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rni:i-\GKs, De l'E.yi
^n,n,r. liv. I, rhai,. ,.
V. •( Xous l'otrouvons oliez les animaux tout ce ([ue nous avons signalé chez les végé- .. tau\... Mais, de plus que le végétal, l'animal exécute des mouvements partiels ou de " totalité parfaitement indépendants dos lois de la f/rtivitntioa ou de Y('-llirmilif)iiimic. « La cause déterminante et régulatrice de ces mouvements est évidemnient en lui : r'c>t 1. la rnlnnliK Mais la volonté elle-même est intimement liée à la sfinniliilUf ri U l,i i-nnu scienrr. Pour qui juge des animaux par ce que chacun de nous trouve en lui-inèmc, i< l'expérience personnelle et l'observation comparative attestent que l'animal sriif. jiif/i' '< et rfut, c'est-à-dire qu'il raisonne, et par conséquent qu'il est intelligent . (Voir la I' note 3G du chapitre vni de celte deuxième partie.)
•I En outre des actes intellectuels et instinctifs, on constate chez les animaux di's phé- « nomjnes qui se rattachent intimemcnl à ce ([uc nous appelons rnnn-lri-r, sentiment. « passion.
« Le règne animal est donc caractérisé par des ])hénomèncs de quatre sortes : pliéu nomènes de mouvement képlérien. phénomènes physico-chimiques, piiénomènesvifaux. u phénomènes de mouvement volontaire, altribiiahlcs à l'aclion de quatre forces: la " f/rai'itation, Yéthéroilynaniie. la rie, l'ànie animnle.
o. « L'homme doit-il prendre place dans le règne animal?... .\u point de vue de la .< disposition matérielle et du je.i de son organisme. l'Iiommc est un animal, lien de u plus, rien de moins... Les passions, les sentiments, le caractère établissent entre les ■ animaux et nous des rapports non moins étroits. L'animal aime et hait; on retrouve " chez lui l'irritabilité, la jalousie, comme la patience que rien ne lasse, la cnnliance ■■ que rien n'ébranle... 11 y a encore chez l'homme de véritables instincts, ne fût-ce que ' celui de la sociabilité. Mais les facultés de cet ordre, si développées chez certains " animaux, sont évidemment très réduites chez nous au profit de l'iittellir/ence.
.< L'homme est plus intelligent que l'animal (voir la note .'J(> du chapitre vni de celte ■' deuxième partie), sans doute; mais l'intelligence humaine et l'intelligence animale Il peuvent-elles être considérées comme étant de ii èmc nature?... »
Les philosophes, les psychologues, les théologiens répondent en généial par la négative, et les naturalistes, dont .^f. de Ouatrefages no se sépare pas sur cette question, par l'affirmative.
« 11 y a pourtant des phénomènes importants caractéristiques par lesquels l'iiomine se ■c distingue de l'animal. Ces phénomènes sont les suivants: 1° l'homme a la notion du « bien et du mal moral, indépendamment de tout bien-être et de toute souffrance phy-
2 LA C.RHATION FT I/IIUMANITÉ
Un al)iin(' est crrusé, b-\ qu'eu sa profondeur Il faut pour le franchir un être créateur ; Poui'quoi, déconcertée, indécise, incrédule, Senil)lc-t-elle vouloir rejeter la formule ? Pourquoi, n'ayant plus foi dans ses propres succès, Se récusant enfin, dit-elle : « Je ne sais"! »
« siques ; 2°riiomiiie croit à des êtres supérieurs pouvant influer sur sa destinée ; « 3» l'homme rroit à la prolongation de son existence après cette vie... et la cause 11 inconnue à laquelle remontent ces phénomènes, nous l'appelerons l'âme humaine. » Résumons, suivant le tableau proposé par M. de Quatrefages, ce qui a été dit dans les notes 1. 2, •'?, 4 et 5 de ce chapitre.
Voir DE Quatrefages, De VEspi'Ce humaittp, liv. 1, chap. i. passim.
