‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 72 sur 88 · L.iv.».LLÉE, Histoire des Français, t. I, chap. m · texte numérisé non relu

L.iv.».LLÉE, Histoire des Français, t. I, chap. m

14. (c Depuis Caton jusqu'à Tacite, la qualité dominante chez les écrivains de Rome, « c'est une aptitude admirable à serrer et à concentrer la pensée... Les textes de lois c( romaines sont des modèles accomplis de style mâle et sévère. Mais c'est surtout dans « les monuments épigraphiques que la langue latine se montre avec un caractère par- « ticulier de force et de grandeur. Les Romains seuls ont su écrire en prose sur le « marbre. Leurs inscriptions sont dans une façon grandiose et magistrale qui révèle la (( main du peuple-roi... La langue latine, bien plus encore que la langue grecque, (I mérite le nom de langue oratoire... Les mots latins semblent se ranger d'eux-mêmes « pour former ce circuit, comme disaient les Romains, qui enveloppe à la fois et la « pensée principale et ses corollaires. Quant à la sinorité, rien ne leur manquait pour « qu'elle fût complète... Je doute qu'il soit possible d'imaginer quelque chose de plus « noble et de plus majestueux qu'un Romain parlant bien sa langue devant des Romains u assemblés. C'est par ce caractère éminent de noblesse et de majesté que la langue « latine était digne de la fortune que lui firent les armes de Rome ; c'est par là aussi (( qu'elle a été digne de devenir la langue de l'Eglise, et d'étendre son empire au delà K de ces Garamantes et de ces Indiens vainement promis au joug romain par le poète, « et jusque sur des peuples que les Romains n'avaient pas connus. »

Alexis PiEHRON, Histoire de la littérature romaine.

15. « Ce qui nous reste à constater maintenant, c'est la prodigieuse extension de la « langue latine, c'est sa promulgation européenne, si l'on peut parler ainsi. Ce fait sort (I de toutes parts. La politicpie du Sénat et de l'Empire, qui respectait la religion des

T. a Terre prit vraiment une face noiivolle. A l'unité du droit la lan.q-ue universelle Apporta son concours, e( dès lors on put voir Tous los peuples unis sons le même pouvoir.

L'Univers est soumis : César remplace Rome. A ce moment aussi, dans la Judée, un homme... — Non, un Dieu vint soudain faire entendre sa voix. C'est le Christ Rédempteur"^ qui, du liaut de la croix,

peuples, vonliiit eepeiuliuit les assimiler aux Koniains par la lanp:ue et les mœurs. Cette eivilisatioii communiquée, dit Tacite, était une partie de l'esclavage. Divers édits ordonnaient que tous les acies du gouvernement, toutes les proclamations, tous les avis des gouverneurs fussent rédigés en langue latine. Des récompenses, des honneurs, des droits de cité, offerts à l'ambition des provinciaux, les invitaient à étudier la langue latine. Les plus rebelles mêmes ne s'y dérobaient pas. Les Bretons qui, par leur caractère national et le bonheur de leur position insulaire, s'étaient plus longtemps défendus contre le joug de Rome et la tyrannie de ses mœurs, finirent par étudier l'éloquence latine. Tarite le remarque : Ita ut qui linguam abmœbant, eloquentiam mox concupiscerent . (Ceux qui d'abord avaient repoussé notre langue, bientôt ambitionnèrent même notre éloquence )Juvénal indique ces mêmes conquêtes de la langue et des lettres romaines : u GaUiacausidicosdncuit facunda Britannos... » Ainsi c'était déjà un des peuples vaincus qui devenait maître de latin pour un autre peuple, subjugué comme lui. C'était une série, un emboîtement de servitudes... Puis vient la religion, plus puissante que l'Empire romain, qui ajoute la sainte uniformité de son rituel à cette première uniformité de la conquête et de la politique. Saint Augustin l'a remarqué en termes éloquents : « Opéra data est ut imperiosa civita.i non solum jufjum, verwn etiani linr/uam suam domitis gentibus, per pacem societatis, imponeref, per quam non deesaet. imo et abundaret interprctum copia. » Augustin voit qiielqiie chose de merveilleux, de prédestiné, dans cette paissante diffusion delà langue latine. A ses yeux, c'est le moyen providentiel qui préparait la prédication générale l't rapide de la foi chrétienne. Quelles que soient les causes de cette grande révolution majestueusement annoneée dans le point de vue religieux, une chose vous frappe : c'est que toutes les Gaules jusqu'au Rhin, toutes les Espagnes et nécessairement l'Italie entière parlaient la langue latine au iv" et au v» siècle. Sans doute il y avait des idiomes locaux : mais la religion parlait latin, la loi parlait latin, la guerre parlait latin : partout le latin était la langue que le vainqueur imposait au vaincu. »

ViLLEMAiN, Littérature au moyen âge, l" leçon, /lassm. « 16. Vers ce même temps, on publia un cdit de César Auguste pour faire un dénombrement de tous les habitants de la terre. Ce fut le premier dénombrement qui se fit par Cyrinus, gouverneur de Syrie. Et comme tous allaient se faire enregistrer chacun dans sa ville, Joseph partit aussi de la ville de Nazareth, qui est en Galilée, et vint en Judée à la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, pour se faire enregistrer avec Marie, son épouse, qui était grosse.

