre tronqué à ses deux extrémités, dont l'une adhère au sol, et dont l'autre porte les tentacules au milieu desquels s'ouvre la bouche... Les Zoanthaires sont en général d'un tissu très mou; mais certaines espèces ont la faculté de s'enduire de corps étrangers qui leur forment une sorte d'enveloppe solide... Enfin, dans le plus grand nombre, les mailles du corps sont remplies par un dépôt considérable de matière calcaire, qui, par son accumulation, constitue un corps plus ou moins spongieux et quelquefois même fort dur que l'on connaît sous le nom de polypier... (Voir la note ci-dessus.)

« Parmi les polypes, les Zoanthaires et les Alcyoniens ont seuls des représentants à l'état fossile. On les rencontre à tous les étages depuis le terrain silurien... »

4.Ï. « Alexandre de Ilumboldt, né à Berlin en 1769, s'est acquis une réputation : univer.selle par ses voyages d'exploration en Amérique (1709-1804) et en Asie (18S!9),

et par ses découvertes en géographie physique, en histoire naturelle, et surtout en : botanique... Il a publié les immenses résultats de ses découvertes sous le titre de : r Voyages aux riU/inns ér/nitmxiales du nouveau continent. Un grand nombre de ses < manuscrits n'ont pas encore été imprimés. »

(Douillet, Dict. historique.)

GÉOLOGIE ET PALEONTOLOGIE 11

Ton génie, ô Ciivier ! ^*^ ou la vaste science, 0 Geoffroy Saint-Hilaire", et la persévérance ! Que d'observalions ! quels innombrables faits ! Pour ces puissants esprits il n'est pas de secrets : La Terre devant eux s'ouvre dans ses abîmes; Des monts les plus ardus ils atteignent les cimes ; Et, par la sûreté de leurs inductions, Par la solidité de leurs déductions.

Du passé nous voyons au sein de la planète, Comme dans un miroir, l'image claire et nette.

46. Georges Cuvier, né à Montbéliard en 17G0, mort à Paris en 1832, a rendu d'immenses services à \a science. Il a donné à la zoologie une classification naturelle qui lui manquait encore ; il a fait faire à l'anatomie comparée un progrès non moins important, en reconnaissant qu'il existe entre tous les organes d'un même animal une correspondance et une subordination telles que de la connaissance d'un seul organe on peut déduire celle de tous les autres : c'est ce qu'on appelle loi de corrélation des formes. A la faveur de cette loi, il a pour ainsi dire créé un monde nouveau : ayant établi par de nombreuses observations qu'il a dû exister à la surface du globe des espèces d'animaux et de végétaux qui ont disparu, il est parvenu à reconstruire ces êtres et à les classer méthodiquement. Enfin, il a donné à la géologie de nouvelles bases, en fournissant les moyens de déterminer l'ancienneté des couches terrestres par la nature des débris qu'elles renferment...

Cuvier fut professeur d'histoire naturelle aux Ecoles centrales, suppléant de la chaire d'anatomie comparée au Muséum, professeur au Collège de France, membre de l'Institut, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, inspecteur général des études, conseiller d'Etat, pair de France. Il a été surnommé l'Aristote du xix" siècle. Il eut longtemps pour collaborateur Geoffroy Saint-Hilaire.

Ses principaux ouvrages sont : Leçons d'anatomie comparée (1800-1805); le Règne animai distribué d'après son organisation (i'iQd); Recherches sur les ossements fossiles, précédées du discours sur les révolutions du globe (1821-1824); Histoire naturelle des poissons (1828), etc., etc.

(BouiLLET, Dict. historique.)

47. « Etienne-Geoffroy Saint-Hilaire, célèbre zoologiste français, né en 1772 à « Étampes, mort à Paris en 1844, fut membre de l'Institut, professeur de zoologie et « de physiologie comparées à la Faculté des sciences. Il s'attacha surtout à démontrer « l'unité de composition organique entre les diverses espèces d'animaux, et fonda la « Théorie des analogues, méthode par laquelle on arrive à déterminer l'identité des « matériaux organiques au milieu de toutes leurs transformations, et par conséquent à « démontrer l'unité de composition. Cette méthode appartient tout entière à Geoffroy. « Ce savant conçut, dès 1807, une idée qui est le complément des précédentes, celle de <( Vanalogie qu'offrent les caractères permanents des espèces inférieures avec les « caractères transitoires de l'embryon dans l'homme et les animaux supérieurs. Enfin, « il se servit de sa doctrine pour expliquer les inégalités des êtres et les monstiuosités « des individus par des arrêts dans le développement...

« Ses principaux ouvrages sont : Histoire naturelle des mammifères (1819-1837) ; « Philosophie anatomique (1818-1822); Principes de la philosophie zoologique (1830), « etc., etc.. »

(BoLiLLET, Dict. historique.)

Page 1