L.u-ALLÉE, Histinrc des Français, tome III, p
II. « Tout ce que je vois, dit Voltaire (lettre au niarquis de Chauvelin), jette les i< semences d'une révolution qui arrivera immanquablement et dont je n'aurai pas le « plaisir d'être témoin. La lumière s'est tellement répandue, qu'on éclatera à la pre- >t mière occasion, et alors ce sera un beau tapage. Les jeunes gens sont bien heureux : « ils verront de belles choses. »
Jean-Jacques Rousseau (Emile, liv. 111) disait avec plus de gravité et non moins de prévision : « Ne vous flez pas à l'ordre actuel de la société, sans songer que cet ordre « est sujet à des révolutions inévitables, et qu'il vous est impossible de prévoir et de « prévenir celle qui peut regarder vus enfants. Le grand devient petit, le riche devient « pauvre, le monarque devient sujet... nous approchons de l'état de crise et du siècle « des révolutions... »