« Pendant qu'ils étaient là, il arriva que le temps auquel elle devait accoucher s'accomplit, et elle enfanta son fils premier-né, et l'ayant emmailloté, elle le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie. Or, il y avait aux environs des bergers qui passaient la nuit dans les champs, veillant tour à tour à la garde de leurs troupeaux ; et tout d'un coup un ange du Seigneur se présenta à eux, et une lumière divine les environna, ce qui les remplit d'une extrême crainte. .Alors l'Ange leur dit : <i Ne craignez point, car je viens vous apporter une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : c'est qu'auj mrd'hui, dans la ville de David, il vous est né an sauveur qui est le Christ, le Seigneur... » Evangile selon saint LcC, traduction de Leniaistre de Sacy, 1750.

s LA cri; AT ION ET L'HUMANITE

Avec son sang- divin répandit sur le monde

De tant de vérités la semence l'éconde.

Touchant enseignement'"! — « Soyez bons, soyez dou>

« Que l'amour, que la paix soient toujours avec vous.

« Vous êtes offensés? Pardonnez à vos frères :

« N'ayez jamais contre eux de paroles amàres.

« Accordez vos bienfaits à qui vous aura nui :

« Ce qu'on voudrait pour soi, faisons-le pour autrui.

« Plus de divisions, de haine, de vengeance :

« Aimons nos ennemis, soulageons la souffrance :

« Donnons les yeux fermés, et que la charité

« Resserre le lien de la fraternité! »

L'Univers entendit la parole divine.

C'est en vain que César à l'étouffer s'obstine : C'est en vain qu'aux autels de ses dieux inhumains, Au supplice, à la mort, il traîne les chrétiens : Ceux-ci, le front serein devant le fer qui brille, En face du bûcher dont la llamme pétille.

17. " Jésus, voyant tout ce peuple, monta sur la montagne ou, s'étant assis, ses disciples s'approchèrent de lui; et,ouvrant la bouche, il les enseignait en disant : « Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux. Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu'ils possèdent la Terre. Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. Bienheureux ceux qui sont affamés et altères de la justice, parce qu'ils serunt ras--asiés. Bienheureux ceux qui sont m'séricordieux, parce qu'ils obtiendront eux-mêmes miséricorde. Bienheureux .-oux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. Bienheureux les pa'ifiques, paire qu'ils seront appelés enfants de Dieu. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux est à eux... Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : — Vous ne tuerez point. — Mais moi, je vous dis que quiconque se mettra en colère contre s)n frère méritera d'être condamné par le jugement... Vous avez appris qu'il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent. — Et moi, je vous dis de ne pas résister au mal que l'on veut vous faire ; mais si quelqu'un vous a frappé sur la joue droite, présentez-lui encore l'autre... Donnez à celui qui vous demande, et ne rejetez pas celui qui veut emprunter de vous. Vous avez appris qu'il a été dit : Vous aimerez votre prochain et vous haïrez votre ennemi. — Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent et [iriez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient... N'affectez pas de prier beaucoup dans vos prières, parce que votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Vous prierez donc de cette manière : " Notre Père qui êtes dans les cieux, que votre nom soit sanctilié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel; donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jjur, et remettez-nous nos dettes comme nous les remettons nous-mêmes à ceux qui no is doivent, et ne nous abandonnez point à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il ! ... Ne jugez point, car v us serez juges selon que vous aurez jugé les autres, et l'on se servira envers vous de la même mesure dont vous vous serez servis envers eux. Pourquoi voyez-vous une paille dans l'œil de votre frère, vous qui ne voyez pas une poutre dans v.itre œil ?... Faites aux hommes ce que voulez qu'il vous fassent... Or, Jésus ayant achevé ces discours, le peuple était dans l'admiration do sa doctrine... » Evanr/ile selon saint Matthiec. traduction de Lemaistrc de Sary, 1750.

Fermes et résolus et martyrs de leur foi. Confessent Jésus-Christ et meurent pour sa loi'".

