‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 67 sur 88 · Voir la note 13 du chapitre vu de la deuxième partie · texte numérisé non relu

Voir la note 13 du chapitre vu de la deuxième partie

12. (I Le nègre [jusqu'à nos jours] apparaissant pai'tout en esclave a été méprisé... (I Les préjugés de sang ont fait regarder les métis [eux-mêmes] comme entachés d'un (I vice originaire qui les mettait hors classe, on pourrait dire hors la loi. Eh bien ! « quel rameau de race blanche pure naissant, grandissant, vivant dans le mépris et « l'oppression, conserverait un caractère élevé et moral? Les pères blancs donnaient-ils (1 d'ailleurs des exemples capables d'influer en bien sur les enfants 'qu'ils abandon- « naient? Qui ne sait le contraire? Débauche sans frein d'une part, soumission servile « de l'autre, voilà ce que les parents ajiportaient dans la création de la race métisse. <i En fait de caractères moraux, que jiouvait transmettre l'hérédité aux produits « d'unions semblables ?

« Si quelque chose doit surprendre, c'est que des métis produits dans des conditions « aussi détestables aient déjà pu se relever. »

Voir la note 8 du chapitre v de la deuxième partie. Cette note, ainsi que celle qui précède, a été tirée du livre Vil, chapitre xxiv, de l'ouvrage de M. De Uuairefages, I)e l'espèce humaine.

13. Une attraction en quelque sorte irrésistible semble de nos jours attirer les peuples de race latine vers le centre de l'Afrique. Les Allemands et les Anglais s'y portent aussi avec ardeur. Une foule de voyageurs, aussi intrépides que savants, parcourent ces régions autrefois fermées aux Européens. 11 devient évident que l'Afrique centrale est destinée à faire partie tôt ou tard du domaine des nations répandues de ce côté-ci de la Méditerranée. De même que les Peaux-Rouges, qui naguère mouraient de faim dans les vastes plaines de l'Amérique, voient ces plaines couvertes aujourd'hui de céréales et de troupeaux, de même les populations déshéritées du Soudan et des vallées du Niger et du Zaïre, civilisjes, instruites par les Européens, finiront par laoourer, féconder ce sol encore vierge, et l'enrichiront des mille produits d'une habile culture. La civilisation marche vite dans le temps où nous sommes. « Le xix" siècle a « assisté au développement des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, a dit un publiciste I' dont je ne sais le nom ; qui sait si le vingtième ne verra pas naitre et grandir les

« Etats-Unis de l'Afrique centrale ? »

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Ainsi, dans la forêt, sur sa li,^e ('■léganle, Tel arbre dresse en l'air sa tête verdoyante Qui tond)era bientôt par le temps épuisé : Tandis que l'arbrisseau naguère méprisé, Aspirant tous les sucs des substances voisines, Dans un sol bien nourri plongera ses racines, Grandira, deviendra le roi des végétaux, Abritant ses pareils sous ses puissants rameaux.

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