[Lii
PhéiiiMiiéiics lie mouvement képlérien. . . 1 Gravitation.
l'iiijnomùnes de mouvement képlérien. .. | Gravitation. Phénomènes phjsico-eliimiques ) Etliéroilyriamie
Phénomènes de mouvement képlérien. .. ( Gravitation.
Phénomènes physico-chimiques ' Ethérody namie
Phénomènes vitaux .( Vie.
Phénomènes de mouvement képlérien...! Gravitation.
Phénomènes phvsieo-ehimiques ) Éthérodvnamie
PliHuornene-s vitaux ) Vie.
Pliénomènes de mouvement volontaire.. .\ Ame animale.
Pli.'iiniLièi,,'- .\.' i,i.,ir-.iiM-i,i './■|ilérien...7 GiavitatJon. l'iniioiii. If- pS , I |!.^ l Ethérodynamie,
l'Io'iiMiiii'iir- .1.' III ■ I ■ .111. 1,1 . il. ui taire., .j Ame animale. l'Iii'n.uii.'iif.- d.- iii.M.ili:. I l .;. iilii;iosité.f .\mc liu,,,„i„,.
0. M. de Quatrefages, après avoir exposé les tliéurics de Darwin et de Hœckel. celles de Vogt, de Wallace et de Naudin, ainsi que les doctrines scientifiques opposées aux dogmes religieux, en ce qui concerne l'origine de l'espèce humaine, et après avoir rappelé que, « séduisantes par leur ampleur et par la précision apparente des expli- <i cations, elles devaient entraîner même les hommes de science qui n'allaient pas au Il fond des choses, à plus forte raison la foule, qui ne demande qu'à croire sur 11 parole, » ajoute :
11 D'autres hommes ont résisté à l'entraînement du jour ; ils sont restés fidèles à la « méthode, mère de la science moderne ; ils ont soigneusement conservé l'héritage 11 de savoir sérieux et précis légué par les siècles passés. On n'a pas pour cela le •1 droit de les accuser de routine, de voir en eux des esprits rétrogrades. Autant que <i les plus fougueux partisans des doctrines soi-disant avancées, ils ont applaudi à Il tout progrès véritable ; ils ont accueilli avec autant de faveur des conceptions nou- 11 velles, à la condition pour elles de reposer sur l'expérience et l'observation. Mais « lorsqu'on leur a posé des questions aujourd'hui insolubles et qui ne pourront peut- 11 être jamais se résoudre, ils n'ont pas hésité a répondre : JS^ous ne savons pas ; lors- <i qu'on a voulu leur imposer des doctrines purement métaphysiques^ ils ont protesté 11 au nom de l'expérience et de l'observation.
11 J'ose dire que je suis toujours resté dans les rangs de cette phalange, à laquelle, en Il définitive, appartient l'avenir. Voilà pourquoi, à ceux qui m'interrogent sur le pro-
BlOI.Ofill- l'T ANTHROPOLOGIE
Elle sait, elle sait, cai- son d'uvre est limpide : Mais sa conclusion lui ]i,naili',iil timide, Si tant défaits acquit, tant d'nhservalions La ramenaient au point où les traditions De l'Univers créé vont demander la cause.
Eh bien ! entre elle et nous la controverse est close : Plus de discussion, le débat est fini.
Toutefois, profitant de ce qu'elle a fourni. Docile à ses leçons et la prenant pour guide, Nous nous détournerons du singe anthropoïde. Des vertus de l'espèce et de sa fixité Nous ferons le rempart de notre dignité; Et la tige où notre être a pris son origine. Nous irons la cueillir à la souche divine.
Ainsi, sans le chercher, nous arrivons à Dieu. Mais, ne l'oublions pas, la Terre est le milieu Où doit se dérouler la destinée humaine. Or cette destinée, agitée, incertaine.
Comment et sous quels cieux, des degrés les plus ba-. Dans la suite des temps, malgré tout, pas à pas Put-elle s'élever, de conquête en conc^uête. Jusqu'aux brillants sommets dont nous tenons le faîte?
Le voyage fut long; et pour que de ma main Je tente de tracer les détours du chemin, Il faut que cette voie inégale, indécise, Sans sortir de mon plan, mène au but où je vise.