Rien ne put arrêter l'effet de ces exemples, Et le prêtre païen bientôt n'eut plus de temples' Tout allait, tout cédait à cet entraînement-" D'ofi la Terre attendait son rajeunissemenl. Les peuples, aflranchis de leur jouir séculaire.

18. Jésus ayant sanctionné par sa mort la nouvelle loi (au 20 de notre èrej, les apôtres se dispersèrent pour baptiser les nations. Méconnus des Juifs qui, attendant un Messie puissant et glorieux, refusaient de croire à un Messie mort sur la croix, ils furent persécutés à Jérusalem. — Le diacre Etienne, proto-martyr. — Apostolat de saint Paul parmi les Gentils. — Première persécution sous Néron, au sujet de l'incendie de Rome (martyre de saint Pierre et de saint Paul, (ii-GS). Los chrétiens, étant confondus avec les Juifs, participent à la haine et au mépris que ceux-ci in-pircnt. — Deuxième persécution sous l'empereur Domitien. Un neveu de Vespasien et sa femme périssent. L'apôtre saint Jean est exilé à Pathmos, après avoir été torturé (05). — Troisième persécution S)us Trajan, qui les punit comme membres de sociétés secrètes (106). — Quatrième persécution sous Marc-Aurèle (martyre de Justin, de Polycarpe, de Plotin, à Lyon, etc.). — Cinquième persécution s )us Sévère (109-204). — Sixième persécution, sous Maximin 233-238. — Septième persécution, sous Decius. — Huitième persécution, sous Gallus et Valerien (-2o6-200). — Neuvième persécution, sous Aurélien (275). — La dixième persécuti rn et la dernière, celle de Dioclétien, ou plutôt de Galère, mérita d'être appelée l'ère des martyrs (303-312). (Duruy, Bistoire romaine, passim.)

10. « Le paganisme, étroitement lié aux institutions républicaines, avait subi la i< même décadence. Depuis longtemps les peuples se détournaient avec dégoût de ces « croyances puériles ou honteuses ; et les âmes, ne trouvant pas dans la philosophie « de soulagement pour les douleurs morales, ni de saines rép mses à toutes les incerti- .< tudes, avaient demandé au christianisme les consolations et les espérances que seul ■1 il pouvait donner. Tout autour de lui les vieux cultes tombaient ; les oracles « s'étaient tus, accusés par les païens eux-mê.nes d'imposture : les temples des dieux « étaient déserts, et leur culte, leurs mythes étaient livrés aux impitoyables sarcasmes '< de la satire. (Voir Lucien.) {Dvrvy, Bistoire i-omaine, chap. xxxtt.)

20. « Les pauvres, les inQrmes, les esclaves que la société païenne repousse et que « la société chrétienne appelle dans son sein, qu'elle secourt dans leurs misères, qu'elle « soulage dans leurs souffrances, qu'elle fait hommes en leur montrant que la dignité « humaine est, non dans la condition et dans les richesses, mais dans la vertu et la .( charité, qu'elle régénère enfin en les animant d'un pieux enthousiasme par l'immense « espoir d'une vie meilleure, où tous, devenus égaux, ser )nt recompensés selon leurs Il mérites; tous ces réprouvés sont l'immense majorité de l'e npire, c'est pour eux .< qu'est venue la Bonne Pfoucelle... Au s ,uffle de l'Evangile, le cœur de l'homme « s'ouvrit comme celui du Christ, et il s'en échappa tous les doux sentiments, toutes « les bonnes passions, la charité, l'amour, la chisteté, l'humilité et l'abnégation. Au M culte de la vie et de .ses grossiers plaisirs succéda le culte de la mort, parce que, à « la fin de cet exil ici-bas, sur une terre d'épreuves, les chrétiens voyaient la reunion K avec Dieu et les joies éternelles... Aussi le christianisme fit-il de rapides progrès, « malgré les persécutions... Le sang des chrétiens, disait Tertullien, est une semence « de chrétiens... Les philosophes eux-mêmes y passèrent (Modestus, Musanus, Minutius « Filix, Hermias, etc.), et les Barb.ires qui envahissaient l'empire furent conquis à " la nouvelle religion. Longtemps avant Constantin, elle compUiit déjà, du Gange à ■ l'Atlantique, des millions de fidèles. » (hv^vy , Histoire ro woine, chap.xx.xii.)

2o0 LA CRÉATION ET L'HUMANITE

D'un pouvoir vermoulu brisèrent la barrière.

L'empire fut ouvert : la grande Invasion^i

De l'Europe opéra la transformation.

Huns, Âlains et Lombards, Burgondes, Goths, Uérules,

Les Francs et les Saxons, ces éternels émules.

Désertant leurs forêts, par un fatal pencliant.

Prirent pour rendez-vous les pays du Coucbants:^.

21. Parmi les peuples qui prirent part à la grande ln\asii)n de l'Empire romain, il faut distinguer les Germains, les Slaves et les Huns.

Les Germains se pressaient tout le long de la frontière romaine. Suèves ou Souabes. Allamans, Bavarois, occupaient le midi, entre le Mein el le lac de Constance ; — les Marcomans, les Quades, les Hermundures, les Hérules, et, à l'extrémité de la zone germanique, la grande nation des Goths, s'étendaient au nord du Danube ; — à l'ouest, le long du Rhin inférieur, se trouvait la confédération des Francs (Saliens, Ripuaires, Sicambres, Bructères, Cattes, Chaniaves, etc.), qui s'était formée au milieu du troisième siècle pour résister aux Romains ; — au nord, les Frisons, reste des Batavcs, habituent entre le lac Flevo et l'embouchure de l'Ems ; — plus à l'est, les Viunlulis les Burgondes, les Longobard-; ou Lombards ; — et entre l'Elbe et l'Eider, le- \ii-l •et les Saxons ; — enfin, derrière tous ces peuples, les Jutes, les Danes, les ScandiniM^. qui occupaient le Danemark et la Suède, et firent la deuxième invasion, celle du neuvième siècle.

Les Slaves, qui forment aujourd'hui dans la famille des peuples européens une race de quatre-vingt millions d'hommes, étaient encore épars sous le nom de Vendes et de Slaves, près du Danube, du Borysthène et de la mer Noire, aux sources du Volga et du Niémen, le long de la Baltique jusqu'à l'Elbe, oii ils s'étaient mêlés à quelques tribus germaniques. De ce mélange étaient sorties des peuplades mixtes, comme les Vandales, qui jouèrent un rôle dans l'invasiop du cinquième siècle. Les autres ne paraîtront que plus tard divisés en trois rameaux :

1° Les Slaves méridionaux (B isniens, Serbes, Croates, Esclavons, Dalmates modernes) entre le Daimbe et la mer Adriatique ;

2» Les Slaves occidentaux (Lecques ou Polonais, Tchèques ou B hèmes, Moraves, Poméraniens, Wiltzes, Obotrites, Lusaciens, Sorabes ou Serbes du non!) entre l'Elbe et la Vistule, la Baltique et les Carpathes ;

3° Les Slaves septentrionaux ou sédentaires, qui, réunis aux Finnois uu Tchoudes de la Baltique orientale, comp iscront la nation russe primitive, et dans lesquels on peut comprendre les Livoniens, les Esthoniens, les Lithuaniens, les Prussiens.

Les Huns, ou Iliong-Nou, qui appartiennent à la race tartaro-finnoise, furent un sujet d'efl'roi et d'h irreur pour tous les peuples occidentaux, Germains ou Romains. Ils étaient établis depuis le troisième siècle avant Jésus-Christ dans les grandes plaines de l'Asie centrale, derrière la mer Caspienne. Par suite de discordes intestines, ils se divisèrent : les uns allèrent former sur l'Oxus la nation des Huns Blancs ou Nephtalites ; les autres poussèrent vers l'Europe et traversèrent le Volga, attirés par le bruit des richesses de Rome (374). Ils entraînèrent dans leur course les Alains, établis entre le Pont-Euxin et la mer Caspienne, franchirent le Tanaïs, et venant se heurter sur le grand empire des Goths, donnèrent le branle à tous les peuples barbares de la Germanie. (Voir DuRUY, Histoire du Moyeu âge, chap. i et n.)

22. « Un instinct miraculeux les conduit [les Barbares] ; s'ils manquent de guide, « les bèfes des forêts leur en servent. Ils ont entendu quelque chose qui les appelle du « septentrion et du midi, du couchant et de l'aurore. Qui sont-ils ? Dieu seul sait « leurs véritables noms. Aussi inconnus que les djserts dont ils sortent, ils ignorent « d'où ils viennent, mais ils savent où ils vont ; ils marchent au Capitule, convoqués <( qu'ils se disent à la destruction de l'Empire romain comme à un banquet. »

■ C.HATrArnniANn, Etulcs /listoiii/in's. tome I, p. lo.

La Gaule, à leur fureur longtemps abandonnée, Semblait sous tant de coups à périr condamnée. Il n"en fut pas ainsi : cette inondation Fut d'un sang généreux comme une ailuvion Qui féconda le sein de la France nouvelle. Une race en sortit et plus forte et plus belle, Où nous trouvons unis, pour de secrets destins. Dans un type^^ brillant, Gaulois, Germains, Latins.

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